Plus on court, plus on risque de se bles­ser.

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Le mythe ex­pli­qué En moyenne, 30 % des cou­reurs se blessent chaque an­née avec une fré­quence com­prise entre 2,5 et 12,1 bles­sures pour 1 000 heures de course à pied. La course à pied étant une ac­ti­vi­té cy­clique et ré­pé­ti­tive, avec une ré­pé­ti­tion de chocs et de ten­sions, il peut sem­bler lo­gique de pen­ser que plus on court, plus on risque de se bles­ser ou bien que si on s’est bles­sé, c’est parce qu’on en a trop fait. Le mythe... dé­my­thi­fié

Même si le volume d’en­traî­ne­ment peut en­traî­ner des bles­sures, il s’agit d’un fac­teur ex­pli­ca­tif par­mi tant d’autres, comme le poids, les chaus­sures, la sur­face de course, le dé­ni­ve­lé, le pas­sé trau­ma­tique, la fa­tigue ou en­core la rai­deur des is­chio-jam­biers. En fait, plus que cha­cun de ces fac­teurs, le risque de bles­sure est lié à un chan­ge­ment trop im­por­tant ou trop ra­pide, c’est-à-dire sans progressivité. De plus, il semble même que ce sont ceux qui courent le moins qui se blessent le plus, puis­qu’une étude a même mis en évi­dence que le risque de bles­sure était mul­ti­plié par deux chez les cou­reurs réalisant moins de 30 km par se­maine com­pa­ra­ti­ve­ment à ceux qui cou­raient entre 30 et 60 km, au­cune dif­fé­rence si­gni­fi­ca­tive n’ayant été trou­vée entre ces der­niers et ceux qui fai­saient plus de 60 km.

Ce qu’il faut faire

Quel que soit votre ni­veau, l’en­traî­ne­ment doit être avant tout va­rié et pro­gres­sif : le corps s’adapte dans la me­sure où le stress ap­pli­qué n’est pas plus grand que sa ca­pa­ci­té d’adap­ta­tion. Dans l’ab­so­lu, la dose op­ti­male de course à pied se si­tue au­tour de 50 km par se­maine cou­verts en quatre (si vous comp­ta­bi­li­sez moins de deux ans de pra­tique) voire cinq séances heb­do­ma­daires (plus de deux ans de pra­tique). D’autres règles d’or à suivre per­mettent de ré­duire les risques de bles­sures comme le fait de bien s’échauf­fer, de bien s’éti­rer, de bien s’ali­men­ter et s’hy­dra­ter, de bien s’en­tou­rer (re­joindre un club, être sui­vi par un en­traî­neur et cô­toyer des pro­fes­sion­nels mé­di­caux qui sont eux-mêmes cou­reurs), de pra­ti­quer l’en­traî­ne­ment croi­sé et la PPG (pré­pa­ra­tion physique gé­né­ra­li­sée), de re­nou­ve­ler et al­ter­ner fré­quem­ment ses chaus­sures, et bien évi­dem­ment de res­ter à l’écoute de son corps.

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