Jay­bird X3

Avec son X3, Jay­bird per­sé­vère dans sa quête du casque Blue­tooth idéal pour ac­com­pa­gner le cou­reur. Et les choses vont vrai­ment dans le bon sens.

Jogging International - - Jogging Sommaire - NI­CO­LAS GAR­DON, PHO­TOS VINCENT LYKY ET JAY­BIRD

Rares sont les casques Blue­tooth spé­cia­li­sés dans le sport qui ont réus­si à me don­ner sa­tis­fac­tion en termes de qua­li­té so­nore. Soit je me re­trouve avec des basses dé­vo­rées et des ai­gus aus­si sur­boos­tés que criards, soit, au contraire, les fré­quences les plus graves sont tel­le­ment pré­sentes qu’elles en­va­hissent tout. Le X3 de Jay­bird va-t-il me ré­con­ci­lier avec les ac­ces­soires de ce type ? Pre­mier bon point : le confort. Un jeu d’oreillettes de dif­fé­rentes tailles et des ai­lettes de main­tien per­mettent d’adap­ter le casque à la phy­sio­no­mie de son oreille. Ce­la de­mande un peu de temps lors de la pre­mière uti­li­sa­tion, mais une fois les bons ré­glages trou­vés, il n’y a plus rien à chan­ger pour les sor­ties ul­té­rieures. J’ai eu beau ten­ter de me dé­bar­ras­ser du casque en se­couant la tête dans tous les sens, rien n’y a fait : il est res­té obs­ti­né­ment agrip­pé à mes es­gourdes ! Ap­pré­ciables, éga­le­ment, le sys­tème per­met­tant de rac­cour­cir le cor­don re­liant les deux écou­teurs, et la pince ser­vant à at­ta­cher le X3 sur le dos du tee-shirt. Mais, qu’en est-il du prin­ci­pal, c’est-à-dire le son ? Connec­té sans au­cune dif­fi­cul­té à un smart­phone (An­droid ou iOS), il res­ti­tue par­fai­te­ment la qua­li­té de la source. Pas de dé­for­ma­tion no­table dans les mé­diums, pas de basses trop écra­santes, pas d’ai­gus per­çants, sauf si votre fi­chier d’ori­gine souffre de ces dé­fauts. Une qua­li­té dé­jà ap­pré­ciable avec une source moyenne (MP3 128 kbps, par exemple) et qui prend toute sa me­sure avec des fi­chiers dans un for­mat de com­pres­sion au­dio sans perte, comme le FLAC.

DU SUR-ME­SURE

Là où le X3 ac­quière une autre di­men­sion, c’est lorsque vous le confi­gu­rez avec l’ap­pli­ca­tion Jay­bird MySound, qui va vous per­mettre de per­son­na­li­ser le ré­glage de l’éga­li­seur du casque. Deux pos­si­bi­li­tés : soit vous uti­li­sez des ré­glages pro­po­sés par d’autres uti­li­sa­teurs ou par la marque, soit vous créez les vôtres. Des ai­gus trop mé­tal­liques et cin­glants sur vos fi­chiers MP3, des mé­diums trop dis­crets et écra­sés par les basses ou, au contraire, des basses qui ne res­sortent pas as­sez sur l’al­bum de me­tal qui vous ac­com­pagne lors de vos sor­ties ? Pas de pro­blème, en quelques se­condes, vous pou­vez tout mo­di­fier. Une fois que vous avez trou­vé un pro­fil qui vous convient ou que vous l’avez créé, en­re­gis­trez-le et ap­pli­quez les ré­glages au casque. Li­mite du sys­tème : si vous pou­vez en­re­gis­trer un nombre vir­tuel­le­ment in­fi­ni de ré­glages dans votre smart­phone, vous ne pou­vez en chan­ger qu’en pas­sant par l’ap­pli­ca­tion et non via le casque. Ré­sul­tat : vous com­men­cez votre sor­tie avec un al­bum de rock et l’éga­li­seur cor­res­pon­dant, pas de sou­ci. Mais, si la suite de votre play­list est faite de musique clas­sique, il va vous fal­loir sor­tir votre té­lé­phone pour chan­ger les ré­glages de fré­quence et ne pas vous re­trou­ver avec du Mo­zart son­nant comme du Led Zep­pe­lin ! Autre dé­tail un peu dé­ran­geant : le X3 isole énor­mé­ment du mi­lieu ex­té­rieur. Et quand je dis « énor­mé­ment », c’est en fait to­ta­le­ment : im­pos­sible d’en­tendre les bruits qui vous en­tourent. Ce qui, en mi­lieu ur­bain ou lorsque vous cou­rez sur une route de cam­pagne, n’est pas sans po­ser quelques pro­blèmes de sé­cu­ri­té.

Sur le plan au­dio, le Jay­bird X3 im­pres­sionne. Et, rien à faire, une fois en place, il ne bouge pas d’un io­ta.

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