RUCHIRA ET SUSANTHA

Kiteboarder - - AU REVOIR PRÉSIDENT ! VOL. 3 -

N.B. RUCHIRA NE PARLE PAS AN­GLAIS. SUSANTHA TRA­DUIT.

Ki­te­boar­der : Sa­lut les gars. Nous vous cô­toyons main­te­nant de­puis quelques se­maines qua­si­ment tous les jours. Vous faites par­ti des pre­miers Sri Lan­kais à pra­ti­quer le ki­te­surf donc on ai­me­rait en sa­voir plus. Êtes-vous na­tifs de Kal­pi­tiya ? Susantha et Ruchira : Oui nous sommes tous les deux na­tifs de Kal­pi­tiya. Nous nous connais­sons de­puis l’en­fance et avons gran­dit en­semble. Ki­te­boar­der : Comment avez vous dé­cou­vert ce sport ? Et qu'est-ce qui vous à pous­sé à le pra­ti­quer ? Susantha : Nous avons dé­cou­vert le ki­te­surf il y a trois ans dans le Grand La­gon avec des tou­ristes. J’aime beau­coup la mer donc ce sport m'a tout de suite in­té­res­sé. J'ai vou­lu en faire as­sez vite. Main­te­nant je tra­vaille grâce à ce sport et je me dis qu’un jour je pour­rais peut-être voya­ger grâce à cette nou­velle pas­sion. Ruchira : De­puis l’en­fance j’aime les sports d’eau. Avant d’être chauf­feur pour le ki­te­camp, j’étais pé­cheur. Je prends des cours de­puis quelques se­maines avec Mi­chi (cf. itw sur www.ki­te­bor­der-mag.com). Ça me plaît, c'est cool. Ki­te­boar­der : Quelles ont été vos pre­mières sen­sa­tions ? Su­sanh­ta : J'aime beau­coup les sen­sa­tions de glisse que ça me pro­cure et j’adore pou­voir m'en­vo­ler. Mais il faut sa­voir dé­pas­ser ses peurs et les dif­fi­cul­tés... Je com­mence à sau­ter, c’est vrai­ment cool. Tous les jours je re­garde des vi­déos pour m’amé­lio­rer. Je suis de­ve­nu ac­cro ! J’ai en­vie de pro­gres­ser et pour­quoi pas un jour faire des com­pé­ti­tions. Ruchira : Je sais que le ki­te­surf peut être un sport dan­ge­reux. Pour le mo­ment, je veux juste m’amu­ser et dé­cou­vrir ce sport qui gran­di ici. Je prends beau­coup de plai­sir. Ki­te­boar­der : Susantha, toi qui tra­vaille main­te­nant comme beach boy, quel était ton travail avant ? Comment êtes-vous en­tré dans cette en­tre­prise et que faites-vous du­rant la basse sai­son ? Susantha : Moi aus­si j'étais pê­cheur ! (Rires) En­suite, j’ai tra­vaillé comme chauf­feur de tuk-tuk avec mon frère. Puis, j’ai ren­con­tré Léo et Dil­si­ri qui m’ont pro­po­sé de tra­vailler avec eux en tant que beach boy. Je m'oc­cupe du bar de la plage aus­si. Du­rant la basse sai­son, je fais des sor­ties ba­teau avec les tou­ristes pour les em­me­ner voir les dauphins. Puis je re­prends mon travail au mois de mai. Ruchira : C'est Susantha qui m'a pro­po­sé de ve­nir tra­vailler ici. J'ai com­men­cé cette an­née et je suis très content de ce nou­veau mé­tier car c'est moins fa­ti­guant et dan­ge­reux que la pêche. Ki­te­boar­der : Mi­chi est votre ins­truc­teur, n'est-ce pas ? Comment l'avez vous ren­con­tré et comment avez-vous com­men­cé à pra­ti­quer ce sport ? Susantha : J’ai ap­pris le kite tout seul. Du­rant la haute sai­son, je re­gar­dais les gens na­vi­guer, gréer, le­ver l’aile. Et du­rant la basse sai­son, quand il y a moins de vent, j’ai com­men­cé avec une 7 m2 qu'on m'avait don­né. Mais c’était trop juste, il n'y avait pas as­sez de vent alors Dil­si­ri m’a don­né une 10 m2 et quelques conseils. Ruchira : J’ai ren­con­tré Mi­chi cette an­née au mois de mai. Il m’a ap­pris les bases jus­qu’au wa­ters­tart et main­te­nant c’est Susantha qui m’aide dans ma pro­gres­sion. Ki­te­boar­der : De­puis la fin de la guerre, le tou­risme du ki­te­surf s'est dé­ve­lop­pé ra­pi­de­ment dans cette ré­gion du Sri Lan­ka. Voyez-vous ce­la comme quelque chose de bon ou mau­vais pour votre pays et votre culture ? Susantha : L’ar­ri­vée du ki­te­surf est très bonne car ce­la fait ve­nir beau­coup de tou­ristes et donc de nou­veaux bou­lots pour nous. C’est aus­si bon pour la culture. Ici on n'a pas l'ha­bi­tude de voir des filles dé­nu­dées ou peu ha­billées. Les filles en bi­ki­ni peuvent cho­quer les gens mais ce n’est que pour le kite et que sur la plage. Les men­ta­li­tés com­mencent à chan­ger dans le sud du pays… Il fau­dra at­tendre quelques an­nées pour que les gens s’ha­bi­tuent com­plè­te­ment mais ça va dé­jà de mieux en mieux. Il y a des gens du monde en­tier qui viennent ici, on a conscience que c'est bon pour nous. Ruchira : Je pense aus­si que c’est très bon pour le pays. De plus en plus de Sri Lan­kais vien­dront ici pour tra­vailler. Ki­te­boar­der : Pen­sez-vous que le kite va se dé­ve­lop­per ailleurs que sur Kal­pi­tiya dans les pro­chaines an­nées ? Susantha et Ruchira : Oui il y a beau­coup de la­gons au Sri Lan­ka et le kite pour­ra se dé­ve­lop­per fa­ci­le­ment un peu par­tout dans le pays.

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