Les mi­cro-or­di­na­teurs des an­nées 1980

Keyboards Recording - - PRODUCTION ELECTRO -

À la suite de ces ten­ta­tives, on as­siste au dé­but des an­nées 1980 au dé­fer­le­ment des gammes de mi­cro-or­di­na­teurs per­son­nels, qui vont se dé­ve­lop­per avant tout au­tour des jeux. Ils re­joignent peu à peu le do­maine mu­si­cal, par­ti­cu­liè­re­ment après l’ar­ri­vée du sys­tème MI­DI et du dé­ve­lop­pe­ment des pre­miers sé­quen­ceurs lo­gi­ciels.

Les com­po­sants ma­té­riels

Dif­fi­cile de se re­mettre dans le contexte de l’époque, tant les ca­rac­té­ris­tiques des pre­miers mi­cro-or­di­na­teurs semblent éloi­gnées des ma­chines ac­tuelles. Les pro­ces­seurs, en par­ti­cu­lier, sont dé­jà les com­po­sants les plus im­por­tants de la sta­tion avec une puis­sance qui in­flue à la fois sur les per­for­mances et la com­pa­ti­bi­li­té avec les ap­pli­ca­tions. Après l’in­ven­tion du 1er mi­cro­pro­ces­seur In­tel 4004 en 4-bit ca­den­cé à 740 kHz en 1971, on trouve entre les an­nées 1970 et 1980, prin­ci­pa­le­ment deux types d’ar­chi­tec­ture, avec d’abord le pro­ces­seur 8-bit qui peut sto­cker 256 va­leurs dif­fé­rentes (28). Si l’on doit trai­ter une va­leur plus grande, on au­ra alors be­soin de deux re­gistres, ce qui va dou­bler le temps de trai­te­ment. A contra­rio, les CPU 16-bit dis­posent d’un re­gistre ca­pable de trai­ter 65 536 va­leurs en un seul cycle (216). Le bus d’adres­sage né­ces­saire pour ac­cé­der à la mé­moire in­flue aus­si sur la ra­pi­di­té des trans­ferts avec les autres com­po­sants, tan­dis que le bus d’adresse condi­tionne la quan­ti­té de mé­moire maxi­male (64 Ko en 16-bit).

Au tour­nant des an­nées 1980, deux ar­chi­tec­tures se par­tagent le mar­ché : les x86 d’In­tel et le 68000 de Mo­to­ro­la (fi­gure 2). Ils évo­lue­ront en pa­ral­lèle jus­qu’aux an­nées 1990 en pas­sant au 32-bit (80386 chez In­tel/68020 chez Mo­to­ro­la). Si les x86 res­tent en­core pré­sents qua­rante ans plus tard, les 68K ont été aban­don­nés, Mo­to­ro­la ayant pré­fé­ré dé­ve­lop­per une nou­velle ar­chi­tec­ture en par­te­na­riat avec IBM et Apple : le Po­wer PC.

Le lan­gage

Le BA­SIC ( Be­gin­ner’s All-pur­pose Sym­bo­lic Ins­truc­tion Code) est un lan­gage in­ven­té en 1964 en Ca­li­for­nie pour être uti­li­sable par tous (fi­gure 3). Il est lar­ge­ment à l’ori­gine du dé­ve­lop­pe­ment de la mi­cro-in­for­ma­tique grand pu­blic et, dès le mi­lieu des an­nées 1970, il équipe dé­jà presque tous les mi­croor­di­na­teurs (Oli­vet­ti P6060, Com­mo­dore PET…). Dans la dé­cen­nie sui­vante, les mo­dèles in­di­vi­duels pos­sé­daient presque tous un in­ter­pré­ta­teur BA­SIC, c’est-à-dire un ou­til ca­pable de tra­duire et d’exé­cu­ter un pro­gramme écrit

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