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Keyboards Recording - - ARTISTES RENCONTRE -

Pou­vez-vous re­ve­nir sur vos par­cours res­pec­tifs ?

Tai­wan MC : À la base j’ai dé­cou­vert la tech­no en free par­ty, puis la drum tech, et du coup la drum & bass an­glaise. J’ai dé­bu­té la mu­sique au dé­but des an­nées 2000 avec le col­lec­tif Co­ol & Dead­ly. J’étais col­lec­tion­neur de 45 tours de reg­gae. J’ai donc com­men­cé en tant que MC drum & bass, mais comme je kif­fais aus­si le reg­gae, j’al­lais dans ces soi­rées pour chan­ter du reg­gae ou du rub-a-dub sur des mix de DJ. En 2005/2006, j’ai com­men­cé à bien tour­ner avec un DJ qui s’ap­pe­lait Pit­chin et qui fait main­te­nant par­tie du groupe Dir­ty­pho­nics. À cette époque, j’ai aus­si ren­con­tré Jo­na­than de Tchi­ky Al Dente, fon­da­teur du la­bel ClekC­lekBoom, et qui était aus­si un DJ ré­gu­lier à la Fa­ve­la Chic à Pa­ris. C’est lui qui a fait le lien avec l’un des DJ de Chi­nese Man, Zé Ma­teo. J’ai été mis en contact et les Chi­nese Man m’ont pro­po­sé de faire un fea­tu­ring pour eux. À ce mo­ment-là j’étais en stu­dio avec SOAP, car on tra­vaillait dé­jà en­semble. On a fait une pre­mière ma­quette avec le mor­ceau « Miss Chang » qu’on leur a en­voyé.

SOAP : Je viens aus­si de la même scène car je mixais de la drum & bass à cette époque, et no­tam­ment un mé­lange avec la mu­sique ja­maï­caine. Pa­ral­lè­le­ment je com­men­çais à tri­po­ter Cu­base. J’avais aus­si un pia­no et j’étais ob­sé­dé par des ar­tistes comme Monk et Min­gus. Tout ce­la s’est alors mé­lan­gé dans l’or­di­na­teur, mais sans sam­pleur, en es­sayant de re­pro­duire des par­ties jouées. C’est de cette ma­nière que l’on s’est ren­con­trés avec Tai­wan. De quelle ma­nière avez-vous tra­vaillé avec le la­bel Chi­nese Man Re­cords ?

Tai­wan MC : Pour moi, il était évident que cet al­bum al­lait se faire chez Chi­nese Man Re­cords. C’est d’ailleurs le même illus­tra­teur pour la po­chette, la plu­part des fea­tu­rings ce sont des gens que j’ai ren­con­trés au­tour des Chi­nese Man. Ce­la ne pou­vait pas être au­tre­ment. C’est un tout. C’est la suite lo­gique. En plus j’adore leur fa­çon de bos­ser, tra­vailler avec des gens qui nous Co­ol & Dead­ly [Chi­nese Man Re­cords] com­prennent. Ça fait cinq ans que nous tra­vaillons en­semble.

SOAP : En plus ils sont par­faits car ils ont une di­men­sion suf­fi­sante entre un gros la­bel de type ma­jor et un pe­tit la­bel ar­ti­sa­nal.

Tai­wan MC : Mon but au dé­part était de faire entre vingt et trente mor­ceaux et de leur lais­ser choi­sir. Mais au fi­nal on n’en a fait que seize. On les leur a en­voyés en leur de­man­dant d’en­le­ver les « pour­ris ». Car à un mo­ment, étant tel­le­ment de­dans, je ne sais plus trop ju­ger le­quel est bon, le­quel est moins bon. Mais ça a été fa­cile car la plu­part des avis se sont re­cou­pés. SOAP, peux-tu nous pré­sen­ter les élé­ments qui consti­tuent ton stu­dio au Bun­ker 105 à Pa­ris ?

SOAP : Je tra­vaille sur PC avec Cu­base. Mes écoutes sont des Adam A7X. Mon in­ter­face est une RME Fi­re­face. On a pris un So­lidTube de chez AKG, un vieux mi­cro qui n’est plus au ca­ta­logue. Au dé­but, son uti­li­sa­tion n’était pas très évi­dente, mais il s’est avé­ré que ce mi­cro a fait un su­per bou­lot sur ce disque pour re­pro­duire des sons roots ja­maï­cains sur la voix de Tai­wan. Du cô­té des pé­ri­phé­riques de stu­dio, je n’ai qua­si­ment rien en hard­ware, juste un Au­ral Ex­ci­ter. En plugs, j’ai du FabFil­ter pour l’EQ et la dis­tor­sion, aus­si du Waves. Dans les ins­tru­ments vir­tuels, peu de choses aus­si, plu­tôt des ins­tru­ments comme des orgues dont le B4 de chez Na­tive Ins­tru­ments. Pa­reil pour les kits de bat­te­rie, j’es­saie de ré­duire au maxi­mum. Comment avez-vous tra­vaillé en­semble les com­pos ?

Tai­wan MC : La plu­part du temps, j’ai un gim­mick, un re­frain, une mé­lo­die de base, une suite d’ac­cords. J’es­saye alors de faire un « ins­tru » sur mon pe­tit or­di­na­teur et en­suite j’amène mon idée mu­si­cale à SOAP, qui va re­mettre tout ce­la en mu­sique. Mais bon des fois, c’est SOAP qui me pro­pose un « ins­tru » qu’il a fait de A à Z.

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