Stu­dio 22+

À mettre entre toutes les mains Au coeur de tout sys­tème d’en­re­gis­tre­ment, la carte son se doit d’être ro­buste, per­for­mante, ac­cep­tant toutes les connec­tiques. Sa qua­li­té est es­sen­tielle car elle conver­tit le si­gnal ana­lo­gique en nu­mé­rique et in­ver­se­ment

Keyboards Recording - - TESTS - par To­ny Green

Fan d’ar­ran­geurs, il est évident que mes jou­joux dis­posent d’une su­perbe carte so­nore in­té­grée qui me per­met de me dé­pa­touiller de nom­breuses si­tua­tions. N’em­pêche que dès qu’on se lance dans un en­re­gis­tre­ment avec un grat­teux, un chan­teur et for­cé­ment un sé­quen­ceur mul­ti­piste avec une so­no pour que tout le monde puisse s’écou­ter, l’usage d’une carte son ex­terne de­vient vite in­dis­pen­sable. Des cen­taines de mo­dèles sont pro­po­sées sur le mar­ché et le dé­bu­tant est vite dé­so­rien­té de par la mul­ti­tude de pro­duits. Pour­quoi Pro­dipe ? Parce que c’est une so­cié­té fran­çaise qui dis­pose d’in­gé­nieurs re­dou­tables d’ef­fi­ca­ci­té et à l’écoute des be­soins des mu­si­ciens. Si les pro­duits sont fa­bri­qués en Asie, leur concep­tion est tou­jours ro­buste avec une élec­tro­nique qui tient la route.

La chaîne du son : comment ça marche ?

Il est vrai qu’un afi­cio­na­do d’ar­ran­geurs uti­lise son ins­tru­ment de mu­sique comme une mé­ga carte son. N’em­pêche qu’il ne sau­rait se pas­ser d’une carte spé­cia­li­sée lors­qu’il sou­haite se pro­fes­sion­na­li­ser et tra­vailler avec son chan­teur et/ou gui­ta­riste pour peau­fi­ner son art en met­tant à pro­fit son sys­tème in­for­ma­tique. Bien sou­vent, il bri­cole sans trop connaître les bases de ce que j’ap­pelle la chaîne du son dont je vais rap­pe­ler le prin­cipe de base (fi­gure 1). Quelle que soit la source so­nore qui ar­rive à nos pré­cieuses oreilles, tout com­mence par une forme d’onde. C’est ce que pro­duit un ins­tru­ment de mu­sique, un chan­teur, un bruit, etc. Cette source so­nore est une vi­bra­tion, une forme d’onde que l’on cap­ture grâce à un mi­cro qui va la trans­for­mer en un si­gnal élec­trique de très faible in­ten­si­té. Trop faible pour être ex­ploi­té tel quel, ce si­gnal élec­trique doit être am­pli­fié. Ce tra­vail est réa­li­sé par un pré­am­pli. Le trai­te­ment pro­pre­ment dit du si­gnal va pou­voir com­men­cer. On a alors plu­sieurs pos­si­bi­li­tés : on peut par exemple l’en­voyer vers un sys­tème au­dio, pour l’am­pli­fier et le dif­fu­ser par des haut-par­leurs (cas de la chine hi-fi) ou en­core, et c’est là le rôle de la carte son, on peut le nu­mé­ri­ser pour qu’il de­vienne com­pré­hen­sible par nos sys­tèmes in­for­ma­tiques. Cette étape est confiée au Con­ver­tis­seur Ana­lo­gique-Nu­mé­rique (CAN). In­ter­viennent alors nos lo­gi­ciels in­for­ma­tiques comme par exemple l’en­re­gis­treur, ap­pe­lé aus­si sé­quen­ceur, qui per­met de mo­di­fier nu­mé­ri­que­ment l’in­for­ma­tion en­re­gis­trée en y ajou­tant des ef­fets, en mixant plu­sieurs sources so­nores ou en trans­for­mant le si­gnal via des plug-ins ins­tru­ments pour mo­du­ler sa forme d’onde, c’est le rôle du syn­thé­ti­seur. Une fois ce tra­vail de com­po­si­tion ter­mi­né, pour que nos oreilles puissent l’ap­pré­cier, il convient de re­faire le che­min in­verse pour trans­for­mer le si­gnal nu­mé­rique en un si­gnal élec­trique qui va pou­voir faire vi­brer la mem­brane d’un haut-par­leur. C’est le rôle du Con­ver­tis­seur Nu­mé­rique-Ana­lo­gique. Là aus­si, il faut am­pli­fier le si­gnal via un am­pli qui at­ta­que­ra un haut­par­leur pour gé­né­rer les vi­bra­tions que notre oreille pour­ra in­ter­pré­ter comme étant du son. Afi­cio­na­dos d’ar­ran­geurs, vous sa­vez do­ré­na­vant comment fonc­tionne une carte son et vous ne res­te­rez pas bouche bée de­vant un in­gé­nieur du son.

Une phase im­por­tante : l’ins­tal­la­tion

Pour­sui­vons la dé­cou­verte de notre carte son afin de l’uti­li­ser cor­rec­te­ment (fi­gure 2). Car, mal confi­gu­rée, vous se­rez ra­pi­de­ment dé­çu du ré­sul­tat. En ef­fet, nos sys­tèmes in­for­ma­tiques, Mac, PC, té­lé­phone, etc., dis­posent tous d’une carte in­for­ma­tique et d’une carte son. Ils peuvent donc tous gé­rer cette chaîne du son de fa­çon au­to­nome. Sauf que, mu­si­cien aver­ti, vous al­lez en de­man­der beau­coup plus que le simple fait que d’écou­ter un fi­chier au­dio, lire une sé­quence vi­déo so­no­ri­sée ou en­re­gis­trer votre voix via une web­cam. Ad­joindre un accessoire pro­fes­sion­nel, telle une carte son, né­ces­site l’usage d’un dri­ver spé­cial ve­nant court-cir­cui­ter le dri­ver gé­né­rique de

votre sys­tème in­for­ma­tique. C’est le dri­ver ASIO (Au­dio Strea­ming In­put Out­put). Son rôle est de ré­duire au maxi­mum le dé­lai de la­tence entre le mo­ment où on en­voie un si­gnal au­dio, voix, gui­tare, cla­vier, et le mo­ment où le son sort de l’enceinte. Ce dri­ver rend im­per­cep­tible ce dé­ca­lage pour la plu­part des oreilles des mu­si­ciens. At­ten­tion, chaque lo­gi­ciel de Mu­sique As­sis­tée par Or­di­na­teur (MAO) ne va pas se confi­gu­rer au­to­ma­ti­que­ment, il va fal­loir pas­ser gé­né­ra­le­ment par la case Pré­fé­rences et sé­lec­tion­ner en lieu et place du dri­ver gé­né­rique ce fa­meux dri­ver ASIO. Voilà, votre sys­tème in­for­ma­tique est prêt à re­ce­voir votre carte son et nous al­lons dé­crire les avan­tages du sys­tème Pro­dipe.

Un rap­port qua­li­té/prix in­té­res­sant

Ro­buste tout en mé­tal, elle est com­pacte, stable et pro­pose la connec­tique in­dis­pen­sable sur sa face ar­rière (fi­gure 3). Elle trou­ve­ra ai­sé­ment sa place dans votre sac et vous pour­rez l’em­por­ter par­tout, du stu­dio à la scène, une vraie ba­rou­deuse. Trois ca­naux d’en­trée sont dis­po­sés à l’ar­rière : un com­bo mi­cro/ligne ins­tru­ment avec ali­men­ta­tion fan­tôme pour votre mi­cro et un com­mu­ta­teur d’im­pé­dance, un ca­nal sté­réo jack avec un in­di­ca­teur de si­gnal à led et un port USB 2.0 Au­dio de type B. On y trouve éga­le­ment une sor­tie prin­ci­pale avec in­di­ca­teur à led et une sor­tie casque au for­mat jack sté­réo. Tout y est, que ce soit pour un cla­vier, une gui­tare ou un chan­teur. En face avant, on a un bou­ton pour l’ali­men­ta­tion fan­tôme, trois bou­tons de ré­glage de cou­leur blanche des­ti­nés aux en­trées et deux bou­tons rouges pour le ré­glage des sor­ties. C’est ul­tra simple et ef­fi­cace, le tout pour un poids de 500 g. Un câble USB type A/B est four­ni pour connec­ter le tout à votre sys­tème in­for­ma­tique. Pe­tit bé­mol sur l’offre Pro­dipe Stu­dio 22+, au­cun lo­gi­ciel n’est pro­po­sé, même pas en ver­sion light ! Le nom « Stu­dio » au­rait pu lais­ser pré­sa­ger une pro­po­si­tion même mi­nime ! Dom­mage pour le dé­bu­tant qui de­vra faire seul son mar­ché, par­mi les trop nom­breux gra­tui­ciels que l’on trouve sur le net, au risque de le dé­rou­ter dans son choix. Un sé­quen­ceur et/ou un syn­thé­ti­seur free­ware au­raient été les bien­ve­nus… Stu­dio One Free, Tau­rus, etc., ren­dez-vous sur la liste de Bur­nie qui pro­pose des liens vers tous ces pro­duits, avec un mi­ni-des­crip­tif qui vous gui­de­ra dans votre sé­lec­tion. Et n’ou­bliez pas que votre meilleur ami reste KR en termes de conseils sur les gra­tui­ciels top ni­veau, qui sont en per­ma­nence dé­crits dans nos pages.

Elle ra­vit tous mes amis mu­si­ciens

Lorsque mon ami chan­teur vient me voir, il ap­porte son mi­cro qu’il branche sur la Pro­dipe, il règle son gain et je suis au cla­vier. Mon PC ar­bore Cu­base et en­re­gistre notre pres­ta­tion com­mune. Dès que notre gui­ta­riste dé­barque pour un boeuf im­pré­vu, en moins de deux se­condes, il se branche lui aus­si sur la carte son. Bref, un pe­tit sché­ma vaut mieux qu’un long dis­cours et montre les di­verses pos­si­bi­li­tés de l’en­gin. La carte son Stu­dio 22+ est vrai­ment au coeur de nos échanges mu­si­caux, com­pacte, ro­buste, pra­tique et au rap­port qua­li­té/prix re­mar­quable (89 €). Elle est vite de­ve­nue in­dis­pen­sable et pas que dans notre stu­dio, elle fait sys­té­ma­ti­que­ment par­tie de toutes nos ba­lades.

Elle trou­ve­ra ai­sé­ment sa place dans votre sac et vous pour­rez l’em­por­ter par­tout, du stu­dio à la scène, une vraie ba­rou­deuse.

1 Bien ap­pré­hen­der l’en­semble de la chaîne du son vous per­met de ti­rer le meilleur par­ti de cha­cun de ses élé­ments.

3 Une face ar­rière qui re­groupe toute la connec­tique né­ces­saire.

2 La carte son, un ou­til cen­tral…

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