« J’ai eu une vi­sion d’ap­par­te­nir à tout ce­la, d’en être une par­tie et de vivre mes rêves plu­tôt que de rê­ver ma vie ! »

Keyboards Recording - - ARTISTES RENCONTRE -

Com­ment ex­pliques-tu cette hé­ca­tombe des mu­si­ciens des dé­buts du rock, est-ce le re­tour de bâ­ton de la pé­riode « drogues » des an­nées 70 ?

Pour ma part je n’ai ja­mais tou­ché à la drogue, parce que j’ai vu tant de mu­si­ciens au­tour de moi plon­ger de­dans. De­puis l’âge de 16 ans où mon père est dé­cé­dé d’un can­cer et que j’ai com­men­cé à être un lea­der dans les groupes, j’ai com­pris la né­ces­si­té d’avoir un contrôle sur ce que j’étais en train de faire, que ce soit en stu­dio ou sur scène. La drogue par dé­fi­ni­tion fait perdre ce contrôle et pour moi in­ter­rompt le cou­rant créa­tif. La mu­sique que nous jouons est com­plexe, elle dure sou­vent plus de 4 heures en live sans in­ter­rup­tion. Ce­la né­ces­site une grande pra­tique de l’ins­tru­ment et beau­coup de concen­tra­tion. C’est le prix à payer pour don­ner ce ca­deau au pu­blic qui vient pour nous écou­ter avant tout, car même s’il y a du vi­suel et des lights, ce n’est pas vrai­ment un show. Ce qui reste pri­mor­dial, c’est la mu­sique. Qu’est-ce que tu penses de la for­mi­dable évo­lu­tion de l’équi­pe­ment mu­si­cal de­puis les pre­miers groupes élec­tri­fiés de l’époque 60/70 ?

(Sou­pir) Tu vois, ici, j’ai à peu près tout et je dis­cute sou­vent avec les in­gés-son sur le der­nier ma­té­riel sor­ti et tu sais quoi ? Je conti­nue à jouer sur mon Ham­mond B3, j’ai tou­jours le Mi­ni­moog, le Fen­der Rhodes, une vraie bat­te­rie et un pia­no à queue Bö­sen­dor­fer. Dans ce stu­dio sur­équi­pé, j’adore tous ces ou­tils nu­mé­riques qui te donnent une li­ber­té fan­tas­tique. Si je veux une flûte à cet en­droit, OK, je la pro­gramme im­mé­dia­te­ment, mais ça n’at­tein­dra ja­mais la ma­gie de l’ins­tru­ment réel. Quant à la scène, on re­trouve tou­jours les mêmes Stra­to et Gib­son cin­quante ans après… Quelles sont les « soul­mates » avec qui tu n’as pas en­core joué et que tu ai­me­rais avoir à tes cô­tés ?

Hon­nê­te­ment, je suis vrai­ment très chan­ceux car j’ai ren­con­tré toutes les per­son­na­li­tés avec qui j’avais en­vie de jouer et je pense qu’il n’en manque pas, mais si je de­vais mal­gré tout en ci­ter une, ce se­rait Me­lo­dy Gar­dot, qui est pour moi une très grande ar­tiste. J’es­père qu’elle vien­dra as­sis­ter à un de mes pro­chains concerts et que je pour­rai la ren­con­trer. Fran­çois Bou­che­ry al­ler plus loin… Red Rock Stu­dio :

Do­cu­men­taire sur le pro­jet de Les­lie Man­do­ki :

Une pléiade de ve­dettes au­près de Les­lie Man­do­ki.

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