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Keyboards Recording - - ILS ARRIVENT -

C’est l’his­toire d’un groupe de ly­cée, ce­lui de Jo­na­than et Ch­ris­tophe, deux gui­ta­ristes. Xa­vier – basse – et Ber­trand – bat­te­rie – les ont re­joints au fur et à me­sure. On a com­men­cé à tour­ner pen­dant nos va­cances à la fac, al­lant en Eu­rope de l’Est deux se­maines à la fois. C’est comme ça qu’on a vrai­ment pris goût à la tour­née et au live. Ain­si, à la fin de nos études res­pec­tives, on a vou­lu ten­ter l’aven­ture et on n’a pas pris de bou­lot pour es­sayer de faire mar­cher le groupe. On a em­mé­na­gé en­semble dans une grande mai­son où l’on a en­re­gis­tré notre pre­mier al­bum, Home Alone. Cet al­bum nous a per­mis de trou­ver un pu­blic qu’on ne soup­çon­nait pas en France et de faire quelques fes­ti­vals fran­çais comme les Trans ou les Vieilles Char­rues. On a donc em­brayé sur un deuxième al­bum. Vos in­fluences ?

On est un groupe si­tué quelque part entre le math rock et le post-rock. On a évi­dem­ment des in­fluences ti­rées de ces styles, en vrac : Cas­pian, Ame­ri­can Foot­ball, Toe, Ex­plo­sions In The Sky, etc. Mais il se trouve qu’en ce mo­ment on res­sent qu’on a un peu fait le tour de ces styles. Main­te­nant on écoute tous des choses un peu dif­fé­rentes, de la mu­sique ré­pé­ti­tive contem­po­raine au me­tal sto­ner en pas­sant par la psy­trance. Votre ma­tos ?

On joue sur des am­plis à lampes. Soit des vieux am­plis ou des co­pies de vieux am­plis. À la bat­te­rie, on a une DW avec des cym­bales Zild­jian K Cus­tom. On uti­lise aus­si un Ro­land SPD-SX pour quelques bandes et des samples entre les mor­ceaux. Quelles ont été les ins­pi­ra­tions qui vous ont me­nés à l’écri­ture de ce deuxième al­bum ?

Des choses très va­riées. Pas vrai­ment d’ins­pi­ra­tion par­ti­cu­lière pour cet al­bum, mais une fa­çon dif­fé­rente de com­po­ser. Avant on s’en­fer­mait dans une pièce à quatre, en im­pro­vi­sant et il en sor­tait des mor­ceaux. Pour cet al­bum, il n’y a pas eu plus de ma­quet­tage cha­cun dans notre coin. De cette ma­nière, on est ar­ri­vés plus pré­pa­rés en ré­pé­ti­tion et ça a per­mis de com­po­ser plus fa­ci­le­ment. Comment s’est réa­li­sée la pro­duc­tion de l’al­bum ?

On a pris l’ha­bi­tude d’en­re­gis­trer nos al­bums dans des lieux qui nous donnent la pos­si­bi­li­té d’ex­pé­ri­men­ter plus que dans un stu­dio à 500 eu­ros la jour­née. C’est un ami à nous, Ma­thieu Fis­son, qui nous a en­re­gis­trés dans la mai­son de mes pa­rents où on avait trai­té le sa­lon pour en faire une pièce de prise. On s’est en­fer­més trois se­maines avec tout le ma­tos de Ma­thieu et en est sor­ti Come To Mexi­co. C’est en­suite un autre ami, Tho­mas Po­li, qui a mixé l’al­bum sur une chaîne ana­lo­gique. Il fal­lait donc faire at­ten­tion aux mix, car on ne pou­vait pas faire de « re­calls ». Puis c’est par­ti au mas­te­ring chez Mike Marsh en An­gle­terre. Pour quelle rai­son avez-vous choi­si de vous tour­ner vers une mu­sique ins­tru­men­tale ?

On ne l’a pas vrai­ment choi­si. En fait, on écoute de la mu­sique ins­tru­men­tale de­puis long­temps et au­cun de nous ne sait bien chan­ter, donc ça s’est fait na­tu­rel­le­ment. T.D.

Et si vous étiez… Un ins­tru­ment : un pia­no-flûte (mé­lo­di­ca) Un son : la VMC des toi­lettes de notre ami Ar­thur, un drone for­mi­dable Un al­bum : Ne­ver­mind de Nir­va­na Une époque : 2000, pour le neo-me­tal Une at­ti­tude : le pa­nache

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