4 VRAIES RAI­SONS DE VOUS ÉCHAUF­FER COR­REC­TE­MENT

Dès que vous en­ten­dez par­ler d’échauf­fe­ment, vous lais­sez échap­per un sou­pir de dé­mo­ti­va­tion ? Et bien vous avez tort. Vous échauf­fer, c’est l’as­su­rance de mieux per­for­mer en toute sé­cu­ri­té. La preuve par quatre.

Jogging International - - Objectif Santé -

L’ob­jec­tif prin­ci­pal de l’échauf­fe­ment est d’évi­ter les ac­ci­dents cardiaques ain­si que les bles­sures. Ce­pen­dant, cette adap­ta­tion pro­gres­sive à l’ef­fort se ré­vèle plus subtile qu’il n’y pa­raît et touche de nom­breux points cru­ciaux, al­lant de la san­té du spor­tif à sa per­for­mance.

POUR GA­GNER SUR LE PLAN ARTÉRIEL Le rôle des ar­tères est d’ap­por­ter de l’oxy­gène aux muscles. Comme un arbre, elles forment un ré­seau consti­tué de branches de plus en plus pe­tites pour at­teindre tous les re­coins de l’or­ga­nisme. C’est ce qu’on ap­pelle l’arbre artériel. Or, pour être apte à mon­ter dans les tours ef­fi­ca­ce­ment et sans risques, il faut que toutes les branches de cet arbre soient ou­vertes, y com­pris les plus pe­tites. Et ça prend un peu de temps. Plus en­core quand l’or­ga­nisme vieillit. D’où l’in­té­rêt de vous échauf­fer au mi­ni­mum 10 à 15 mi­nutes pour at­teindre le fa­meux « se­cond souffle » : ce mo­ment où l’en­semble de votre arbre artériel est ou­vert (et pas juste les pre­mières ra­mi­fi­ca­tions) et où votre to­lé­rance comme votre en­du­rance à l’ef­fort sont op­ti­males.

POUR GA­GNER SUR LE PLAN AR­TI­CU­LAIRE Cou­rir sou­met les ar­ti­cu­la­tions à de fortes contraintes. D’où la né­ces­si­té de ne pas pra­ti­quer en sur­poids, de trai­ter les dé­fauts de sta­tique plan­taire... mais aus­si de bien s’échauf­fer. Tout comme le muscle car­diaque, le sys­tème ten­di­neux et ar­ti­cu­laire a lui aus­si be­soin de mon­ter pro­gres­si­ve­ment en charge : c’est alors que se produit une aug­men­ta­tion de la sé­cré­tion du li­quide sy­no­vial, dont la fonc­tion est d’hui­ler les rouages entre chaque sur­face ar­ti­cu­laire. D’em­blée, vous li­mi- tez l’usure os­seuse, les rai­deurs et les bles­sures grâce à une meilleure mo­bi­li­té ar­ti­cu­laire et, à long terme, vous pré­ve­nez le risque d’ar­throse du cou­reur en li­mi­tant l’at­teinte du car­ti­lage.

POUR GA­GNER SUR LE PLAN MUS­CU­LAIRE Pour fonc­tion­ner au mieux de leur ca­pa­ci­té, les muscles ont au­tant be­soin d’être sti­mu­lés que de ne pas s’en­cras­ser. C’est la mis­sion qui in­combe aux mi­to­chon­dries : ces sortes de pe­tites usines à l’intérieur des muscles qui aug­mentent la pro­duc­tion d’éner­gie et ré­gulent l’éli­mi­na­tion des dé­chets dus à l’ac­ti­vi­té phy­sique via des en­zymes. Or, les ca­pa­ci­tés de ces en­zymes ne sont pas à 100 % en per­ma­nence. C’est en­core grâce à l’échauf­fe­ment que vous les aug­men­te­rez, afin que l’ac­ti­vi­té éner­gé­tique mus­cu­laire fonc­tionne au maxi­mum.

POUR GA­GNER SUR LE PLAN PSYCHIQUE Bien cou­rir et ne pas cou­rir de risques, c’est aus­si dans la tête. Et ça tient à l’échauf­fe­ment, en­core. En ef­fet, tout au long de cette phase, la vitesse de conduc­tion au ni­veau des neu­rones et la trans­mis­sion de l’in­for­ma­tion entre eux s’amé­liore. La qua­li­té de vos gestes tech­niques fait de même, tout comme vos ca­pa­ci­tés de pré­ci­sion et de concen­tra­tion. Au fi­nal, plus tech­nique et mieux ai­gui­sé, vous ga­gnez en per­for­mance et li­mi­tez éga­le­ment le risque de bles­sures.

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