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Kiteboarder - - CATAPULTATION -

e col­ler des énormes vols est es­sen­tiel­le­ment une ques­tion de tech­nique no­tam­ment au ni­veau de la syn­chro­ni­sa­tion de la phase de cran­tage et le pi­lo­tage de l’aile. En­suite, les condi­tions de vent et l’état du plan d’eau in­fluent sur la hau­teur et le temps de vol. Vient en­suite la ques­tion du ma­tos. Le meilleur des kites an­non­cé comme une ma­chine à se sa­tel­li­ser n’a que peu d’uti­li­té si le pi­lo­tage n’est pas pré­cis. Enfin, la planche n’a qu’un im­pact presque né­gli­geable dans la prise de hau­teur. Bien sûr, il faut un mo­dèle avec suf­fi­sam­ment de glisse pour fa­ci­li­ter les phases d’ac­cé­lé­ra­tion. Pour ter­mi­ner, l’as­pect psy­cho­lo­gique est un fac­teur im­por­tant. Si vous n’êtes pas prêt men­ta­le­ment à vous mettre un gros tir à s’en ra­ré­fier l’oxy­gène, votre cer­veau met­tra tout en oeuvre pour faire de votre fan­tasme de voir la terre vue du ciel un saut de type rase cla­pot en cra­paud style. Sau­ter très haut ne s’im­pro­vise pas donc il est im­por­tant de prendre confiance pe­tit à pe­tit. Com­men­cez en 12 m2 dans des condi­tions nor­males puis en 9 m2 et lorsque vous maî­tri­se­rez par­fai­te­ment votre aile, re­pous­sez vos li­mites dans le vent fort. Si vous ne nous croyez pas, nous vous in­vi­tons à re­gar­der la mons­trueuse boîte de Tom Hé­bert lors du Redbull King of The Air 2013. Un der­nier conseil : as­su­rez-vous tou­jours d’avoir un es­pace dé­ga­gé de tout obs­tacle sous le vent pour évi­ter le coup de stress en l’air et le mau­vais coup de barre source de mau­vaises ré­cep­tions.

SAU­TER, PRIN­CIPES DE BASE

Le but du jeu est de mettre de la ten­sion dans les lignes à l’ap­pel de saut en s’op­po­sant avec la planche à la trac­tion de l’aile. Vous pou­vez sau­ter en pla­çant l’aile au zé­nith avec un bon cran­tage mais, même en étant sur­toi­lé, la prise de hau­teur res­te­ra li­mi­tée tout comme la du­rée du vol. Pour prendre de l’al­ti­tude, l’aile doit être en­voyée ra­pi­de­ment vers le zé­nith ou lé­gè­re­ment dans la de­mi-fe­nêtre op­po­sée au sens de na­vi­ga­tion. Plus ce mou­ve­ment d’aile est ra­pide, plus vous met­tez les chances de votre cô­té pour ad­mi­rer votre ombre à la sur­face de l’eau de­ve­nir mi­nus­cule.

LE CRAN­TAGE Dé­fi­ni­tion :

Le cran­tage est l’ac­tion d’ef­fec­tuer une prise de carre en plan­tant le rail de la planche en bas­cu­lant éner­gi­que­ment le haut du corps au vent et en met­tant tout le poids du corps sur les ta­lons. Il faut aus­si flé­chir à fond les jambes jus­qu’à avoir les fesses qui frôlent l’eau. Juste avant d’être face au vent, il faut don­ner un der­nier coup de ta­lon. At­ten­tion de ne pas trop at­tendre pour re­lâ­cher le cran­tage car sou­vent on ra­len­tit trop et il ar­rive par­fois que le pied ar­rière sorte du foots­traps.

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