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Kiteboarder - - NATURE SAUVAGE -

a na­ture ne fait pas de ca­deau. Le vent, les vagues, les cou­rants sont des élé­ments qui, dans cer­taines si­tua­tions, sont par­ti­cu­liè­re­ment à risque, pour le pro­me­neur, le bai­gneur, le pê­cheur et l’adepte des sports de glisse. De­puis quelques an­nées, le jet-ski s’im­pose par­fois comme sé­cu, en par­ti­cu­lier pour les ses­sions de glisse. Avec cette fois-ci l’ob­jec­tif de fonc­tion­ner à l’an­née, et pour tout le monde, un pro­jet de jet vient d’être mon­té près de la pointe de la Torche, en Bre­tagne. On a dé­brie­fé l’his­toire pour vous au­près des bé­né­voles de la SNSM de Pen­marc’h, au coeur du pays Bi­gou­den. Sé­quence « Bay­watc'h ».

KBR : Qui êtes-vous ? Tom Poi­not :

Nous dé­pen­dons de la sta­tion SNSM de Pen­marc’h. Moi je fais par­tie du ca­not de sau­ve­tage « Prince d’Eckmühl » et on a réuni un équi­page de onze vo­lon­taires, avec de l’ex­pé­rience dans les vagues, pour lan­cer le pro­jet de jet-ski « Pe­tit Prince », avec une sta­tion de sau­ve­tage spé­ci­fique sur la plage de Pors Carn, au sud de la pointe de la Torche.

C’est quoi, la SNSM ? Tom:

His­to­ri­que­ment, la So­cié­té na­tio­nale de sau­ve­tage en mer, c’est l’as­so­cia­tion qui est char­gée du sau­ve­tage en mer sur les côtes fran­çaises. Ce sont des bé­né­voles qui mettent leurs com­pé­tences au ser­vice des usa­gers de la mer. 75% du fi­nan­ce­ment de la SNSM pro­vient de dons pri­vés. Les 25 % res­tants pro­viennent de l’État et des col­lec­ti­vi­tés. Ac­tuel- le­ment, les fi­nan­ce­ments sont pro­blé­ma­tiques. La même ques­tion se pose pour fi­nan­cer notre jet-ski et son en­tre­tien, mais vous pou­vez y par­ti­ci­per di­rec­te­ment via Leet­chi (http://bit.ly/1RMYybk).

La mer est-elle un mi­lieu très hos­tile ? Tom:

En règle gé­né­rale, ici c’est un mi­lieu hos­tile. On peut avoir beau­coup de baïnes, où les cou­rants sont sus­cep­tibles de pous­ser les per­sonnes au large dans un temps très res­treint. Si on ajoute quelques pushs de houle en été, ce­la tombe dans une pé­riode où les gens ne sont pas sen­si­bi­li­sés. Il y a sou­vent des mo­ments cri­tiques. Les mo­ni­teurs de surf sont sou­vent mis à contri­bu­tion, et ils in­ter­viennent avec des padd­le­boards, mais ce n’est pas simple.

Il y a aus­si des pro­me­neurs très im­pru­dents sur la côte. Il est fré­quent que des per­sonnes soient em­por­tées lorsque des sé­ries de vagues rentrent toutes les cinq ou dix mi­nutes. J’ai per­son­nel­le­ment vu deux pê­cheurs pé­rir ain­si dans la baie de Pors Carn.

Loïc An­dro : La sé­cu­ri­té est-elle une prio­ri­té par rap­port au risque ? Tom:

Mal­heu­reu­se­ment, la pré­ven­tion avec de la si­gna­lé­tique, pour des vi­si­teurs qui res­tent trois jours, ne peut pas

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