Réus­sis­sez votre re­con­ver­sion

Ce n’est pas parce qu’on est spor­tif qu’on aime cou­rir. Pour­tant, nom­breux sont celles et ceux qui, après avoir long­temps pra­ti­qué une autre ac­ti­vi­té, se tournent vers la course. Mais la tran­si­tion ne doit pas se faire n’im­porte comment !

Jogging International - - Sommaire - Par Ro­dolphe Bier Coach spor­tif

Notre mode de vie évo­lue au fil des an­nées et, bien sou­vent, la pra­tique spor­tive que l’on pou­vait avoir lorsque l’on avait 20 ans s’ef­face der­rière les contraintes pro­fes­sion­nelles et les obli­ga­tions fa­mi­liales. Ces bou­le­ver­se­ments s’ac­com­pagnent très sou­vent d’un ni­veau de sé­den­ta­ri­té ac­cru : on es­time à trente mi­nutes le ni­veau d’ac­ti­vi­té phy­sique quo­ti­dienne des Fran­çais au­jourd’hui. À rap­pro­cher des huit heures de 1850 ! Autre chiffre mar­quant : en 1850, tou­jours, 30 % de l’éner­gie uti­li­sée dans le cadre du tra­vail était d’ori­gine hu­maine ; au­jourd’hui, le ni­veau est in­fé­rieur à 1 %. C’est sou­vent à l’ap­proche de la qua­ran­taine que l’on prend conscience de cet état de fait. Quelques ki­los en plus qui alour­dissent la sil­houette, un es­souf­fle­ment plus mar­qué dès que l’on four­nit un ef­fort… au­tant de si­gnaux qui in­citent à en­vi­sa­ger de se re­mettre au sport. La course à pied est bien sou­vent le choix le plus évident : c’est une pra­tique qui né­ces­site peu d’in­ves­tis­se­ment (si ce n’est une paire de chaus­sures adap- tées) ; il est pos­sible de cou­rir presque par­tout sans les contraintes ho­raires liées aux heures d’ou­ver­ture d’une salle ou à la pra­tique en groupe ; de plus, la course à pied per­met un gain de forme même avec un temps de pra­tique ré­duit.

NE VOUS SURESTIMEZ PAS

Mais il faut se mé­fier : ce n’est pas parce que vous avez ex­cel­lé (ou que vous ex­cel­lez en­core) dans un autre sport que vous se­rez du jour au len­de­main un cou­reur d’ex­cep­tion. En ef­fet, cer­taines ac­ti­vi­tés créent des ha­bi­tudes et ont des contraintes phy­siques qui vous de­man­de­ront donc un temps d’adap­ta­tion au dé­but de votre nou­velle vie spor­tive. Exemple ty­pique : le cy­cliste ou le na­geur, qui va pas­ser d’un sport por­té à une ac­ti­vi­té créant des chocs ar­ti­cu­laires, ou le fan de mus­cu­la­tion, qui va de­voir ac­cep­ter de perdre en masse mus­cu­laire, en par­ti­cu­lier sur le haut du corps. Quelques conseils de base pour celles et ceux qui viennent d’un autre sport et veulent dé­cou­vrir la course à pied : Soyez réa­liste et ne vous surestimez pas. Ce n’est pas parce que vous mas­sa­criez tout le monde dans votre club de ten­nis de table que vous pou­vez par­tir sans pro­blème pen­dant une heure à 12 km/h ! Faites tou­jours suivre un jour de course par un jour de re­pos. Faites du ren­for­ce­ment mus­cu­laire (gai­nage) et des éti­re­ments au moins une fois par se­maine. In­ves­tis­sez dans une paire de chaus­sures adap­tées à votre mor­pho­lo­gie, à votre fou­lée et à votre pra­tique (voir ar­ticle Dé­bu­tants, Jog­ging n° 401). En­fin, ne pas­sez pas à cô­té du ren­dez­vous avec votre mé­de­cin, qui vous don­ne­ra (ou non) le feu vert.

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