Llor­ca Jar­din dan­ce­floor

On n’avait plus de réelles nou­velles dis­co­gra­phiques de Lu­do­vic Llor­ca de­puis pas mal de temps. L’or­fèvre de l’élec­tro house, fleu­ron de l’écu­rie F Com­mu­ni­ca­tions au dé­but des an­nées 2000, re­vient avec un pro­jet mû­ri et ré­flé­chi… Alors com­ment tra­vaille a

Keyboards Recording - - MUSIC PLAY - Pro­pos re­cueillis par Thier­ry De­mou­gin

Ton his­toire ?

Llor­ca : Je com­mence très jeune en fai­sant des mu­siques pour jeux vi­déo et dé­mos sur C64, je conti­nue sur Ami­ga et je com­pose mes pre­miers mor­ceaux house et tech­no des­sus. Je sors alors trois EP sur un pe­tit la­bel lillois, la ville où je fais sem­blant de faire mes études ! Je passe en­suite sur PC et je signe trois EP sous le nom de Llor­ca sur le la­bel F Com­mu­ni­ca­tions. Puis un al­bum qui m’amène à faire le tour du monde sur scène ac­com­pa­gné par cinq mu­si­ciens pen­dant trois ans. Je com­mence en­suite un nou­veau pro­jet, ArtOfTones, et je sors une plé­thore de maxis et re­mix sur di­vers la­bels un­der­ground : 20:20 Vi­sion, Com­post, Free­range Re­cords, Room With A View, Lo­cal Talk Re­cords, etc. Pa­ral­lè­le­ment, j’ai conti­nué de com­po­ser un nouvel al­bum de Llor­ca qui sort cette an­née sur Mem­bran, un gros la­bel in­dé­pen­dant al­le­mand. Tes in­fluences ? Elles sont nom­breuses et éclec­tiques : Mas­ters At Work, Ke­vin Saun­der­son, Deep Dish, Mood II Swing, Charles Min­gus, Chic, Bill Wi­thers, Ste­vie Won­der, Sly Stone, De La Soul, Pu­blic Ene­my… Ton ma­tos ? Mon stu­dio est consti­tué au­tour d’un or­di­na­teur PC, un cla­vier maître Ro­land, une paire de mo­ni­teurs Dy­nau­dio, une Ma­ckie seize voies, un Pro­phet-6, un Pio­neer To­raiz SP16, un pré­am­pli Joe­meek, un mi­cro AKG C3000B.

Quelles ont été les ins­pi­ra­tions qui t’ont fait mû­rir pen­dant près de quinze ans pour abou­tir à ce pro­jet TheGar­den ?

Je vou­lais faire un al­bum de soul/funk qui sonne mo­derne, avec des chan­sons so­lides. Je me suis ins­pi­ré de ce qui s’était pas­sé dans ma vie pour ra­con­ter ce que je res­sen­tais. C’est par­fois ins­pi­ré par Cur­tis May­field, Ste­vie Won­der ou An­der­son .Paak.

Com­ment se sont faites les ren­contres vo­cales avec les dif­fé­rentes per­sonnes qui ap­pa­raissent sur cet al­bum ?

En fait je suis al­lé les cher­cher. J’avais en tête cer­tains types de voix pour chaque chan­son, et quand je dé­cou­vrais des chan­teurs ou chan­teuses qui me plai­saient et qui cor­res­pon­daient à ce que je cher­chais, je ren­trais en contact avec eux, soit par des amis com­muns, soit par in­ter­net. J’ai par­fois ren­con­tré phy­si­que­ment les chan­teurs, comme Mi­chael Bar­the­le­my, Ma­wo­ga­ny, Stefan Frank ou Lae­ti­tia Da­na, et dans cer­tains cas on a fonc­tion­né par Skype et emails. Com­ment s’est réa­li­sée la pro­duc­tion de l’al­bum ? J’ai tout com­po­sé chez moi, sur Able­ton Live. Puis j’ai ap­pe­lé des mu­si­ciens que je connais­sais pour jouer cer­taines par­ties que je ne pou­vais pas jouer moi-même : des gui­tares et des pia­nos Rhodes sur­tout. En­suite j’ai fait le mix sur Rea­per, tou­jours chez moi. J’aime l’idée de pou­voir tout contrô­ler et réa­li­ser moi-même. Je sais que ça son­ne­ra cer­tai­ne­ment moins bien que si j’en­ga­geais un in­gé-son pour le mix, mais je garde un contrôle sur le son de l’al­bum, et ça sonne comme je l’en­ten­dais au dé­part dans ma tête. Ça me per­met de gar­der une vi­sion claire de ce que je veux de la com­po­si­tion à la fi­na­li­sa­tion d’un mor­ceau. Par contre, j’ai in­ves­ti dans le mas­te­ring pour ré­chauf­fer le son et le pas­ser dans du ma­té­riel que je n’avais pas. C’est Alex Go­pher qui a fait le mas­te­ring et le cut vi­nyl s’est fait chez Trans­lab.

[A+LSO / So­ny Mu­sic / The Or­chard] www.llor­ca­mu­sic.com, www.fa­ce­book.com/artoftones

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