Ken­ny Kirk­land

Trieste

Jazz Magazine - - DOSSIER -

Pour les fans de Ken­ny Kirk­land, cette pièce, tout comme l’al­bum com­plet, pos­sède une forte charge émo­tion­nelle. Elle té­moigne en ef­fet de la der­nière séance stu­dio du pia­niste qui dé­cé­de­ra peu après. Trieste re­pré­sente de ce fait une forme de quin­tes­sence ar­tis­tique de Kirk­land, où l’on re­con­naît le pia­niste vi­re­vol­tant de Sting aus­si bien que ce­lui plus abs­trait du pre­mier al­bum de Mi­chael Bre­cker, mais ici avec un style plus concen­tré, au sum­mum de sa ma­tu­ri­té. L’in­tro­duc­tion, ru­ba­to, fait ain­si en­tendre des voi­cings dont lui seul avait le se­cret, joués avec un tou­cher ad­mi­rable. Lorsque le tem­po s’ins­talle, dans un style post-bop du meilleur aloi, Kirk­land réa­lise un so­lo aux phrases vi­vaces, rem­plies d’une éner­gie gal­va­ni­sante quoique par­fai­te­ment ca­na­li­sées. Son com­ping a dû être une grande sti­mu­la­tion pour Bran­ford Mar­sa­lis au mo­ment de son so­lo au so­pra­no. Un must. • LF Bran­ford Mar­sa­lis, “Re­quiem”, Co­lum­bia, 1998

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