Jean-Pierre Co­mo

Keyboards Recording - - EN UNE -

Jean-Pierre Co­mo dé­bute le pia­no à 6 ans et est vite at­ti­ré par le jazz et les mu­siques im­pro­vi­sées. Il se per­fec­tionne au­près de Ber­nard Mau­ry et de Fran­çois Cou­tu­rier. Dès 17 ans, il joue ré­gu­liè­re­ment dans les clubs de jazz pa­ri­siens. À 18 ans, il ren­contre Pa­co Se­ry. De là naî­tra Sixun en 1984. Pa­ral­lè­le­ment, Jean-Pierre sort son pre­mier disque de jazz en trio en 1989, Padre. S’en­sui­vront de mul­tiples autres. Il s’est illus­tré ces der­nières an­nées en sep­tet, quin­tet, quar­tet, trio, ou avec son al­bum L’ÂmeSoeur en com­po­sant pour une for­ma­tion jazz et un or­chestre sym­pho­nique.

Nous étions en tournée avec Sixun. Ce sont des sou­ve­nirs très forts, car nous avons par­cou­ru le monde avec cette mu­sique. Nous avons eu la chance de par­ta­ger des ren­contres in­édites avec d’autres mu­si­ciens, c’était im­por­tant pour nous, nous étions aus­si dans une dé­marche d’ou­ver­ture, d’ex­plo­ra­tion. Avec Sixun nous avons réus­si à éla­bo­rer un son, notre propre son, grâce à l’al­liance d’une ryth­mique au groove in­croyable sur le­quel on peut dan­ser et de mé­lo­dies que le pu­blic peut chan­ter. Avec notre éner­gie, nous avons créé un hom­mage vi­brant à Wea­ther Re­port et fon­dé une al­chi­mie par­ti­cu­lière née de notre mé­tis­sage. Un sym­bole de mé­lange, mais rien de mar­ke­ting là-de­dans ! Quand j’ai ren­con­tré Pa­co Sé­ry, nous avons en­suite cha­cun ame­né deux autres mu­si­ciens, et c’est comme ça que nous avons réus­si à faire naître une mu­sique nou­velle à cette époque-là sur la scène fran­çaise ! En tournée, nous em­por­tions tout notre ma­té­riel, c’était épique ! Pour vous dire, je ne me dé­pla­çais qua­si­ment ja­mais sans mon Mi­ni­moog, mon Rhodes, mon Fen­der Rhodes Suit­case, mon Pro­phet-5, mon Ma­trix 12, mon Me­mo­ry­moog.

Je me sou­viens très bien de mon pre­mier contact avec Key­boards. J’étais pas­sion­né de cla­viers, alors tout na­tu­rel­le­ment c’est le ma­ga­zine qui me cor­res­pon­dait le mieux à l’époque. C’était une mine d’informations et c’était tou­jours un plai­sir de dé­cou­vrir les in­ter­views consa­crées aux mu­si­ciens qui me plai­saient.

Nous avons eu la chance de vivre à une époque char­nière. C’est vrai­ment mer­veilleux de voir l’in­croyable évo­lu­tion des syn­thés au Mu­sée de la Mu­sique de la Villette et aus­si de pou­voir jouer sur des cla­viers « vin­tage ».

Ce qui a chan­gé les choses, c’est de pou­voir tra­vailler avec son or­di­na­teur connec­té aux cla­viers et en­re­gis­trer des ma­quettes à la mai­son, voire faire un disque chez soi. Il y a trente ans, ce­la n’était pas en­vi­sa­geable, donc c’est à la fois plus lu­dique, plus à la por­tée du mu­si­cien et en même temps sans por­ter at­teinte à la qua­li­té.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.