The Stick Fit­ness Sys­tem

Ce mois-ci, Pat s’est au­to­mas­sée avec The Stick. A-t-elle pris le bon bâ­ton pour se faire du bien ? Ver­dict ci-des­sous.

Jogging International - - Sommaire - Par Pa­tri­cia Ou­dit Jour­na­liste, spé­cia­liste de l’out­door et du trail run­ning

J e glousse, bien sûr, en dé­cou­vrant ce Stick. Après les boules qui massent, les tiges (vous sa­vez, cette sorte de peigne cen­sé re­laxer votre cuir che­ve­lu qui, au mieux, chasse vos pel­li­cules, au pire, vous agite de fa­çon in­con­trô­lée comme une soi­rée pas­sée à ne boire que du vin blanc), voi­ci donc le bâ­ton, The Stick en V.O. Un simple tube en plas­tique avec deux poi­gnées er­go­no­miques à chaque ex­tré­mi­té, re­cou­vert de treize autres pe­tits tubes dis­so­ciés et pré­sen­té comme la brosse à dents de vos muscles. Je veux y croire, moi qui de­puis des dé­cen­nies vis avec une zone si­nis­trée du bas des lom­baires jus­qu’en haut des cer­vi­cales, sur­tout ni­veau L3/L4/C2/C3 (quand je vais voir mon os­téo, j’ai l’im­pres­sion qu’il joue à la ba­taille na­vale). J’ai tout es­sayé, comme on di­rait à la té­lé. TOUT. Mais rien. Que de fu­gaces amé­lio­ra­tions en vue, qui ja­mais ne se pé­ren­nisent. D’où mon glous­se­ment. Com­ment un simple bâ­ton un peu flexible pour­rait sou­la­ger les ten­sions qui hantent mon corps de­puis si long­temps, moi qui en­dure les tor­tures et la dic­ta­ture de la contrac­ture ? Re-glous­se­ments. Bi­lan un mois plus tard : j’ai sui­vi les pré­co­ni­sa­tions du prof chauve et néan­moins mus­clé du pros­pec­tus qui dit qu’il faut pas­ser 30 se­condes par zone, de ma­nière un peu ap­puyée. Bon, ce n’est pas du mas­sage ayur­vé-

dique : ques­tion confort, on a connu mieux. À même la peau, c’est as­sez pé­nible d’au­tant que cette der­nière se coince par­fois dans les par­ties tu­bu­laires, et, aïe ! ça pince. Je veux ma mas­seuse chi­noise, qui même quand elle se sai­sit de son pe­tit bâ­ton, avec le­quel elle me racle la voûte plan­taire, me fait mal mais du bien. Et même si le pro­duit se plie, il ne suit pas to­ta­le­ment les courbes du corps que j’ai os­seuses (c’est peut-être un pro­blème à sou­mettre au prof du pros­pec­tus, bien sec lui aus­si). Du coup, quelques sou­cis d’ac­ces­si­bi­li­té, par exemple pour le haut du dos. Sous les fesses, en re­vanche, c’est as­sez ju­bi­la­toire, mais comme c’est à cause du ma­te­las grais­seux qui ca­pi­tonne le muscle, on se prend à rê­ver de ne plus en avoir, et donc à ima­gi­ner que ce tube peut l’an­ni­hi­ler. Doux, fou rêve. Mais on conti­nue à y croire : chaque jour une zone dou­lou­reuse pas­sée au Stick, chaque jour une ten­sion qui dé­croît sur le mo­ment. Mais qui ré­ap­pa­raît trop vite. Pas un pla­ce­bo, mais une mé­thode Coué : on se dit qu’à force de pas­ser et de re­pas­ser, le corps va bien fi­nir par ca­pi­tu­ler ! En at­ten­dant une po­ten­tielle red­di­tion, je vais conti­nuer de glous­ser en me « sti­ckant » de pied en cap, entre deux séances chez mon os­téo.

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