Tom Fire

Keyboards Recording - - EN UNE -

Ca­mille Bal­lon, alias Tom Fire, a étu­dié le pia­no au conser­va­toire. Pro­duc­teur éta­bli, joueur de cla­viers en tout genre, no­tam­ment vin­tage, contre­bas­siste, il fait de la mu­sique pour lui et au­trui dans son stu­dio pa­ri­sien. Il ima­gine sur­tout une mu­sique qui fait voya­ger entre King­ston et Mé­nil­mon­tant…

1 À cette époque, j’étais au col­lège, je dé­cou­vrais les dé­buts de l’in­for­ma­tique mu­si­cale avec l’Ata­ri et le lo­gi­ciel No­ta­tor. En pa­ral­lèle, j’étais au conser­va­toire où je sui­vais des cours de pia­no, d’har­mo­nie et de jazz.

2 J’ai tou­jours été « geek » à la re­cherche du der­nier cri en in­for­ma­tique mu­si­cale et syn­thé­ti­seurs. Je ne me sou­viens plus de la pre­mière fois où je suis tom­bé sur ces ma­ga­zines, mais je les lis de­puis pra­ti­que­ment le dé­but. J’adore lire les in­ter­views de mu­si­ciens pro­duc­teurs, et dé­cou­vrir les lo­gi­ciels et syn­thés qu’ils uti­lisent. Ça me ras­sure quand ce sont les mêmes que moi !

3 Tech­ni­que­ment, j’uti­lise au­tant de ma­chines qui ont 30 ans que de ma­chines modernes. Il y a du bon dans toutes les tech­no­lo­gies, l’im­por­tant est de les mé­lan­ger pour avoir un spectre large et des cou­leurs dif­fé­rentes dans un mor­ceau. Les coûts de pro­duc­tion ont beau­coup bais­sé. Grâce aux or­di­na­teurs, tout est plus simple, il est plus fa­cile d’édi­ter une voix, une piste d’ins­tru­ment, de cor­ri­ger des dé­fauts. Tout ce­ci par­fois au dé­tri­ment d’une cer­taine mu­si­ca­li­té. Les en­re­gis­tre­ments ont ten­dance à de­ve­nir par­faits et du coup trop lisses. Il ne faut pas tout quan­ti­ser de ma­nière au­to­ma­tique ! Par­fois, il faut sa­voir uti­li­ser son Pro Tools comme un ma­gné­to à bande d’époque, sans re­tou­cher la piste pour gar­der un maxi­mum le cô­té hu­main dans le mor­ceau !

4 De­puis l’âge de 12 ans, j’achète des syn­thés, des lo­gi­ciels et des or­di­na­teurs pour pou­voir com­po­ser, du coup l’évo­lu­tion de mon tra­vail est as­sez conti­nue, il n’y a pas eu de grosse rup­ture. Je n’ai pas connu le tra­vail sur bande ou Di­rect-to-Disk, j’ai dé­mar­ré di­rec­te­ment avec le sé­quen­ceur sur or­di. La mise en ligne de la mu­sique a par contre trans­for­mé la ma­nière d’écou­ter de la mu­sique, d’échan­ger avec les autres. ¶ www.tom-fire.com, https://sound­cloud.com/tom-fire

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