Kai Win­ding

So­lo + Kai Olé

Jazz Magazine - - LES CHOCS -

Réé­di­tion. On ne pré­sente plus Kai Win­ding (1922-1983), même si la place qu’il a oc­cu­pée dans le jazz est lar­ge­ment mi­ni­mi­sée, en dé­pit d’une dis­co­gra­phie abon­dante. On re­tient sur­tout de lui son as­so­cia­tion avec J. J. John­son, et les nom­breux en­re­gis­tre­ments de Jay and Kai, en duo, quar­tette ou quin­tette, dans les an­nées 50, sont res­tés dans les mé­moires. Mais le trom­bo­niste d’ori­gine da­noise, fleu­ron du bop, a d’autres titres à faire va­loir. A preuve, ces deux LPs Verve édi­tés pour la pre­mière fois en CD. Dans le pre­mier “So­lo”, il est ac­com­pa­gné par un quar­tette, au­quel s’ad­joint, pour trois plages, le gui­ta­riste Dick Gar­cia et dont il est le seul souf­flant. Le groupe, re­mar­quable, entre autres par l’in­ter­pré­ta­tion sen­sible du standard Days Of Wine and Roses, com­prend l’ex­cellent Ross Tom­kins au pia­no. On re­trouve ce der­nier au sein d’un en­semble plus étof­fé dans “Kai Olé”, dé­dié à la mu­sique la­tine (Man­te­ca, un Au­tumn Leaves de­ve­nu Ho­jas de Oto­no, ou en­core Be­same Mu­cho), sur des ar­ran­ge­ments d’Al Cohn ou Billy Byers. Y fi­gurent des so­listes aus­si émi­nents que Joe New­man, Clark Ter­ry et Phil Woods. Mais dans l’une et l’autre confi­gu­ra­tion, Kai Win­ding est au pre­mier plan et fait va­loir la flui­di­té et la pré­ci­sion de son jeu. Sans comp­ter une so­no­ri­té qui pour­rait par­fois évo­quer celle de Jack Tea­gar­den et une maî­trise ins­tru­men­tale peu com­mune. • JACQUES ABOUCAYA Kai Win­ding (tb) + per­son­nel dé­taillé dans le li­vret. “So­lo ”, New York, 23 jan­vier, 4 et 5 fé­vrier 1963. “Kai Olé”, New York, 23, 24 et 25 août 1961.

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