BeatHawk

Le vrai confort pour créer

Keyboards Recording - - TESTS - par Di Pas­ca­li

Nous l’avons at­ten­du, BeatHawk est sor­ti ! Un vrai bel ou­til de créa­tion sur ta­blette et smart­phone iOS orien­té mu­sique élec­tro­nique mais pas que… grâce aux nom­breux packs de sons té­lé­char­geables en op­tion ! Très pro, très bien conçu sur le pa­pier, mais que peut-on réel­le­ment faire avec ? Ré­ponse tout de suite dans ce banc d’es­sai !

Mal­gré les pro­grès fa­ci­li­tant l’usage des DAW, on se de­mande vrai­ment si on n'a pas in­té­rêt à fa­vo­ri­ser ce type de plate-forme sur iPad pour ma­quet­ter, je­ter ses pre­mières idées de com­po­si­tion d’un titre. Plu­sieurs rai­sons : im­mé­dia­te­té de l'al­lu­mage, vi­tesse, in­tui­ti­vi­té, ins­tan­ta­néi­té, sim­pli­ci­té ac­crue ! Ré­ponse à la fin de ce banc d'es­sai ! Nous rap­pe­lant une cer­taine « ma­chine » en plus com­plet, soit la sé­rie iMPC d’Akai pour ne pas la nom­mer, BeatHawk pro­pose quant à lui deux banques de sons li­vrées d’ori­gine dé­nom­mées EDM Fac­to­ry et Ur­ban Fac­to­ry, un sé­quen­ceur de seize pistes, et pou­vant al­ler jus­qu’à seize pat­terns in­cluant un mode as­si­gna­tion de pa­ra­mètres aux CC MI­DI, grâce au MI­DI Learn, la com­pa­ti­bi­li­té Able­ton Link, In­ter-App Au­dio, Au­dio Units v3 Plu­gin, Au­dio­bus et Au­dioCo­py, ain­si qu’avec des cla­viers ex­ternes et com­pre­nant le MI­DI-overLAN via le pro­to­cole Co­reMIDI, et le loi­sir d’uti­li­ser plu­sieurs ap­pa­reils ex­ternes en em­ployant la syn­chro­ni­sa­tion WIST via Blue­tooth… au­tant dire que BeatHawk est plus que four­ni ! Sur la page d'ac­cueil, on ap­pré­cie­ra la pré­sence de quatre contrôles sur la gauche, à sa­voir « Pad » qui per­met le jeu de son set de sons sur les seize pads, « Vo­lume » qui vous offre un jeu par une échelle de vé­lo­ci­té de seize nuances, « Pitch » qui vous ouvre la voie sur un cla­vier de pia­no chro­ma­tique

(fi­gure 1) avec pos­si­bi­li­té (pas très com­mode ce­pen­dant) de pla­quer des ac­cords, et en­fin « Mute » qui au­to­ri­se­ra la cou­pure des sons. Évi­dem­ment, pour les pros et les plus exi­geants, on pour­ra aus­si jouer ses ac­cords à par­tir d'un cla­vier de contrôle ex­terne, mais du coup en per­dant l'in­té­rêt de la por­ta­bi­li­té de l'iPad. Autre fonc­tion in­té­res­sante et im­por­tante de l'ap­pli­ca­tion, dé­nom­mée Track : c'est ici que vous ré­gle­rez à vo­lon­té les pa­no­ra­miques, le pitch, le gain, les filtres, mais aus­si les en­ve­loppes ADSR et la fonc­tion Re­cord comme un sam­pleur. Et ce n'est pas tout, pour ter­mi­ner, l'on­glet Sample (fi­gure 2) vous per­met­tra d'ajus­ter (pour les sons one shot uni­que­ment bien sûr) les points d'en­trée et de sor­tie de ces der­niers, et on no­te­ra éga­le­ment la pré­sence d'une sym­pa­thique fonc­tion Stretch qui fait bien le job et qui agit de 50 à 200 % ! Pen­dant qu'on y est, en re­vanche, on au­rait pu ima­gi­ner aus­si le pa­ra­mètre Re­verse, voire Loop. Pe­tit bug à no­ter, ou ou­bli de sim­pli­ci­té à notre goût, le fait de de­voir ap­puyer deux fois pour pré-écou­ter un son avant de le char­ger dans le lo­gi­ciel ! Ce­ci dit, on voit bien, pour un pre­mier état des lieux, que cette ap­pli­ca­tion a été pen­sée dans les moindres dé­tails qui, par­se­més par-ci par­là, ap­portent une im­pres­sion de sé­rieux jointe à une ri­chesse de pos­si­bi­li­tés.

Com­pa­tible Able­ton Live

Un pe­tit fo­cus sur l’une des fonc­tions qui nous ont mar­qué, celle de l’ex­por­ta­tion des mor­ceaux vers l’Able­ton Live de notre home-stu­dio. En ef­fet, sur la page Song de BeatHawk en bas de l’écran de notre iPad, se trouve l’icône Ex­port, par la­quelle nous pou­vons ex­traire le pro­jet en mul­ti­piste au­dio, mais aus­si en piste MI­DI, ou en­core en un pro­jet Able­ton Live (fi­gure 3). C’est ce der­nier choix que nous avons fait. Il est utile de pré­ci­ser qu’après avoir ex­por­té un fi­chier, on le re­trouve dans l’on­glet Brow­ser ac­ces­sible sur la page prin­ci­pale Track, c’est ici que se trouve le dos­sier de l’uti­li­sa­teur User (mais aus­si les banques de sons) (fi­gure 4). Et c’est ici que tout se joue. Par exemple, pour le trans­fert, si vous vou­lez uti­li­ser iCloud (notre cas), You­Tube ou Sound­Cloud, pas de sou­ci, tout a bien été pré­vu. En ce qui nous concerne, la ma­gie opère im­mé­dia­te­ment. À par­tir d’iCloud, nous im­por­tons dans notre MacBook Pro notre fi­chier « .als » Able­ton Live (qui est ac­com­pa­gné de tous les samples de notre mor­ceau). Après avoir sé­lec­tion­né le dos­sier des échan­tillons dans Live, le mi­racle agit et nous re­trou­vons nos clips à

l’iden­tique, avec l’in­té­gra­li­té conforme de notre chan­son. Très ef­fi­cace et simple, c’est un vrai plai­sir ! Mais au-de­là de cette pos­si­bi­li­té, pour les plus exi­geants d’entre vous, cette ou­ver­ture nous pa­raît très in­té­res­sante comme nous le di­sions en in­tro­duc­tion, car vous pou­vez com­men­cer et af­fi­ner votre oeuvre sur l’iPad tout en al­lant en­core beau­coup plus loin sur votre lap­top. Un luxe qui mé­rite de se pen­cher des­sus ! Un mot sur le mode Song (fi­gure 5) : c’est un jeu d’en­fant. On ob­ser­ve­ra sur la gauche nos pat­terns, que l’on glis­se­ra un par un dans l’icone dé­rou­lante si­tuée en haut de l’écran de la struc­ture de la chan­son. Rien de plus simple pour rac­cour­cir un pat­tern ou le ral­lon­ger par simple glis­se­ment, et ai­dé par les flèches droite et gauche. Mais ce n’est pas tout, car vous re­mar­que­rez sur la par­tie droite de l’écran qu’il est pos­sible pour cha­cun de vos pat­terns de mu­ter un par un les seize pads dis­po­nibles (qui cor­res­pondent à vos « pistes »). Très fort, car vous pou­vez ar­ran­ger votre struc­ture sur la piste dé­rou­lante et en même temps dé­ci­der de l’uti­li­té ou pas de cer­taines pistes. Fa­cile et per­for­mant, un ré­gal ! Un mot sur la par­tie Step Edit, le troi­sième noyau dur de cette ap­pli­ca­tion après les modes Pat­tern/Track et Song. Rien de plus simple pour édi­ter vos motifs à l’aide des quatre ou­tils à votre dis­po­si­tion, comme le crayon simple ou mul­ti, ou en­core la pos­si­bi­li­té de ral­lon­ger ou rac­cour­cir une note ou la gom­mer. Là en­core, l’uti­li­sa­tion brille par sa sim­pli­ci­té ! No­tons de sur­croît la très pra­tique voire in­dis­pen­sable fonc­tion Un­do, qui est va­lable dans tous les me­nus de BeatHawk, au­to­ri­sant ain­si un re­tour en ar­rière (ou plu­sieurs) de fa­çon chro­no­lo­gique, un must ! En­fin, pour ceux qui connec­te­raient un cla­vier ou un

Très fort, car vous pou­vez ar­ran­ger votre struc­ture sur la piste dé­rou­lante et en même temps dé­ci­der de l’uti­li­té ou pas de cer­taines pistes.

contrô­leur ex­terne, il vous se­ra pos­sible d’édi­ter les pa­ra­mètres MI­DI, comme l’af­ter­touch, le pitch bend à titre d’exemple, mais éga­le­ment la vé­lo­ci­té ! En conclu­sion, vous l’au­rez com­pris, pour un prix dé­fiant la concur­rence, cette ap­pli­ca­tion vaut vrai­ment la peine de s’y in­té­res­ser. De plus, avec les nom­breux packs d’extension que vous pou­vez vous pro­cu­rer di­rec­te­ment dans la fe­nêtre Brow­ser (entre 5 et 10 € cha­cun), au­tant dire qu’il y a de quoi faire. BeatHawk est très simple tout en possédant plé­thore de pa­ra­mètres et de fonc­tions pour al­ler plus loin. À es­sayer ab­so­lu­ment !

La fe­nêtre Song in­cluant le bou­ton Ex­port, et la par­tie mute des pistes sur les pads à droite.

La page Brow­ser qui en­globe le dos­sier User Li­bra­ry et les packs de sons op­tion­nels.

Le fa­meux cla­vier chro­ma­tique pour jouer des basses ou des ac­cords.

La fe­nêtre consa­crée à l’ex­por­ta­tion du mor­ceau.

La par­tie édi­tion des samples avec ré­glage de time stretch (de 50 à 200 %).

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