Ho­kins Plu­riel

Keyboards Recording - - AUTOPROD STUDIO DES POTES -

aire de la mu­sique, oui, mais pas­sons tout de suite un cran au‐des­sus : Ho­kins est là pour se don­ner ! En­tiè­re­ment. Les com­po­si­tions en elles‐mêmes dé­gagent dé­jà une éner­gie ul­tra oxy­gé­nante, qui file au rythme du tem­po et trans­pire en­core dans l’in­ten­si­té des mo­ments soft. Et cette éner­gie se re­trouve dans le dé­tail : ryth­mique so­lide, gui­tares vi­brant de toute leur élec­tri­ci­té, syn­thés dans tous leurs états, choeurs à la fois aé­riens et consis­tants, et une voix lead élan­cée qui nous em­porte dans une di­vine en­vo­lée… Forces entre rock et élec­tro, es­prit entre vi­gueur et fi­nesses, langue entre an­glais et fran­çais, et feu en plein dans le mille ! Ce qui n’a d’ailleurs pas échap­pé au feu des pro­jec­teurs du Ri­card S.A Live Mu­sic. Ori­gi­naire de Lyon, le qua­tuor ne s’est pas conten­té de s’étof­fer une large ex­pé­rience de la scène, l’im­pli­ca­tion est to­tale jusque dans les rouages des en­re­gis­tre­ments. En­fer­mez‐moi cette boule d’éner­gie et de créa­ti­vi­té avec un MacBook Pro, Lo­gic Pro X, Pro Tools, une in­ter­face au­dio RME Fi­re­face UC, des mi­cros Shure, Røde, AKG entre autres, des écoutes Adam A7X et Fo­cal CMS 50, et sur­tout une pa­no­plie de plug‐ins Waves, Sound­toys, Au­dio Ease Al­ti­verb, FabFil­ter, Na­tive Ins­tru­ments, Ar­tu­ria… Pas de pé­riphs, tout ou presque est fait « in the box ». « Pour le mix, tout a éga­le­ment été fait avec des plug‐ins, sauf le mé­lange des groupes : bat­te­ries, gui­tares, basses, syn­thés, etc., qui s'est fait dans un som­ma­teur ana­lo­gique – de marque Burl –, pour don­ner de la cou­leur et les sen­sa­tions d'un mix en ana­lo­gique. » L’idée était donc de réa­li­ser toutes les prises afin d’ar­ri­ver en stu­dio pro pour n’y faire que du mixage et un peu de pro­duc­tion. « On a uti­li­sé énor­mé­ment de syn­thés vir­tuels et de plug‐ins parce qu’on vou­lait un son plu­tôt nu­mé­rique – ce qui est éga­le­ment pra­tique pour pou­voir s’échan­ger les ses­sions par mails et bos­ser n’im­porte où, n’im­porte quand. D’ailleurs, pour la pe­tite anec­dote, il n’y a au­cune prise de son d’am­pli gui­tare, tout a été fait avec des plug‐ins de si­mu­la­tion d’am­pli sur or­di­na­teur. Cette fa­çon de tra­vailler nous a d’ailleurs sau­vés quand notre disque dur qui conte­nait toutes les pistes gui­tare est mort la veille du mixage d’une nou­velle chan­son. Grâce à cette mé­thode, on a pu ré­en­re­gis­trer toutes les pistes en di­rect dans la carte son quelques heures avant de mixer le titre. » Pas de pro­blèmes, que des so­lu­tions ! Et l’al­bum tout en­tier en est une, en fai­sant res­sen­tir le mot « plai­sir », et en dé­diant quelques beaux dé­ci­bels à la lutte contre le rejet de la dif­fé­rence sus­ci­té par le cli­mat po­li­tique, c’est là que re­ten­tit le mot « plu­riel ».

KR : Belle réa­li­sa­tion de A à Z, com­po­si­tion, in­ter­pré­ta­tion, son, clips, c'est lé­ché à tous les étages. Cô­té son, vous avez pré­cé­dem­ment tra­vaillé avec In­glo­rious Re­cords, avez‐vous éten­du le champ de vos col­la­bo­ra­tions pour ce nou­vel opus ?

Nous avions tra­vaillé avec In­glo­rious Re­cords pour notre pre­mier EP, mais nous vou­lions un autre son pour Plu­riel. Nous vou­lions tra­vailler avec quel­qu’un qui a sa propre patte, plu­tôt orien­té élec­tro‐pop et qui puisse ap­por­ter d’autres di­men­sions à nos chan­sons. D’au­tant plus qu’il nous fal­lait une « oreille fraîche » étant don­né que nous avions fait l’en­re­gis­tre­ment seuls dans notre coin. Nous avons donc fait ap­pel à Be­noît Bel du stu­dio Mi­kro­kosm à Lyon. Il a dé­jà bos­sé avec beau­coup d’ar­tistes dont Björk, Bon­nie « Prince » Billy, Kate Nash, cer­tains ar­tistes de la Be­droom Com­mu­ni­ty et il tra­vaille beau­coup au dé­ve­lop­pe­ment de la scène pop/élec­tro lyon­naise. Nous avons pas­sé un peu plus d’une se­maine avec lui dans son stu­dio en tra­vaillant un titre par jour. Nous avons ra­jou­té quelques gui­tares acous­tiques et quelques syn­thés par‐ci par‐là sur ses conseils. Ce qui nous don­nait sans cesse de nou­velles idées, mais il y a tou­jours un mo­ment où il faut stop­per les choses et les mettre à plat.

Vous êtes pas­sés en pre­mière par­tie de concerts de Sha­ka Ponk, bon cock­tail mu­si­cal ! Com­ment a eu lieu votre ren­contre ?

C’était lors d’un de nos concerts au Bus Pal­la­dium à Pa­ris. Frah, le chan­teur des Sha­ka Ponk, était dans la salle et, en des­cen­dant de scène, nous sommes al­lés dis­cu­ter avec lui. Il a beau­coup ai­mé notre mu­sique et sou­hai­tait nous ai­der. Alors nous sommes res­tés en contact avec lui et son la­bel et quelques mois plus tard nous nous sommes re­trou­vés à jouer dans des Zé­nith de­vant plu­sieurs mil­liers de per­sonnes, c’était as­sez dingue… Nous ne l’ex­pli­quons pas vrai­ment mais nous sa­vons que nous avons eu énor­mé­ment de chance ! Oli­via Clain

Lé­man et Ly­ris.

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