Mythe basque

Course des Crêtes

Jogging International - - Sommaire - Anne-So­phie Ro­chette, pho­to or­ga­ni­sa­tion

N ou­veau mes­sage : « Les fûts de bière sont

en lieu sûr ! » En temps nor­mal, l’or­ga­ni­sa­teur d’un trail, la veille de l’épreuve, en­voie aux cou­reurs une note concer­nant la mé­téo, les der­nières consignes sur le ma­té­riel, les éven­tuels chan­ge­ments de par­cours… Mais sur les Course des Crêtes du Pays basque, on se sou­cie sur­tout du pré­cieux li­quide hou­blon­né. Après tout, la de­vise de l’évé­ne­ment n’est-elle pas

« Le sport d’ac­cord, la fête d’abord ! » ? Mais bon, il fal­lait quand même bien cou­rir. À 13 h 30. Dé­but juillet. Au Pays basque. Sur un par­cours de 26 km/1 100 m de D+ sans ombre. On va s’amu­ser ! Au fi­nal, on se re­trouve avec des condi­tions dif­fi­ciles, mais pas for­cé­ment celles que l’on pou­vait at­tendre. Avec, au dé­part, un ri­deau de pluie bat­tante, 12 °C tout au plus et un vent à 40 km/h. Bon, j’ai un peu re­gret­té mon choix de ne pas prendre de veste, mais cette mé­téo a ren­du l’ex­pé­rience en­core plus in­tense ! Dom­mage col­la­té­ral : on ne voyait ab­so­lu­ment pas le pay­sage, en temps nor­mal ab­so­lu­ment ma­gni­fique, en haut du Mon­dar­rain. Pour toute pers­pec­tive dans cette brume épaisse, les frêles arbres en bor­dure de che­min à moins de cinq mètres de dis­tance. D’ac­cord, nous avons cou­ru dans des tor­rents de boue tel­le­ment l’eau ruis­se­lait de la mon­tagne. D’ac­cord, le vent souf­flait tel­le­ment fort sur les crêtes que l’on de­vait res­ter concen­trés pour ne pas s’en­vo­ler. Mais le jeu en va­lait la chan­delle. Le sou­rire des bé­né­voles et la beau­té d’un pay­sage basque sous la brume donnent en­vie à mon coeur et mes jambes de vite re­ve­nir sur ce par­cours, mal­gré les dé­ni­ve­lés d’en­fer dont mes cuisses se rap­pellent en­core ! Ren­dez-vous l’an pro­chain, cette fois en pre­nant l’op­tion so­leil !

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