Ma­rio + The La­pins Cré­tins : King­dom Bat­tle

LES STU­DIOS STUD UBI­SOFT DE PA­RIS ET MI­LAN ONT RÉUNI EN UN SEUL SEU JEU LES UNI­VERS DU PLOM­BIER ITA­LIEN ET DES RON­GEURS RON­GEUR AT­TAR­DÉS. UN TOUR DE FORCE QUI DE­VRAIT ABOU­TIR À UNE AVEN­TURE VRAI­MENT EX­CEP­TION­NELLE…

Jeux Video Magazine - - SOMMAIRE - Oli­vier Leh­mann

Cette belle sur­prise vi­déo­lu­dique de l'E3 2017 s'est dé­voi­lée plus lon­gue­ment au cours d'une ses­sion de j eu de quatre heures, à la­quelle nous avons as­sis­té ma­nette en mains. Pre­mier constat : Ma­rio + The La­pins Cré­tins : King­dom Bat­tle n'a pas de quoi ef­frayer les ré­frac­taires au genre RPG tac­tique ! Les règles de base sont ai­sé­ment as­si­mi­lables, no­tam­ment via quelques brefs tu­to­riaux très bien réa­li­sés, et les dé­ve­lop­peurs ont fait en sorte que tout ce qui se passe à l'écran soit com­pré­hen­sible. S'ap­puyant sur une his­toire ba­sique (Ma­rio et son équipe doivent chas­ser du Royaume Cham­pi­gnon de vi­lains La­pins cré­tins qui sèment le ba­zar), l'aven­ture se re­trouve con­crè­te­ment di­vi­sée en deux styles de jeu : l'ex­plo­ra­tion et les com­bats au tour par tour.

PEACH AU SOIN, LUIGI SNI­PER

En ef­fet, avant de se confron­ter aux in­trus, le plom­bier ita­lien a la pos­si­bi­li­té de se pro­me­ner dans l'en­vi­ron­ne­ment du ni­veau où il est si­tué. Le joueur prend alors le contrôle de Beep- O, un ro­bot tout plat pour­vu de longues oreilles, di­ri­gé fa­ci­le­ment grâce au joys­tick du Joy-Con gauche, et que suivent au­to­ma­ti­que­ment Ma­rio et ses com­pa­gnons. Le but est ici de col­lec­ter un maxi­mum de pièces d'or en les ra­mas­sant sur le sol ou en les gagnant à l'is­sue de la ré­so­lu­tion de puzzles pro­po­sés par Bow­ser Jr. Celles-ci servent à ac­qué­rir entre autres de nou­velles armes prin­ci­pales et se­con­daires dé­diées au com­bat au corps- à- corps, telles que mar­teaux, mines ou bombes ra­dio­com­man­dées (Ma­rio peut cu­mu­ler jus­qu'à 19 armes se­con­daires !). Une fois l'ex­plo­ra­tion ter­mi­née, le joueur peut se di­ri­ger vers le lieu où se trouvent ses ad­ver­saires afin d'en­ga­ger le com­bat. Il doit for­mer

Deux styles de jeu se suc­cèdent : l'ex­plo­ra­tion du ni­veau et les com­bats au tour par tour.

son équipe en sé­lec­tion­nant deux co­équi­piers pour Ma­rio qui, in­dé­bou­lon­nable, de­meure le lea­der. Le cas­ting af­fiche au to­tal huit per­son­nages dont cer­tains se dé­bloquent plus loin dans l'aven­ture : Ma­rio, Luigi, Peach, Yo­shi et leur équi­valent en La­pin cré­tin. A no­ter que chaque hé­ros pos­sède un rôle plus ou moins éta­bli. Ain­si, Ma­rio se ré­vèle le plus équi­li­bré, Luigi ou La­pin Luigi sont plu­tôt consi­dé­rés comme des sni­pers avec leurs at­taques à longue dis­tance très ef­fi­caces, alors que Peach ou La­pin Peach ex­cellent dans le soin. Les com­bats se dé­rou­lant au tour par tour, le joueur doit avan­cer chaque membre de son équipe l'un après l'autre et dé­ci­der de son ac­tion (tir, soin, mise à l'abri, uti­li­sa­tion de l'arme se­con­daire…) avant de lais­ser la place aux en­ne­mis. Bonne nou­velle : une op­tion per­met d'ac­cé­lé­rer le dé­pla­ce­ment de ces der­niers. De plus, il est pos­sible d'en­clen­cher une « Tac­ti­cam », une ca­mé­ra contrô­lée par le joueur pour se ba­la­der li­bre­ment sur le champ de ba­taille.

CO­OPÉ­RA­TION AU TOP

Si l'aven­ture de­vient cap­ti­vante, c'est non seule­ment grâce à ses ni­veaux réus­sis es­thé­ti­que­ment, dis­sé­mi­nés au sein de quatre mondes à thèmes (dé­sert, épou­vante noc­turne…), mais c'est sur­tout grâce à une poi­gnée de mou­ve­ments stra­té­giques ab­so­lu­ment gé­niaux. En­dom­ma­ger un en­ne­mi en le pié­ti­nant au pas­sage, l'en­gluer dans du miel pour l'im­mo­bi­li­ser pen­dant un tour ou en­core prendre ap­pui sur un de ses ca­ma­rades pour sau­ter plus loin… Les dé­ve­lop­peurs ont ima­gi­né de nom­breuses si­tua­tions pour rendre les com­bats at­trac­tifs ! Au fil du jeu, les di­men­sions du ter­rain et le nombre

d’en­ne­mis aug­mentent consi­dé­ra­ble­ment. De même, les chal­lenges se di­ver­si­fient, comme vaincre un nombre pré­cis d’en­ne­mis ou re­joindre une zone sé­cu­ri­sée. Contre toute at­tente, ce se­cond dé­fi ap­pa­raît le plus dif­fi­cile à réa­li­ser, à cause d’une IA très ef­fi­cace pour uti­li­ser les tuyaux et en­cer­cler Ma­rio et, par­fois, la pré­sence de fan­tômes Boo qui kid­nappent les hé­ros et les té­lé­portent aux ex­tré­mi­tés de la carte. Ce­la dit, his­toire de s’en­traî­ner face à ces dif­fi­cul­tés, le jeu en co­opé­ra­tion à deux joueurs se ré­vèle idéal. Cha­cun forme alors son duo de per­son­nages et joue à tour de rôle sur le même écran pour vaincre les vi­lains La­pins cré­tins. Il est même pos­sible de s’en­trai­der et com­bi­ner ses ca­pa­ci­tés. In­con­tour­nable donc pour s’amu­ser, par exemple, entre pa­rents et en­fants tout en pro­di­guant au pas­sage quelques conseils tac­tiques. Au fi­nal, ce jeu co­opé­ra­tif ne fait qu’ajou­ter en­core plus d’in­té­rêt à cette éton­nante aven­ture qui semble dé­mo­cra­ti­ser le genre stra­té­gie, ni plus, ni moins !

RAC­COUR­CIS Les tuyaux se ré­vèlent stra­té­giques car ils per­mettent de se dé­pla­cer d'un point à un autre sans « gâ­cher » de cases. C'est aus­si un bon moyen pour contour­ner et sur­prendre l'en­ne­mi par der­rière.

Ce La­pin cré­tin chan­teur d'opé­ra est un boss qui uti­lise sa voix pour en­dom­ma­ger votre équipe. Uti­li­sez les at­taques à dis­tance !

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