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Kiteboarder - - KITEBOAT TRIP EN SOLO, VERSION XXL ! -

ans se sont écou­lés de­puis notre retour à la vie ter­restre. Mais ces choses là sont ins­crites dans notre code gé­né­tique et trans­mises comme l’ADN de père en fils. Tôt ou tard, j’étais pré­des­ti­né à re­prendre la mer, sur la route des ali­zés. 1983, nous par­tons en fa­mille, Pa­pa, Ma­man, mon frère ju­meau et moi, pour ce qui de­vait être un tour de l’At­lan­tique de deux ans, en com­men­çant par un pe­tit dé­tour nor­vé­gien, fi­na­le­ment trans­for­mé en tour du monde de quatre ans et de­mi à bord d’un VIA 36 nom­mé Côte-de-Beau­té. C’est pour­quoi lorsque l’oc­ca­sion s’est pré­sen­tée, Free Spi­rit, Lou­lou, Trin­quette et moi avons lar­gué les amarres, avec pour ob­jec­tif d’ef­fec­tuer le tour du globe pous­sé par les ali­zés. Vingt­cinq ans plus tard, c’est en so­li­taire, ar­mé de mon ma­tos de kite, que je dé­cide de re­vivre un épi­sode de mon pas­sé fa­mi­lial un peu aty­pique. Grâce à un bud­get res­treint et maî­tri­sé, une soif de dé­cou­vertes in­ébran­lable, mon rêve s’est réa­li­sé au bout de trois ans et neuf mois de cir­cum­na­vi­ga­tion et 37 400 milles nau­tiques par­cou­rus. Le but de la ma­noeuvre : faire un tour du monde des spots de kite, ren­con­trer les peuples et d’autres pra­ti­quants. Pas tous bien évi­dem­ment, mais l’idée était de sor­tir des sen­tiers bat­tus, et sur­tout des plages sur­char­gées de fu­rieux en tous genres, grâce au moyen de lo­co­mo­tion que je crois le plus adé­quat et ori­gi­nal, à sa­voir le ba­teau. Quoi de plus éco­lo­gique que de ral­lier les spots sur une mai­son flot­tante, non pol­luante, et pous­sée par la seule force des ali­zés ! Le kite al­lié au voi­lier nous fait vivre la sen­sa­tion mer­veilleu­se­ment gri­sante d’avoir le vent comme équi­pier. Entre les au­toch­tones qui per­pé­tuent la tra­di­tion d’un ac­cueil tou­jours aus­si sin­cère et cha­leu­reux, et les voya­geurs, sou­vent ma­rins, par­fois tour­du­mon­distes, les­quels m’ont connu sur la pre­mière cir­cum­na­vi­ga­tion, lorsque je n’étais qu’un en­fant, ché­tif et agi­té, aux che­veux constam­ment hir­sutes, mèches brû­lées par le sel et le soleil des tro­piques, le voyage s’est pas­sé comme je l’ima­gi­nais, et même mieux en­core.

LES COUPS DE COEUR AN­TILLAIS

L’îlet à Ca­ret et l’îlet à Fa­jou dans le Grand-cul-de-sac : le must pour les ac­cros du big­wa­ve­ri­ding ! L’ac­cès s’ef­fec­tue en ba­teau au dé­part de Sainte-Rose, Port-Louis, Pe­tit Canal, et même Point-à-Pitre via la Ri­vière Sa­lée. Idéal par grosse houle de nord nord-est, ali­zé d’est, voire est sud-est. C’est une droite ma­gni­fique et puis­sante qui vous at­tend là-bas aux abords des passes. Le dé­cor est unique. Les îlets sont fré­quen­tés par les day-char­ters, mais seule une poi­gnée de va­leu­reux guer­riers s’at­taquent à ce genre de ca­deau de la nature. En re­vanche,

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