Cham­pion­nats de France de cross

Jogging International - - Jogging Sommaire - Ni­co­las Gardon

LE PRO­FIL DE LA PEUR. Ren­dez-vous clas­sique du dé­but d’an­née, le se­mi de Bul­lion, au coeur de l’yve­li­noise val­lée de Che­vreuse, ne cache même pas son jeu : dès qu’on jette un oeil à son pro­fil, on sait que les len­de­mains ne chan­te­ront pas for­cé­ment. Confir­ma­tion cette an­née en­core avec, en bo­nus, un sym­pa­thique mé­lange de froid (- 2° C) et de brouillard pour nous ac­cueillir sur la ligne de dé­part. La bonne nou­velle (si l’on peut dire), c’est ce faux plat mon­tant de 800 m dès le dé­but qui évite tout ex­cès de vitesse ini­tial. La des­cente de 1,2 km qui suit, elle, per­met au pe­lo­ton de lâ­cher les che­vaux. Après tout, en bas, il ne res­te­ra que 19 km ! Re­tour sur Bul­lion en lé­gère pente mon­tante pour ache­ver la pre­mière boucle de 5 km. Jusque-là, tout va bien, le brouillard daigne même se faire plus dis­cret et la tem­pé­ra­ture monte dou­ce­ment.

PA­NO­RA­MA FO­RES­TIER. Ce qui ne monte pas dou­ce­ment, en re­vanche, c’est la route vers La-Celle-les-Bordes. Avec un peu moins de 1 000 cou­reurs, tout est fluide. Sauf les fou- lées, qui ont per­du tout ca­rac­tère aé­rien. Mais le pa­no­ra­ma, entre la den­si­té des ma­gni­fiques fo­rêts du coin et l’im­men­si­té des champs qui courent à perte de vue, et les tra­ver­sées de com­munes aux de­meures cos­sues (ce sont les agences im­mo­bi­lières qui doivent être heu­reuses, ici !) nous font – presque – ou­blier qu’on a per­du 15 s/km au bas mot. D’au­tant qu’une fois la com­mune dé­pas­sée, c’est de nou­veau un bon ki­lo­mètre bien pen­tu qui nous tend les bras.

FOU DU VO­LANT. Ar­rive alors la seule longue sec­tion vrai­ment plate du par­cours, qui va nous me­ner vers Clai­re­fon­taine et les abords du Centre na­tio­nal du foot­ball. De la dé­par­te­men­tale et un pe­tit che­min qui, sou­dain, tombe à pic : presque 50 m de D- en 800 m, au­tant dire qu’ici, le cer­veau est au re­pos, c’est droit dans la pente. Un pe­tit coup de dé­par­te­men­tale 27 sur la­quelle un au­to­mo­bi­liste, un rien éner­vé, dé­cide de ten­ter un pas­sage en force face à un bé­né­vole qui se re­trouve à moi­tié sur son ca­pot. Sans doute pas un cou­reur, l’éner­gu­mène !

RU­RAL ET AR­DU. À gauche toute pour la der­nière por­tion de 5 km vers Bul­lion. Ça conti­nue à des­cendre gen­ti­ment à tra­vers le ha­meau de Mou­tiers. En re­vanche, quelque chose d’étrange se produit : j’ai évo­qué tout à l’heure la « lé­gère pente » at­ta­quée vers le km 4. Ap­pa­rem­ment, entre-temps, les or­ga­ni­sa­teurs ont aug­men­té son pour­cen­tage puisque, alors que je la re­prends, je ne re­trouve ab­so­lu­ment pas l’al­lure qui était mienne 15 km plus tôt. Et je ne suis pas le seul ! On se ras­sure comme on peut… Une belle ma­ti­née de course à pied sur un tra­cé aus­si ru­ral qu’ar­du et qui fe­rait presque ou­blier que, Vi­gi­pi­rate oblige, le se­mi de Ram­bouillet, à quelques ki­lo­mètres de là, n’au­ra pas lieu mi-mars…

C’était le 19 fé­vrier 2017, à Bul­lion (Yve­lines). d1­clic.nuxit.net/vo­tre­si­te­web/lions­plai­sir/in­dex2.php

Pour grim­per un peu plus : vous avez ai­mé le se­mi, mais les fo­rêts alen­tour vous fai­saient de l’oeil ? Alors, blo­quez votre 21 mai pour le Trail de l’Oran­ge­rie. Au pro­gramme, deux par­cours de 18 et 38 km ser­pen­tant sur les pistes de la val­lée de Che­vreuse.

C’est Saïd La­zaar (dos­sard 741) qui s’est im­po­sé sur ce se­mi cas­sant en un peu plus de 1 h 11.

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