En­traî­ne­ment : la fou­lée éco­no­mique

Joggeur - - Sommaire - Par Laurent Re­vi­ron

Trai­lers, soignez votre fou­lée !

La fou­lée éco­no­mique va per­mettre de du­rer le plus long­temps pos­sible dès qu’on se re­trouve face à un peu de dé­ni­ve­lé. Moins d’am­pli­tude, plus de fré­quence, des pe­tites fou­lées en pen­sant à gar­der le mou­ve­ment des bras qui dé­clenche la fou­lée.

UL­TRA- TRAILLEUR MON­DIA­LE­MENT RÉ­PU­TÉ, SÉ­BAS­TIEN CHAIGNEAU SAIT DE QUOI IL PARLE LORS­QU’IL ABORDE LE SU­JET DE LA COURSE À L’ÉCO­NO­MIE. LES SE­CRETS DE LA RÉUS­SITE POUR

LUI : UNE BONNE TECH­NIQUE, AN­TI­CI­PER LA FA­TIGUE… MAIS SUR­TOUT : QUI PEUT LE PLUS, PEUT LE MOINS. EX­PLI­CA­TIONS…

PAR­LER DE FOU­LÉE ÉCO­NO­MIQUE EN TRAIL, C’EST PRESQUE UN PLÉO­NASME?

Pas for­cé­ment. Il faut dif­fé­ren­cier la fou­lée ef­fi­cace et la fou­lée éco­no­mique. La se­conde va sur­tout être mise en oeuvre en ul­tra- trail sur de très longues dis­tances. Au- de­là de 20, 30, 40 ki­lo­mètres, en fonc­tion du ni­veau des cou­reurs. Cer­taines per­sonnes sont ca­pables de cou­rir très long­temps avec une fou­lée op­ti­mum sans for­cé­ment être obli­gées de pas­ser en mode éco­no­mique. Pour se pla­cer aux avant­postes dès le dé­part, on va sou­vent op­ter pour une fou­lée ef­fi­cace, même si la course est longue.

Y A- T- IL DES PAR­TI­CU­LA­RI­TÉS DANS LE RE­LIEF ?

En mon­tée, il faut vrai­ment cher­cher à être le plus dé­ten­du pos­sible. La fou­lée va être plus courte, la fré­quence plus éle­vée et comme ce sont les bras qui donnent le rythme aux jambes, au ni­veau de l’angle des coudes, on va se re­fer­mer pour fa­vo­ri­ser un mou­ve­ment de bras plus ra­pide. On ne li­mite pas l’ac­tion des bras, au contraire, mais on va cher­cher un re­lâ­che­ment to­tal à leur ni­veau et ce­lui des épaules. Il ne faut pas avoir de longues pous­sées de l’ar­rière, ni à l’avant. Les fou­lées vont au­to­ma­ti­que­ment être plus courtes. En des­cente, il faut vrai­ment maî­tri­ser l’en­droit où l’on va po­ser les pieds et ne pas su­bir le terrain. C’est la meilleure fa­çon de s’éco­no­mi­ser. On peut aus­si élar­gir les tra­jec­toires et faire des vi­rages pour être moins face à la pente. Quand on ar­rive au stade où l’on va de­voir mar­cher en des­cente, c’est que l’on ne s’est pas as­sez éco­no­mi­sé avant. On voit par­fois des cou­reurs ter­mi­ner en marche ar­rière dans les des­centes.

EST- CE QUE LE DÉ­ROU­LÉ DE PIED VA JOUER UN RÔLE IM­POR­TANT ?

Non. L’ef­fort au ni­veau du pied oblige à contrac­ter les mol­lets et les cuisses et ce­la ne va pas dans la lo­gique de dé­con­trac­tion in­dis­pen­sable pour une fou­lée éco­no­mique.

Quand le terrain de­vient

plat, la fou­lée ef­fi­cace porte bien son nom. Af­fû­té, on peut la te­nir sur 20 ou

30 km se­lon Seb Chaigneau. Tête haute avec

un bon mou­ve­ment des bras, il s’agit de pous­ser

sur les jambes et de don­ner de l’am­pli­tude en mon­tant le pied as­sez haut.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.