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Keyboards Recording - - ARTISTES RENCONTRE -

Que s’est-il pas­sé de­puis le Trem­plin du Cho­rus des Hauts-de-Seine où l’on s’était ren­con­trés il y a cinq ans ? SAm­BA De La mUERTE : J’ai com­po­sé plu­sieurs EP comme Blue Trap, Se­crets ou 4 et réa­li­sé plu­sieurs pro­jets plu­tôt in­ti­mistes avec Su­per­poze sur son la­bel Com­bien Mille Re­cords, à l’époque où il était en­core à Caen. Puis j’ai pas­sé à peu près un an pour fi­na­li­ser notre pre­mier al­bum Co­lors, qui est sor­ti en mars 2016 sur le la­bel Yo­tan­ka. Quelle est votre for­ma­tion scé­nique ?

On a juste rem­pla­cé le per­cus­sion­niste qui jouait sur un tom et une caisse claire par un vrai bat­teur as­sis, si­non le reste de la for­mule n’a pas chan­gé. Il y a tou­jours Co­ren­tin ( Ol­li­vier) qui fait les gui­tares et les cla­viers, Mar­tin ( Bon­net) à la basse qui a ajou­té un cla­vier. De mon cô­té, je suis tou­jours au syn­thé avec un SP-404 et un Kaoss Pad 3. Com­ment avez-vous adap­té l’al­bum pour le live ?

L’idée de base est qu’on ne vou­lait pas avoir d’or­di qui tourne der­rière nous, même si par­fois, sur un titre ou deux, on en­voie quelques pe­tits sons qui vont évo­luer sur tout un mor­ceau. Il y a eu un gros tra­vail de ré­flexion sur le choix des samples et des tex­tures pour sa­voir qui fait quoi. On a ré­ou­vert toutes les ses­sions de Live pour voir quelles per­cus­sions uti­li­ser entre mon sam­pleur et le SPD-SX du bat­teur. Par­fois, comme j’aime bien tri­tu­rer des sons dans les en­re­gis­tre­ments avec des ré­verbs spé­ci­fiques, je les re­prends à la main sur le SP-404. As-tu évo­lué dans ton set ?

Prin­ci­pa­le­ment en rem­pla­çant le Nord Elec­tro 2 par le der­nier Nord Stage, car j’avais be­soin des sons de cla­viers, sur­tout d’orgues, que j’avais uti­li­sés dans l’al­bum. Pour pou­voir les jouer en live sans avoir à les dé­pla­cer, je les ai sam­plés avec le Nord Sample Edi­tor à par­tir de quelques notes de ré­fé­rence sur deux ou trois oc­taves. En­suite, il y a un bou­lot d’édi­tion pour ob­te­nir le bon point de bou­clage afin qu’il n’y ait pas de click ré­pé­ti­tif. Ce soft est vrai­ment su­per simple, car je n’avais ja­mais fait de sam­pling avant et, une fois que t’as cho­pé le truc, tu échan­tillonnes un cla­vier en 20 mn et ça te sauve la vie. C’est d’ailleurs la même pro­blé­ma­tique que je ren­contre avec les Con­crete Knives où je pré­pare l’al­bum avec six cla­viers au­tour de moi que je vais sû­re­ment de­voir échan­tillon­ner aus­si pour la tour­née. Tu ar­rives à ca­ler les dates entre ces deux pro­jets ?

C’est par­fois com­pli­qué, mais il n’y a que le bat­teur de SAm­BA qui ne fait pas par­tie de Con­crete, ce qui sim­pli­fie un peu ! On dis­cute pour ar­ran­ger les agendas en fonc­tion des dates. Avec les Con­crete, on a com­men­cé les en­re­gis­tre­ments du deuxième al­bum au stu­dio Ve­ga de Man­fred Ko­va­cic, l’an­cien cla­vier de Ba­shung, si­tué à Car­pen­tras. On vient d’y pas­ser quelques jours et on est re­par­tis hier à 4 h du ma­tin pour re­ve­nir à Caen et être pré­sents au­jourd’hui. Y a-t-il une dif­fé­rence entre ton tra­vail dans SAm­BA et ce­lui avec Con­crete Knives ?

Pour SAm­BA, j’ai ten­dance à tout faire chez moi avec des pe­tits cla­viers bi­douille genre Ca­sio et des orgues vin­tage comme Vis­count et Phi­li­cor­da, alors qu’avec Con­crete je fais plu­tôt des boeufs sur le Nord Stage et un Korg Mi­cro-Pre­set. Dans un stu­dio c’est en­core dif­fé­rent en fonc­tion de l’en­vi­ron­ne­ment, mais avant tout, ça part du son, sur­tout pour les cla­viers. Tu peux faire un ac­cord de Ré sur le Nord qui va se ré­vé­ler chiant et le même sur le Me­mo­ry­moog de Ve­ga qui peut don­ner lieu à une chan­son com­plète au­tour ! Fran­çois Bou­che­ry Co­lors [Yo­tan­ka/PIAS]

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