Ro­man pho­to :

Keyboards Recording - - SOMMAIRE -

Conduire un pro­jet à son terme (Épi­sode 3)

Le Mi­dem ouvre lo­gi­que­ment ses portes aux édi­teurs et, d’ailleurs, il a été créé par eux. C’est aus­si l’oc­ca­sion pour un ar­tiste de s’y mon­trer et bien sûr de tis­ser nombre de re­la­tions entre les al­lées, évé­ne­ments of­fi­ciels, évé­ne­ments plus in­for­mels (sur la plage de la croi­sette de Cannes) et en­fin af­ters qui s’en­chaînent les uns après les autres du­rant les quatre jours du Mi­dem, dé­pas­sant sys­té­ma­ti­que­ment les heures rai­son­nables de la nuit. D’ailleurs, il s’agit là du meilleur mo­ment pour mieux abor­der les ac­teurs du mé­tier. Il faut dire

1 Vi­suel du rock opé­ra pour dé­marches

Dé­mar­cher les pro­fes­sion­nels du mé­tier, c’est une chose, mais avec quoi ? Bien sûr, j’ai tou­jours avec moi le pre­mier al­bum de Freegh qui in­tègre dans sa po­chette la re­pro­duc­tion exacte d’un ta­lis­man ex­po­sé aux an­ti­qui­tés égyp­tiennes du Louvre ! Mais, com­ment com­mu­ni­quer le rock opé­ra ? Je sais que l’au­dio seul ne se­ra pas suf­fi­sant. En amont du Mi­dem, nous avions donc dé­ci­dé de faire fa­bri­quer des cartes de vi­site ori­gi­nales qui dé­voi­laient le titre dé­fi­ni­tif du pro­jet ain­si que son vi­suel. S’ajou­tait à ce­la, et nous l’avions men­tion­né dans l’épi­sode 2, la fa­bri­ca­tion d’un tea­ser. Pour mé­moire, le concept était de faire suc­cé­der des images d’ar­chives de la se­conde par­tie du XXe siècle et de faire en sorte qu’elles s’ac­cé­lèrent au fur et à me­sure que l’on ap­proche de l’an 2000. Deux ver­sions ont été mon­tées, l’une de 1 mi­nute des­ti­née au Mi­dem et l’autre plus courte qui se­ra dé­diée à Ins­ta­gram et aux autres ré­seaux so­ciaux.

2 Ren­contre dans le TGV du re­tour vers Pa­ris

Si les contacts que j’avais ini­tiés al­laient pro­ba­ble­ment m’ame­ner quelque chose à qu’avec un verre à la main, les choses de­viennent plus fa­ciles en termes de contact…

Il y a un an, j’avais fait la ren­contre de Fa­brice Ga­ba qui di­rige Ta­keOff Pu­bli­shing. Ren­contre qui s’était pro­duite à la qua­si-fer­me­ture du sa­lon. Elle avait dé­bou­ché sur une col­la­bo­ra­tion pour l’en­semble du pro­jet Freegh. Alors, qu’en se­rait-il pour l’édi­tion 2018 ? Qui de­vais-je al­ler sol­li­ci­ter cette fois-ci ? Fa­brice et moi sa­vions qu’il nous fal­lait trou­ver un ma­na­ger ra­pi­de­ment. Al­lais-je le trou­ver ici au Mi­dem ? Sur­tout que des speed mee­tings étaient or­ga­ni­sés entre ar­tistes et ma­na­gers. l’ave­nir, ou pas, je re­par­tais du Mi­dem sans ré­sul­tat concret. La vie fait bien les choses dès lors qu’on ne baisse pas les bras. Il fal­lait juste être au bon en­droit pour for­cer les op­por­tu­ni­tés et le bon en­droit a été le TGV du re­tour. Se trou­vait dans le wa­gon à l’étage Pierre Vi-

En at­ten­dant, le Mi­dem est avant tout un évé­ne­ment à ca­rac­tère in­ter­na­tio­nal, c’est donc sur ce ter­rain qu’il fal­lait que je me lance à tout prix, parce que Freegh est un pro­jet in­ter­na­tio­nal. Si c’était la troi­sième fois que je m’y ren­dais, je n’avais pas l’as­su­rance du ré­sul­tat, je ne sa­vais pas non plus vers qui me tour­ner, même si je connais­sais dé­jà quelques per­sonnes. Mais ma dé­ter­mi­na­tion et l’en­jeu du pro­jet Freegh ont pris le des­sus. Dans ma tête, tous les pa­villons étran­gers de­vaient don­ner lieu à un ren­dez-vous fixé ou im­pro­vi­sé.

kian, ma­na­ger sur la place de Pa­ris. Sa mé­thode, in­édite en France et is­sue du monde an­glo-saxon, est ba­sée sur un ma­na­ge­ment stra­té­gique de pla­ce­ment d'ar­tistes en la­bels. Après de longues dis­cus­sions avec lui et en concer­ta­tion avec Fa­brice, j’ai dé­ci­dé d’ac­cep-

3 Séances et mixages

Notre col­la­bo­ra­tion avec Mark Ha­li­day, dé­jà éta­blie de­puis l’al­bum pré­cé­dent, conti­nue sur le pro­jet du rock opé­ra. Mark a dé­jà ef­fec­tué le mixage de douze titres. Entre-temps, Ni­ko Sar­ran (co-créa­teur du pro­jet) et moi, nous ter une pro­po­si­tion de contrat qui cour­ra à comp­ter du 1er sep­tembre 2018. Elle concerne le pre­mier al­bum de Freegh. Le rock opé­ra se­ra concer­né plus tard, une fois tous les élé­ments au­dio et vi­suels réunis. nous sommes adres­sés à Pierre Jac­quot pour mixer de nou­veaux titres. Nous vou­lions avoir une se­conde patte, ce qui a été le cas avec suc­cès. Seule­ment voi­là, avec le re­cul, j’ai chan­gé d’avis sur le par­ti pris de ne pas in­clure de gui­tares élec­triques dans les ar­ran­ge­ments sur cer­tains titres jus­te­ment mixés par Mark. Cet été m’a don­né l’oc­ca­sion de ré­pa­rer cette er­reur in ex­tre­mis. Mark en a pro­fi­té pour op­ti­mi­ser son tra­vail d’une ma­nière glo­bale et par­ti­cu­liè­re­ment sur le trai­te­ment des voix, chose que nous avions abor­dée avec un peu trop de mo­dé­ra­tion à l’époque.

4 Scé­no­gra­phie

Les choses com­mencent à s’ins­tal­ler pe­tit à pe­tit sur la par­tie spec­tacle du pro­jet. L’un des deux ar­tistes VJ pro­fes­sion­nels is­sus de l’agence Vi­suaal et avec les­quels nous avions, Fa­brice et moi, dé­jà lon­gue­ment conver­sé nous a fait deux pro­po­si­tions pour une scé­no­gra­phie. Le but étant la réa­li­sa­tion d’une cap­ta­tion au­tour d’une pre­mière mise en scène du rock opé­ra avant fin 2018. Après concer­ta­tion avec ses col­lègues, Ma­lo opte pour une so­lu­tion la plus flexible pos­sible pour ré­pondre à tous les en­vi­ron­ne­ments et salles. De mon cô­té et à par­tir de ces nou­veaux élé­ments, je peux en­fin ima­gi­ner le ma­té­riel mu­si­cal sur scène, le nombre de mu­si­ciens, consi­dé­rer le tra­vail de pré­pa­ra­tion des pistes (Stems) et pré­voir les par­te­na­riats avec les construc­teurs dans l’au­dio pro.

Carte de vi­site dé­diée au rock opé­ra.

Mark Ha­li­day en cours de mixage. DR

Ma­lo sur le site Vi­suaal.

Pierre Vi­kian.

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