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Keyboards Recording - - PRODUCTION ELECTRO -

Pour quelles rai­sons la Sa­cem a-telle sou­hai­té di­li­gen­ter cette étude sur le poids des mu­siques élec­tro­niques en France ? Olivier Pel­le­rin : Le sec­teur des mu­siques élec­tro­niques et son chiffre d’af­faires se sont for­te­ment dé­ve­lop­pés ces der­nières an­nées sur tout le ter­ri­toire fran­çais, at­tei­gnant 416 M € en 2015. À l’ins­tar du reste du monde, sa vi­ta­li­té en a fait la bande-son des jeunes gé­né­ra­tions, aux cô­tés du hip hop et du R’n’B, dans une so­cié­té de plus en plus nu­mé­rique qui fa­vo­rise les cultures élec­tro­niques. La Sa­cem a con­si­dé­ré qu’elle de­vait éta­blir un dia­logue ver­tueux avec un sec­teur qu’elle connais­sait moins que d’autres et qui té­moigne en­core en­vers elle d’une cer­taine dé­fiance, en rai­son de pra­tiques pas tou­jours com­prises de part et d’autre. L’ob­jec­tif est de fa­vo­ri­ser l’en­re­gis­tre­ment des oeuvres, leur re­con­nais­sance et la dis­tri­bu­tion des droits af­fé­rents, mais aus­si d’ap­pré­hen­der le sec­teur avec jus­tesse et d’en fa­vo­ri­ser la pé­ren­ni­té tant éco­no­mique qu’ar­tis­tique. Com­bien de temps a-t-il fal­lu pour réa­li­ser cette « toute pre­mière » étude?

Nous avons conduit l’étude d’avril à sep­tembre 2016. Plus que d’un temps né­ces­saire, il s’agis­sait de temps dis­po­nible. C’est ef­fec­ti­ve­ment la pre­mière étude du genre. Il fal­lait donc bien com­men­cer un jour ou un autre et le temps a plus été une contrainte qu’une res­source. Près de 150 en­tre­tiens ont été me­nés, de nom­breuses don­nées ont été trai­tées, mais il se­rait ju­di­cieux d’ap­pro­fon­dir l’ana­lyse pour four­nir des in­di­ca­teurs plus pré­cis. Cette étude est un point de dé­part. De quelle ma­nière avez-vous consti­tué votre groupe de tra­vail ? Et com­ment avez-vous sé­lec­tion­né vos in­ter­lo­cu­teurs ?

Le groupe de tra­vail a été consti­tué il y a plus d’un an à l’ap­pel de la Sa­cem. Di­vers ac­teurs re­pré­sen­ta­tifs du sec­teur des mu­siques élec­tro­niques ont en­ta­mé une ré­flexion qui a été ef­fi­cace puisque quelques mois plus tard, le consul­tant in­dé­pen­dant Benjamin Braun et moi-même avons été ap­pe­lés à me­ner cette en­quête. Nous avons alors éta­bli une liste re­pré­sen­ta­tive de l’in­té­gra­li­té des ac­teurs du sec­teur, dont nous avons contac­té le plus d’in­ter­lo­cu­teurs si­gni­fi­ca­tifs, afin de re­cueillir leurs vi­sions et les don­nées qu’ils pou­vaient nous four­nir, en plus de celles dont dis­posent la Sa­cem et les ins­ti­tuts avec les­quels elle est en contact. Pou­vez-vous nous dé­fi­nir où com­mencent et s’ar­rêtent pour vous les mu­siques élec­tro­niques pré­sentes dans cette étude ?

Nous avons cir­cons­crit notre champ d’in­ves­ti­ga­tion aux mu­siques sou­mises à des trai­te­ments élec­tro­niques, non comme simple pro­cé­dé, mais comme centre à la fois du pro­ces­sus et de la fi­na­li­té créa­tive. Ces mu­siques sont for­te­ment liées aux tech­no­lo­gies qui les fa­çonnent (hard­ware et soft­ware),

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