F1 2017

Le cham­pion­nat du monde de For­mule 1 a re­pris de plus belle, quoi de mieux que le jeu of­fi­ciel pour faire per­du­rer le plai­sir.

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F1 2017 s'avère un épi­sode ex­trê­me­ment im­por­tant pour Co­de­mas­ters. D'un cô­té parce que la sai­son ac­tuelle est la plus dis­pu­tée de­puis plu­sieurs an­nées, contem­plant un Le­wis Ha­mil­ton sur Mer­cedes au coude à coude avec un Sé­bas­tian Vet­tel chez Fer­ra­ri. De l'autre, des règles com­plè­te­ment mo­di­fiées en termes de puis­sance et d'aé­ro­dy­na­mique qui as­signent aux for­mules 1 ver­sion 2017 une al­lure agres­sive que l'on n'avait plus vue de­puis 2008. De quoi don­ner l'eau à la bouche à cer­tains ama­teurs prêts à pas­ser le cap et à plon­ger vi­déo­lu­di que­ment dans la com­pé­ti­tion reine. De ce fait, le dé­ve­lop­peur an­glais n'a pas le droit à l'er­reur et on sent que cette ver­sion 2017 a été peau­fi­née dans qua­si­ment ses moindres dé­tails, tout du moins en ce qui concerne son mode car­rière.

Vers le triomphe

Ja­mais un mode so­lo dans un jeu de F1 n'au­ra été aus­si riche. Une fois votre pi­lote sé­lec­tion­né, avec le choix de son fa­cies, dif­fé­rentes cou­leurs de casque et plu­sieurs na­tio­na­li­tés, vous êtes ac­com­pa­gné par des ci­né­ma­tiques dé­voi­lant les nom­breuses ges­tions et pos­si­bi­li­tés qui vous in­com­be­ront en de­hors de la course, et ce du­rant les 10 sai­sons au pro­gramme. De prime abord, c'est toute la par­tie « re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment » que vous de­vrez amé­lio­rer. Il y a cette fois un arbre de com­pé­tences à quatre branches qui n'est pas sans rap­pe­ler ce­lui de The Wit­cher 2. Chaque ap­pen­dice équi­vaut à un thème pré­cis avec la du­ra­bi­li­té des pièces, les évo­lu­tions aé­ro­dy­na­miques, la puis­sance du mo­teur et en­fin les amé­lio­ra­tions du châs­sis. Mais ce­la ne se fait pas en un cla­que­ment de doigts. Pour pou­voir faire évo­luer votre mo­no­place, il va fal­loir ga­gner des points. Pour ce­la, chaque week-end vous per­met d'en en­gran­ger en fonc­tion de vos per­for­mances aux es­sais (en ac­com­plis­sant l es dif­fé­rents pro­grammes pro­po­sés), pen­dant les qua­li­fi­ca­tions et, bien évi­dem­ment, en course. Autre

fe­nêtre à sur­veiller après quelques courses : votre bloc mo­teur. Car, oui, cette fois, plu­sieurs par­ties mé­ca­niques s'usent au fil des week-ends, dont le tur­bo, les élé­ments élec­tro­niques et le ré­cu­pé­ra­teur d'éner­gie. Li­mi­tées à quatre mo­dules par sai­son, ces dif­fé­rentes par­ties doivent être gé­rées avec ana­lyse et être rem­pla­cées au bon mo­ment au risque de dé­pas­ser le quo­ta (et donc d'avoir une pé­na­li­té), voire d'as­sis­ter à une casse en pleine course. En­fin, autre élé­ment in­édit, 12 mo­no­places his­to­riques sont in­té­grées au jeu. Il est ain­si pos­sible d'as­sis­ter à des épreuves bo­nus cer­tains week-ends du­rant les­quelles vous pou­vez pi­lo­ter la McLa­ren MP4/4 d'Ayr­ton Sen­na ou la Fer­ra­ri F2002 de Mi­chael Schu­ma­cher avec le com­por­te­ment qui leur est propre. Un moyen de dy­na­mi­ser l'ex­pé­rience et de ne pas s'en­dor­mir de­vant cette car­rière ex­trê­me­ment dense. Tou­te­fois, avec une conduite pré­cise qui s'adresse à tous les types de pro­fils, il n'en est vrai­ment pas ques­tion. Quant au mul­ti­joueur, il per­met de faire cou­rir jus­qu'à 20 joueurs dans la même par­tie. Néan­moins, il faut bien avouer qu'il n'a pas eu le même soin que le mode Car­rière rem­pli jus­qu'à ras bord. La mau­vaise qua­li­té du ser­veur nous a fait quelques frayeurs sur la po­si­tion des concur­rents qui sau­tillent par­fois. L'ab­sence d'un mode deux joueurs en écran scin­dé se fait sen­tir. Ain­si, il n'est pas pos­sible d'ef­fec­tuer une car­rière à deux joueurs comme dans les opus de la pré­cé­dente gé­né­ra­tion. On es­père que tout ce­la se­ra ré­glé dans une pro­chaine édi­tion 2018, qui pour­rait alors de­ve­nir le jeu de F1 ul­time.

Ja­mais un mode Car­rière dans un jeu de For­mule 1 n'au­ra été aus­si riche.

L'arbre de com­pé­tences se montre ex­trê­me­ment four­ni. Ici, la branche de la puis­sance mo­teur.

On pour­ra aper­ce­voir cer­taines têtes connues dans le pad­dock, comme To­to Wolff ou Éric Boul­lier.

Thomas Bor­to­lin

Le tour de for­ma­tion et le dé­part ma­nuel sont tou­jours d'ac­tua­li­té dans ce F1 2017.

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