Laïa : chan­teuse

Keyboards Recording - - PRODUCTION ELECTRO -

Pas tou­jours fa­cile de trou­ver des per­sonnes sé­rieuses dans mon ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle, mais aus­si fiables et sur qui on peut comp­ter. Quand je les ai trou­vées, dé­faut pour cer­tains ou qua­li­té pour d’autres, je reste très fi­dèle dans mes col­la­bo­ra­tions ar­tis­tiques. De­puis que j’ai créé Di Pas­ca­li il y a juste dix ans je tra­vaille tou­jours avec la même équipe de mu­si­ciens – on sait à pré­sent ce qu’on at­tend les uns des autres – sans par­ler des per­sonnes avec qui je suis tou­jours res­té en contact de­puis mes dé­buts dans les an­nées 1990. D’abord, parce que faire de beaux pro­jets en équipe de­mande de bien s’en­tendre avec ses col­la­bo­ra­teurs. Avoir des af­fi­ni­tés c’est en­core mieux : os­mose et flui­di­té dans le tra­vail le rendent plus agréable. Laïa m’a été pré­sen­tée par l’équipe de MMC (Mé­dia Mu­sic Con­sul­ting), elle était chan­teuse dans son groupe. Elle donne des cours de chant et tra­vaille aus­si dans la syn­chro­ni­sa­tion (pu­bli­ci­té, film, etc.). Il s’agit donc de quel­qu’un d’ac­tif et pro­fes­sion­nel. Bien s’en­tendre ar­tis­ti­que­ment c’est bien… mais ce n’est pas tout : il faut aus­si s’en­tendre sur la par­tie bu­si­ness, les dé­lais et autres… En­fin, les autres cri­tères qui font que je tra­vaille tou­jours avec Laïa sur mon re­tour à la deep house de­puis un an en­vi­ron (et avec qui j’ai dé­jà en­re­gis­tré quatre titres et deux à ve­nir…), c’est qu’en tant que prof de chant, entre autres, elle chante juste et tra­vaille vite (par­fois une ou deux prises de son suf­fisent). Elle est par­fai­te­ment ro­dée par exemple aux DAW nu­mé­riques, avec les­quelles on en­re­gistre en boucle ou à la chaîne par­fois, une prise der­nière l’autre – sans le dé­lai qu’on pou­vait avoir en ana­lo­gique sur les 24 pistes « ma­chine à la­ver » dont il fal­lait at­tendre à chaque fois qu’elles se rem­bo­binent. Par ailleurs, Laïa est au­teur/in­ter­prète bi­lingue en an­glais, et comme j’en ai dé­jà par­lé, elle maî­trise suf­fi­sam­ment la tech­nique pour pou­voir s’en­re­gis­trer en qua­li­té mas­ter soit chez elle, soit dans le stu­dio qu’elle a avec son groupe. En­fin pour­quoi tou­jours une voix féminine en ce qui me concerne dans mes choix ar­tis­tiques ? Je pense que je suis dé­fi­ni­ti­ve­ment mar­qué par le cou­rant dis­co de la fin des an­nées 1970 – ma pré ado­les­cence –où dé­jà DJ dans les nom­breuses fêtes qu’or­ga­ni­saient mes pa­rents dans un sous-sol spé­cia­le­ment amé­na­gé fa­çon dis­co­thèque, je pas­sais en boucle toutes les reines du dis­co. Avec pour moi, l’in­éga­lable et tou­jours in­éga­lée Don­na Sum­mer !

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