Lio­nel Li­miña­na / The Li­miña­nas

Keyboards Recording - - EN UNE -

Lio­nel com­mence à jouer dans des groupes de ga­rage punk dans les an­nées 90. Il crée en­suite les Li­miña­nas avec sa com­pagne Marie (bat­teuse) en 2009. De­puis, ils tournent par­tout en Eu­rope et aux États-Unis, jus­qu’en Aus­tra­lie. Ils ont six al­bums à leur ac­tif sur les la­bels Trouble In Mind (Chi­ca­go), Ho­zac (Chi­ca­go), Be­cause (Eu­rope).

1 Je de­vais faire la plonge dans un res­tau­rant pour me payer une gui­tare. À la ra­dio pas­saient Rick Ast­ley et l’hor­rible Ch­ris Rea. À la mai­son, nous écou­tions ADa­teWi­thEl­vis­desC­ramps sor­ti un an plus tôt.

2 J’ai ache­té Home-Stu­dio à un mo­ment don­né parce que ça m’in­tri­guait… L’idée de pou­voir nous en­re­gis­trer nous-mêmes. Mais je n’y com­pre­nais rien et de toute fa­çon on était ul­tra ré­ti­cents en­vers le nu­mé­rique. C’était le diable. Je me sou­viens très bien de nos pre­mières ten­ta­tives avec un Tas­cam à cas­settes quatre pistes. C’était à l’époque du groupe per­pi­gna­nais des Beach Bitches. On met­tait un mi­cro au pla­fond et on s’en­re­gis­trait live pen­dant la ré­pét’. À la pause on écou­tait. C’était ca­tas­tro­phique !

3 Les an­nées 80 ont lais­sé des traces dou­lou­reuses. Les ré­verbs sur les caisses claires, les hor­ribles syn­thé­ti­seurs, les bru­shings hys­té­riques. J’ima­gine que ça de­vait être trop ten­tant. Et ils en ont col­lé par­tout. Des bru­shings et de la ré­verb… C’est moins fla­grant au­jourd’hui, mais il y a quand même un for­ma­tage des mixages, les mêmes Pro Tools avec les mêmes types de com­pres­sion par­tout. Le fait de pou­voir tout net­toyer, que tout soit juste, clean… Je dé­teste ça. Ce qui m’in­té­resse le plus, c’est l’ac­ces­si­bi­li­té du ma­tos, n’im­porte quel môme peut s’ache­ter un ho­mes­tu­dio et com­men­cer à bos­ser. Quand j’étais ga­min, le stu­dio était in­ac­ces­sible. Beau­coup trop cher. Au ni­veau de la pro­duc­tion, j’aime bien Phil Spec­tor, Rick Ru­bin et Jim Dia­mond.

4 La pos­si­bi­li­té dans la même jour­née d’en­re­gis­trer un titre dans mon ga­rage, de l’en­voyer à Ber­lin pour qu’un ca­ma­rade y colle sa gui­tare et de le fi­nir le soir même chez moi de­vant ma té­lé. Et bien sûr de pou­voir pro­duire tout ça moi-même, maî­tri­ser le pro­cess ar­tis­tique et res­ter le pro­prié­taire de mon mas­ter. ¶ www.the­li­mi­na­nas.com

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