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Keyboards Recording - - PRODUCTION ELECTRO -

éa­li­sée par Olivier Pel­le­rin, jour­na­liste (voir en­tre­tien en page 21), et Benjamin Braun, consul­tant éco­no­mique, ap­puyés par un groupe de tra­vail com­po­sé d’ac­teurs de ces mu­siques, cette étude per­met dé­sor­mais de fixer le poids éco­no­mique de ce sec­teur mu­si­cal.

Le pre­mier constat, qui n’est pas des moindres, est que ce sec­teur pèse quand même 416 mil­lions d’eu­ros HT dont 71 % pro­viennent du chiffre d’af­faires des clubs et dis­co­thèques, et 11 % du chiffre d’af­faires des fes­ti­vals, soit à eux deux 82% du poids éco­no­mique to­tal. À l’ins­tar d’autres sec­teurs pré­sents dans les mu­siques ac­tuelles, les mu­siques élec­tro­niques dé­ve­loppent une vi­ta­li­té éco­no­mique no­tam­ment sur le live ain­si que sur la mu­sique en­re­gis­trée.

La France pos­sède 60 fes­ti­vals concer­nés par les mu­siques élec­tro­niques. On ap­prend aus­si que le mar­ché des mu­siques élec­tro­niques re­pré­sente 17 % du mar­ché des mu­siques ac­tuelles. Le vi­nyle est un sup­port phare et peut re­pré­sen­ter jus­qu’à 75 % des ventes sur le sec­teur tech­no/house, contre 5 % en gé­né­ral sur le glo­bal des mu­siques ac­tuelles.

Le pu­blic d’ama­teurs et de consom­ma­teurs des mu­siques élec­tro­niques est jeune, ex­pert et connec­té. Un exemple ? La pra­tique dite du « track ID », qui consiste à fil­mer avec son té­lé­phone le mo­ment où est joué un mor­ceau ap­pré­cié mais non re­con­nu, puis à le pos­ter sur les ré­seaux so­ciaux en de­man­dant l’aide de la com­mu­nau­té pour l’iden­ti­fier, par l’ap­pel « track ID please ? ». Se­lon le site Beat­port, il exis­te­rait, dans le monde, 350 mil­lions de fans po­ten­tiels de mu­siques élec­tro­niques.

Une pro­duc­tion as­su­mée

Comme l’ont été les ar­tistes et la­bels du rock al­ter­na­tif dans les an­nées 80-90, puis du rap dans les an­nées 2000, les pro­duc­teurs de mu­siques élec­tro­niques se sont struc­tu­rés en la­bels au­to­nomes, n’hé­si­tant pas à mul­ti­plier les pro­jets sous dif­fé­rents pseu­dos, à se croi­ser et à échan­ger sans bar­rière fron­ta­lière et sty­lis­tique.

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