QUELLE TECH­NIQUE POUR QUELLES CONDI­TIONS ?

Kiteboarder - - DOSSIER -

On­shore ou side on­shore. Cette confi­gu­ra­tion de vent est à la fois très fa­cile et très dif­fi­cile. Si le vent souffle com­plè­te­ment de mer, vous na­vi­guez pa­ral­lèle et dos aux vagues donc vous êtes en po­si­tion back­side. Vous sur­fez en uti­li­sant es­sen­tiel­le­ment votre planche, l’aile étant ca­lée vers le haut de fe­nêtre pour conser­ver un mi­ni­mum de trac­tion. Tou­jours en lon­geant la vague, pas­sez en po­si­tion toe­side pour être face à la vague, front­side comme on dit dans le mi­lieu. Là aus­si vous pou­vez suivre la vague et en­chaî­ner des pe­tites courbes sans avoir à bou­ger l’aile. L’exer­cice se com­plique si l’on cherche à uti­li­ser la puis­sance de l’aile pour sur­fer front­side, c’est-à-dire en ali­gnant un bot­tom turn puis un roller. Le prin­cipe de base est d’en­voyer l’aile puis d’amor­cer la prise de carre. Si l’aile a tou­jours un temps d’avance sur vous, elle ne se dé­ven­te­ra pas. C’est exac­te­ment le même en­chaî­ne­ment si vous at­ta­quez en po­si­tion toe­side pour sur­fer back­side. Le « vrai » surf back­side est plus dé­li­cat du fait d’un équi­libre moins fa­cile à trou­ver mais qui s’avère être sty­lé et puis­sant quand on a le bon ti­ming avec l’aile. Dans les deux cas, ren­voyez l’aile de l’autre cô­té dès que vous avez amor­cé le bot­tom turn. En fonc­tion de votre aile, cette re­lance doit être plus ou moins an­ti­ci­pée. Evi­tez sur­tout qu’elle n’aille se ca­ler en bord de fe­nêtre.

Side shore. Que l’on surf back­side ou front side, cette orien­ta­tion de vent est très fa­cile car les mou­ve­ments de l’aile sont moins amples qu’en side on­shore ou on­shore. Les dé­cro­chages sont moins fré­quents et les er­reurs sont plus fa­ci­le­ment rat­tra­pables. De plus, les vagues sont gé­né­ra­le­ment plus or­don­nées et ont ten­dance à moins fer­mer ce qui offre plus de po­ten­tiel de surf. Même si la taille frôle les 1,50 mètres, vous avez la pos­si­bi­li­té de fuir votre ap­pré­hen­sion ou la grosse lèvre qui ferme en tra­çant tout droit, si vous êtes sur le bord ren­trant, ou de faire de­mi-tour en re­par­tant toe­side si vous êtes sur le bord face aux vagues.

Side off. C’est le must, la ga­vade, le gros pied, l’éclate to­tale, la drogue dure… Grâce au vent souf­flant un peu de terre, les vagues sont plus propres, et le plan d’eau en gé­né­ral plus calme, car il y a beau­coup moins de cla­pot. La grosse ce­rise sur le gâ­teau, c’est lorsque l’on a la chance d’avoir des vagues dé­rou­lant clai­re­ment en droite ou en gauche. Dans cette confi­gu­ra­tion, l’aile ne bouge presque pas, elle aide sur­tout à se re­lan­cer en cas de re­tard ou de petit bras­sage en haut de vague. En side off­shore, il est im­por­tant que l’aile ait un dé­po­wer ef­fi­cace et une grande fe­nêtre de vol pour res­ter sur la vague. En side off­shore, on prend beau­coup de vi­tesse et on peut se re­trou­ver ra­pi­de­ment à la rue. Pour­quoi avoir une aile avec une grande fe­nêtre de vol ? Avec un vent souf­flant un peu de terre et lorsque l’on cherche à plon­ger au coeur de la bête pour at­ta­quer son bot­tom turn, on est au près et si l’aile ne va pas as­sez loin, on se fait sor­tir tout de suite.

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