LE CROSS EN PRA­TIQUE

Joggeur - - Trail De La Route A La Boue -

Moins fun que les courses à obs­tacles, moins long et dé­pay­sant que les trails, le cross a été dé­lais­sé par les grands or­ga­ni­sa­teurs de courses de­puis de nom­breuses an­nées. Pour­tant, il n’y a pas si long­temps, un cross se dé­rou­lait même à Ber­cy (le der­nier ayant eu lieu le 11 mars 1998, avec la vic­toire de Haile Gre­be­las­sie) et, pour mé­moire, c’était une dis­ci­pline olym­pique jus­qu’aux Jeux de 1924. Mais si le cross est de­ve­nu une af­faire de li­cen­ciés et de clubs, un vent nou­veau pour­rait ve­nir sur la dis­ci­pline avec un hy­po­thé­tique re­tour aux JO pour 2024. L’épreuve vient d’être ins­crite pour les JO de la jeu­nesse en 2018, et pour­rait dé­bou­cher vers un re­nou­veau. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas obli­ga­toire d’at­tendre 2024 pour s’y ins­crire. Avec un peu de “chance”, vous pour­rez vous aus­si net­toyer vos chaus­sures au Kar­cher !

élé­ments, votre en­traî­ne­ment (ou course) pa­raî­tra fa­ta­le­ment plus dur, mais les bé­né­fices par rap­port à des chan­ge­ments d’allure sur piste ou sur route se­ront ac­cen­tués. Avec des ap­puis moins stables du fait de ter­rain plus glis­sant, les membres in­fé­rieurs gagnent en puis­sance, sta­bi­li­té et vé­lo­ci­té. Le corps et les bras tra­vaillent éga­le­ment beau­coup plus pour main­te­nir l’équi­libre. An­toine Du­breucq (voir en­ca­dré « Un cham­pion pas com­mun » ) té­moigne pour Jog­geur : « L’hiver, je pra­tique une grande par­tie de mes en­traî­ne­ments dans un bois à cô­té de chez moi. Je mets des chaus­sures usées, ce qui me fait glis­ser un peu plus, mais du coup ce­la me per­met de mieux gé­rer mon équi­libre et ce­la me prépare pour les courses spé­ci­fiques comme les cross et les trails hi­ver­naux mais aus­si la Trans­baie, sans ou­blier mes courses sur route. Ce tra­vail “spé­ci­fique” m’offre la pos­si­bi­li­té de ré­duire ma vi­tesse na­tu­rel­le­ment, tout en tra­vaillant ma caisse, et aug­men­ter la dif­fi­cul­té. Ce­la m’aide gran­de­ment dans la ré­cu­pé­ra­tion, je pense que ça évite aus­si les bles­sures liées aux chocs que je su­bis sur la route. Et puis le fait d’al­ter­ner les dis­tances en trail, c’est ra­fraî­chis­sant, car sur route ou sur piste, on a vite fait de lâ­cher. Au fi­nal, sur les courtes dis­tances, je me donne plus et je gagne ain­si en vi­tesse. Lo­gi­que­ment, cette vi­tesse me sert

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