Les 10 règles…

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1. Di­vi­sez-vous en deux ! Si vous êtes le com­po­si­teur et le per­for­meur de votre mu­sique, il va fal­loir créer la 3e fa­cette de votre per­son­nage : celle du tech­ni­cien. Dans l’idéal, il fau­drait que vous puis­siez vous trans­for­mer en au­di­teur « tout neuf » de votre propre mu­sique. Dans le meilleur des mondes, comme vous n’êtes pas (en­core) le plus grand mixeur élec­tro de la pla­nète, vous au­riez vo­lon­tiers confié ce tra­vail à une poin­ture du genre, non ? Donc l’idée est que vous soyez un peu cen­seur de votre propre tra­vail ! Tout d’abord donc, un pre­mier conseil de bon sens : uti­li­sez le temps qui s’écoule entre deux phases de tra­vail pour re­trou­ver un peu de fraî­cheur. Nombre de bonnes dé­ci­sions sont plus fa­ciles à prendre après un break ou une bonne nuit de som­meil ! Al­lez cher­cher des avis ex­té­rieurs et ob­ser­vez les re­marques qui se re­coupent. (Pas seule­ment l’opi­nion de la fa­mille qui vous aime en­vers et contre tout ou celles de vos meilleurs potes qui res­te­ront des fans in­con­di­tion­nels !) Écou­tez votre tra­vail dans des lieux dif­fé­rents et sur des sys­tèmes au­dio qui n’ont rien à voir entre eux afin de vé­ri­fier la por­ta­bil­té de votre mixage (sa ca­pa­ci­té à son­ner dans toutes les si­tua­tions). Bref, cas­sez la rou­tine. Évi­tez tout ce qui res­semble à des ha­bi­tudes et risque de vous faire perdre votre sens cri­tique en vous ac­cou­tu­mant aux qua­li­tés et dé­fauts de votre titre.

2. For­cez-vous à ef­fec­tuer une vé­ri­table phase de mixage Bien sûr, la ten­ta­tion de mixer au fur et à me­sure des prises est grande et elle n’est pas in­utile puis­qu’elle vous aide à construire votre pay­sage so­nore. Ce­pen­dant, sé­pa­rer les phases pu­re­ment créa­tives des phases tech­niques oblige à l’ef­fi­ca­ci­té et à la re­mise en ques­tion. Juste avant d’en­ta­mer votre mixage, soyez cer­tain que l’en­semble des élé­ments vous plaisent, qu’ils soient bien choi­sis. Même s’il est qua­si obli­ga­toire de bas­cu­ler vos pistes en au­dio (tout est au même for­mat et on vi­sua­lise les formes d’ondes), gar­dez donc tou­jours vos pistes MI­DI et vos pré­sets de syn­thés et d’ef­fets dans un coin. En cas de vé­ri­table pro­blème, ils pour­ront re­faire sur­face et vous pour­rez re­prendre quelques pa­ra­mètres de­ve­nus in­ac­ces­sibles en au­dio pur. Le mixage est une phase de fi­ni­tion, pas de trans­for­ma­tion. Au mo­ment où vous dé­bu­te­rez ce mix. Tous vos fa­ders se­ront « en bas » et vous re­cons­trui­rez l’édi­fice avec ob­jec­ti­vi­té. Ou­bliez sur­tout l’idée que le mas­te­ring peut ré­pa­rer un mix dé­fi­cient… ça ne se pro­dui­ra pas ! Dans le meilleur des cas, cette toute der­nière étape ne peut que va­lo­ri­ser un mé­lan­gé réus­si… that’s it !

Po­si­tion­nés en tête du pro­jet et rou­tés en de­hors du pro­cess au­dio gé­né­ral, ces exemples consti­tue­ront des points de ral­lie­ment, une cible à la­quelle vous pour­rez vous ré­fé­rer pour com­pa­rer une basse, un ni­veau gé­né­ral, un ef­fet de pro­fon­deur ou un es­pace sté­réo. En re­vanche, ne vous lan­cez sur­tout pas dans une co­pie aveugle de l’ori­gi­nal ou même d’un mor­ceau qui pos­sède une si­gna­ture so­nore re­pé­rée chez un ar­tiste dont vous ai­mez le tra­vail. Si un­tel filtre tou­jours ses nappes en mi­lieu de mor­ceau, ce­la ne veut pas dire que vous de­vriez le faire au­to­ma­ti­que­ment dans tout vos mixes ! Com­pre­nez la sub­stance de la dé­marche, l’im­por­tant reste le rai­son­ne­ment. Pour­quoi le fait-il ? Quel ef­fet veut-il ob­te­nir ? La cause et l’ef­fet ! Du coup, ce­la peut vous ame­ner à adap­ter l’idée et à la personnaliser pour votre contexte. Ce se­ra bien plus ori­gi­nal, plus ef­fi­cace et ce­la peut vous ame­ner sur la piste de votre propre si­gna­ture so­nore ! Mieux, non ?

4. Soyez or­ga­ni­sé Même si ce n’est pas votre en­vie pre­mière, faites les choses une par une et dans un ordre lo­gique : sau­vez ré­gu­liè­re­ment votre ses­sion sous un nou­veau nom (un nu­mé­ro, le titre rac­cour­ci et la der­nière ma­ni­pu­la­tion la plus si­gni­fi­ca­tive – en cas de pro­blème, l’his­to­rique se­ra plus fa­cile à re­cons­ti­tuer). Une ses­sion pré­pa­rée s’ap­pré­hende d’un coup d’oeil, des pistes re­grou­pées et co­lo­ri­sées par genres, bien nom­mées et lo­gi­que­ment dis­po­sées vous fa­ci­li­te­ront l’ac­cès et la lec­ture du pro­jet. Du fait de cette ac­ces­si­bi­li­té, votre hé­mi­sphère gauche, le créa­tif, pour­ra tra­vailler li­bre­ment ! N’hé­si­tez pas à uti­li­ser des groupes au­dio pour les dif­fé­rentes fa­milles de sons. Un com­pres­seur com­mun aux dif­fé­rentes basses d’un titre, même si le plug-in doit sou­vent être au­to­ma­ti­sé, ap­por­te­ra plus d’uni­té et vous évi­te­ra des sautes de ni­veaux ou des va­ria­tions in­vo­lon­taires dans les en­chaî­ne­ments. Elles sont sou­vent dif­fi­ciles à rat­tra­per. Vé­ri­fiez que tout le spectre in­fra-grave non dé­si­ré a bien été en­le­vé. Dans ce genre mu­si­cal plus en­core qu’ailleurs, le bas va être va­lo­ri­sé par la com­pres­sion et les EQ ; si de très basses fré­quences qui ne sont pas « com­prises dans le prix » traînent en­core à ce mo­ment-là… Ça va sai­gner !

5. L’ob­jec­tif du mixage Con­sa­crez du temps à cette étape cru­ciale de votre tra­vail. Mais… struc­tu­rez-le en étapes courtes et ci­blées. Un exemple ? Fixez-vous tout d’abord l’ob­jec­tif d’avoir fait son­ner l’es­sen­tiel du mix en une heure ou deux. Bien sûr, lorsque le gong son­ne­ra, vous ne se­rez pas plei­ne­ment sa­tis­fait et le ré­sul­tat risque de vous frus­trer un peu, mais le noyau – le centre de gra­vi­té – se­ra là et vous au­rez re­pé­ré les ac­tions les plus chro­no­phages ! Mixer c’est aus­si ap­prendre ! Vous pour­rez en­suite vous don­ner un deuxième ob­jec­tif et

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