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Keyboards Recording - - CRÉER -

as­si­mi­la­tion des bases du code mu­si­cal, aus­si ré­su­mées soient-elles, de­mande un temps d’in­té­gra­tion. C’est ce qui est for­cé­ment un peu re­bu­tant lors­qu’on se lance dans cette aven­ture, avec l’en­vie de jouer im­mé­dia­te­ment ! Mais après tout, existe-t-il une ac­ti­vi­té in­tel­lec­tuelle ou phy­sique dans la­quelle on puisse ins­tan­ta­né­ment ex­cel­ler sans pré­pa­ra­tion ? Com­bien d’heures de « coups droits » faut-il faire avant de pré­tendre en­trer sur le « Cen­tral » de Ro­land-Gar­ros ?

Une édu­ca­tion phy­sique

Évi­dem­ment, me di­rez-vous, « je connais plein de gens qui jouent comme des dieux sans avoir la moindre no­tion de sol­fège… » ! Sans doute, sans doute, mais ont-ils osé vous avouer le nombre d’heures pas­sées à es­sayer de dé­cou­vrir un mor­ceau, frag­ment par frag­ment, à re­com­men­cer jus­qu’à ce que « ça passe » et, par­fois, sans com­prendre vrai­ment ce que l’on en­tend ou voit sur un tu­to­riel… La connais­sance du code mu­si­cal per­met, même si on n’a pas ins­tan­ta­né­ment la fa­cul­té phy­sique de res­ti­tuer ce qui est écrit, de com­prendre ce qui… de­vrait être fait, et c’est dé­jà énorme, mais… au- de­là de cette di­men­sion pu­re­ment in­tel­lec­tuelle, il va aus­si fal­loir ac­ti­ver le phy­sique…

Il y a pas mal d’ana­lo­gie entre le tra­vail phy­sique d’un spor­tif de haut ni­veau et d’un mu­si­cien ; l’ob­jec­tif est de faire « bou­ger » de ma­nière com­man­dée et pré­cise des membres ou leurs ter­mi­nai­sons, dans notre cas les doigts, qui, sur le prin­cipe, sont « pro­gram­més » d’ori­gine pour le faire mais n’ont pas for­cé­ment « ac­ti­vé la fonc­tion lo­gi­cielle » pour le faire… La com­mande ner­veuse est une chose, la ré­ponse mus­cu­laire en est une autre ; ce­pen­dant, les ef­forts à four­nir par une pe­tite main de 6 ans sur un cla­vier se­ront bien plus im­por­tants que ceux que de­vra pro­duire une main adulte, sa­chant là aus­si pour­tant que si un peu d’ar­throse se ma­ni­feste dans ce der­nier cas, ça ne sim­pli­fie­ra pas les choses ! Cette prise en compte ne doit pas être né­gli­gée au mo­ment de l’ap­pren­tis­sage et s’il ne doit y en avoir qu’une, c’est la rai­son qui fe­ra que le tra­vail en­ca­dré par un en­sei­gnant spé­cia­li­sé se­ra bien plus ef­fi­cace que tous les tu­to­riels de l’in­ter­net !

Un peu de te­nue en tout

Avant donc de conti­nuer sur les ac­quis théo­riques utiles, quelques mots sur les tech­niques de tra­vail… Pré­fé­rez la ré­gu­la­ri­té : 5, 10, 15, 30 mn par jour se­lon l’âge et les dis­po­ni­bi­li­tés se­ront pré­fé­rables à 2 heures conti­nues, à la veille du cours sui­vant ou parce qu’on est « tran­quille » le week-end ! Là en­core, pen­sez à la conti­nui­té de l’en­traî­ne­ment des spor­tifs qui, chaque jour, per­fec­tionnent leur sa­voir-faire… Si l’on peut « trou­ver » des gui­tares, des vio­lons, des vio­lon­celles ou même des flûtes tra­ver­sières à tête courbe per­met­tant à des pe­tits bras de jouer l’ins­tru­ment sans trop se dé­por­ter, il n’existe pas de « de­mi-pia­nos »… Les 24 mm de lar­geur d’une touche de pia­no sont in­con­tour­nables, sauf à choi­sir un ins­tru­ment à touches ré­duites comme il en existe en bas de gamme ou sur cer­tains pro­duits bien spé­ci­fiques, ou en­core sur le cla­ve­cin ! Et la force né­ces­saire à l’en­fon­ce­ment de cette touche se­ra consi­dé­rable pour un dé­bu­tant… Au risque de nous at­ti­rer les « foudres » de cer­tains en­sei­gnants en pia­no clas­sique, il ne se­rait par­fois peu­têtre pas in­utile de consi­dé­rer l’offre en cla­viers élec­tro­niques « alour­dis » plu­tôt que d’em­blée op­ter pour un ins­tru­ment acous­tique…

Fonc­tion­nel­le­ment, nous avons tous une « fai­blesse » dans

S’ins­tal­ler de­vant un cla­vier lors­qu’on ap­prend sup­pose quelques règles…

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