Un fi­ni­sher heu­reux !

Joggeur - - Questions... Reponses -

Je m’en sou­viens comme si c’était hier… Mar­di 4 août 2009… je chausse des run­nings pour la pre­mière fois pour 20 pe­tites mi­nutes… Du mal à parler, j’ai cru que ma coach vou­lait ma mort (et mon poste par la même oc­ca­sion). Deux pe­tites an­nées plus tard, j’épingle mon 1er dos­sard de se­mi-ma­ra­tho­nienne, à Lyon. Et de­puis, pas de temps mort (...) Toujours de nou­veaux ob­jec­tifs en tête pour re­pous­ser mes li­mites, me dé­fier, me sen­tir vi­vante, avec ma moi­tié que j’ai réus­si à mettre dans des run­nings (...). Puis vient Paris 2016 (...). En tour­nant la tête sur la droite, j’aper­çois à ma hau­teur le me­neur d’allure des 4 h 00 ! Mais qu’est-ce qu’il fout là ? Je ne l’ai pas vu pen­dant 32 bornes et voi­là qu’il me rat­trape ! Qu’est-ce que tu fous, Stef’ ? Et en plus, il te double et ac­cé­lère ! Je dé­cide alors de m’ac­cro­cher coûte que coûte à lui car je viens de re­trou­ver mes es­prits et je com­prends que je suis en re­tard sur mon temps (32e = 3h02’). On est à 11,5 km/h… il est fou ! Ja­mais je vais te­nir comme ça pen­dant en­core 10 km ! Au se­cours, mes cuisses (...) ! Et puis, ils ont ra­jou­té des cou­reurs ou quoi ? Ils sortent d’où tous ces gens qui courent ? Ah, je crois bien qu’on est en train de ré­cu­pé­rer tous ceux qui commencent à flan­cher… Beau­coup marchent, il me faut sla­lo­mer entre eux tout en gar­dant le cap sur le ballon des 4 h 00 (...). Voi­là, la ligne est fran­chie. Je suis ma­ra­tho­nienne ! Je ti­tube un peu, j’ai du mal à re­prendre mes es­prits – je met­trais d’ailleurs plu­sieurs se­condes à trouver le bou­ton pour ar­rê­ter ma montre. La consé­cra­tion après des se­maines d’en­traî­ne­ment et 4h02’05” d’ef­forts ! (...). Quand je re­trouve Mick ( je tombe dans ses bras, en larmes. On est su­per contents. Très fière car il a fait le ma­ra­thon par­fait. Il n’a eu au­cune dou­leur. Il a tout su­per bien gé­ré et il fi­nit en 3h21’20” pour un ob­jec­tif ré­vi­sé de 3h30’. Le ma­ra­tho­nien amé­ri­cain Dick Beard­sley a dit : «

»*. Pour ma part, je pense que c’est vrai. En tout cas, ce­la ne se­ra plus ja­mais pa­reil ! Ben oui, comment vou­lez-vous que ce soit pa­reil quand on vit avec un people ! Sté­pha­nie

Jog­geur : Nous avons dû hé­las cou­per et en­core cou­per le ré­cit hi­la­rant de Sté­pha­nie qui vit dé­sor­mais avec un people, im­mor­ta­li­sé dans le ma­ga­zine les bras le­vés. On adore ce genre d’his­toire !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.