Camp Claude

Keyboards Recording - - ARTISTES -

Après l’EP pro­met­teur le trium­vi­rat Camp Claude, em­me­né par la Fran­co-amé­ri­caine Diane Sa­gnier dont la voix dé­li­cate et en­voû­tante évoque Su­zanne Ve­ga, a pro­duit au prin­temps der­nier un al­bum de onze titres, si­tué au croi­se­ment du rock, de la pop et de l’élec­tro.

iane Sa­gnier se par­tage entre ses ac­ti­vi­tés de pho­to­graphe, vi­déaste/réa­li­sa­trice et celle dé­sor­mais de chan­teuse qui prend de plus en plus d’im­por­tance. « J’ai tou­jours chan­té pour le plai­sir et je fais de la gui­tare de­puis toute pe­tite, je suis une vé­ri­table mu­sic ad­dict, mais je ne pen­sais pas en faire un mé­tier car je me­nais à donf ma vie de pho­to­graphe pour trou­ver ré­gu­liè­re­ment du bou­lot. » Le pro­jet Camp Claude s’est mon­té par ha­sard, à par­tir d’une ren­contre. « En 2012, j’ai été ame­née à faire du conte­nu vidéo pour Tris­tesse Contem­po­raine et j’ai ren­con­tré les gar­çons. Il y a Leo Hell­den, qui est sué­dois et an­cien gui­ta­riste de Jay‐Jay Jo­han­son, et Mike Giffts / Mau qui s’oc­cupe des ma­chines sur scène et a été chan­teur d’un groupe de hip hop / brit an­glais – Earth­ling – qui a bien mar­ché dans les an­nées 90. Fi­na­le­ment le clip ne s’est pas fait, mais on s’est bien mar­rés en­semble et, de fil en ai­guille, ils m’ont pro­po­sé de pas­ser à leur stu­dio pa­ri­sien pour faire des boeufs ! » La mayon­naise semble avoir pris ra­pi­de­ment. « Quand on a eu une di­zaine de titres, on a mis deux/trois dé­mos sur le net qui ont été bien re­çues et on a fait

du crowd­fun­ding pour dé­mar­rer le fi­nan­ce­ment de la prod. » Est-ce que la belle Diane met aus­si les mains dans le cam­bouis pour la com­po­si­tion ? « J’ai­me­rais bien, mais pour l’ins­tant ce sont sur­tout les gar­çons qui s’oc­cupent des ma­chines, je sais qu’on fait beau­coup de titres à par­tir d’une TR‐808 ! » Des textes en fran­çais sont-ils en­vi­sa­geables ? « Je suis to­ta­le­ment bi­lingue par ma mère qui vient du Mi­chi­gan et je com­pose na­tu­rel­le­ment en an­glais. J’ai tou­jours beau­coup plus ap­pré­cié la mu­sique an­glo­phone que fran­çaise à tra­vers les groupes – dir­ty girls – comme les Spice Girls de mon ado­les­cence. Dans les pre­miers mor­ceaux, on vou­lait des pa­roles sin­cères… je parle du temps qui passe, du dé­ra­ci­ne­ment ou de l’ado­les­cence. » Fran­çois Bou­che­ry

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.