Que si­gni­fie le terme cla­vier « dy­na­mique » ?

Keyboards Recording - - CRÉER -

Ap­pa­ru avec la gé­né­ra­tion des cla­viers élec­tro­niques, ce terme si­gni­fie que la touche du cla­vier tra­duit les nuances d’in­ten­si­té du jeu de l’ins­tru­men­tiste.

Au­jourd’hui, les cla­viers mo­dernes le sont tous. Ce pa­ra­mètre est gé­ré par la norme MI­DI et re­pose sur le prin­cipe du cal­cul de la vi­tesse d’en­fon­ce­ment de la touche, sa­chant que plus le dé­clic est ra­pide, plus on peut en dé­duire que les in­ten­tions ex­pres­sives du mu­si­cien tendent vers la nuance « forte » .

Ce­pen­dant, cette pro­blé­ma­tique ques­tionne de­puis fort long­temps les cla­vié­ristes. Au XVIIe siècle, grande pé­riode de l’orgue et du cla­ve­cin, les cla­viers sont non dy­na­miques. Pour don­ner du re­lief à l’in­ter­pré­ta­tion, on uti­lise di­verses tech­niques comme les « notes in­égales », les or­ne­ments, l’as­so­cia­tion de plu­sieurs jeux va­riant ain­si timbre et puis­sance et une tech­nique d’ar­ti­cu­la­tion au cla­vier orien­tée sur la pré­ci­sion du « re­le­vé » de la touche.

On re­pro­che­ra vite au cla­ve­cin de ne pou­voir « ni en­fler, ni di­mi­nuer les sons » ! Il fau­dra alors aban­don­ner le prin­cipe de la corde pin­cée du cla­ve­cin pour ce­lui de la corde frap­pée du pia­no qui per­met­tra en­fin de tra­duire toute la fougue de l’in­ter­prète.

Le pia­no se­ra de fait l’ins­tru­ment à cla­vier ro­man­tique par ex­cel­lence : ce­lui qui tra­duit tous les tour­ments de l’âme. On dit même qu’au temps de la « Res­tau­ra­tion » cer­tains es­prits conser­va­teurs bou­daient ce der­nier… par es­prit de bien­séance ! Mi­chelle Da­vène

Franz Liszt au pia­no, en­tou­ré d’Alexandre Du­mas, Vic­tor Hu­go, George Sand, Pa­ga­ni­ni et Ros­si­ni.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.