PRÉ­PA­RER SON MA­TÉ­RIEL À LA NA­VI­GA­TION (GRÉER)

L’ÉTAPE DU JOUR

Kiteboarder - - SPÉCIAL MANOEUVRES 2017 LES BASES -

Ba­sique, di­rez-vous ? Mais nom­breux sont les pra­ti­quants au­to­nomes qui peuvent gréer (pré­pa­rer le ma­té­riel à la na­vi­ga­tion) dans la pré­ci­pi­ta­tion et mettre aux ou­bliettes les bases de sé­cu­ri­té. Bien gréer son ma­tos est une étape es­sen­tielle, mais il ne faut pas ou­blier les autres usa­gers de la plage (pro­me­neurs, amis plan­chistes, ama­teurs de bron­zage, etc.) qui doivent être écar­tés de tous dan­gers.

AVANT DE SE JE­TER À L’EAU Une simple chro­no­lo­gie se doit d’être res­pec­tée afin de vous ga­ran­tir une mise en place op­ti­mum

>Li­sez et res­pec­tez les zones de pra­tique de ki­te­surf lo­cales ain­si que les zones pro­té­gées par Na­tu­ra 2000. >Ob­ser­vez l’évo­lu­tion mé­téo­ro­lo­gique (pas­sage sous grains, vent avec ef­fet ther­mique…) par rap­port aux pré­vi­sions préa­la­ble­ment consul­tées. >Ana­ly­sez la taille des ailes dé­jà à l’eau et les ga­ba­rits cor­res­pon­dants à celles-ci. >Échan­gez avec les ri­deurs pré­sents sur la plage (si le vent fait le « yoyo » ou est plu­tôt éta­bli, ef­fet de site, confi­gu­ra­tion avec la ma­rée…) afin d’éta­blir une ana­lyse fi­nale. >As­su­rez-vous que quel­qu’un de votre en­tou­rage ait connais­sance de votre mise à l’eau.

À sa­voir

Te­nez-vous in­for­mé des an­nonces Mé­téo France ! Pour as­su­rer la dif­fu­sion en mer des bul­le­tins de sé­cu­ri­té, la Di­rec­tion des af­faires maritimes passe par la ra­dio VHF, les ra­dios du ser­vice pu­blic et, gra­tui­te­ment, sur le site in­ter­net de Mé­téo France. En ef­fet, si un avis de grand frais (coup de vent) ou BMS (bul­le­tin mé­téo spé­cial) est an­non­cé, il est for­mel­le­ment in­ter­dit de sor­tir en mer.

1/ GON­FLER L’AILE Étape 1

(pho­to 01) >Pla­cez-vous dos au vent et dé­rou­lez votre aile (sous votre vent) en main­te­nant fer­me­ment le mi­lieu du bord d’at­taque. >Ou­vrez les clips des lattes pour vous ga­ran­tir un gon­flage ho­mo­gène dans toute la struc­ture du kite et as­su­rez-vous de bien fer­mer et ver­rouiller le bou­chon de­flate.

Étape 2

>As­su­rez-vous de bien ac­cro­cher le leash de pompe avant de gon­fler l’aile. (pho­to 02) >Tout en étant bien dos au vent, adop­tez la bonne po­si­tion de gon­flage : uti­li­sez vos jambes pour pom­per afin de main­te­nir le dos re­la­ti­ve­ment droit ain­si que les bras ten­dus. (pho­to 03)

Étape 3

>Che­ckez si votre aile est bien gon­flée. L’aile se plie en deux = pas as­sez de pres­sion. (pho­to 04) Cer­tains mo­dèles ont une in­di­ca­tion de pres­sion op­ti­male, mais il faut une pompe équi­pée d’un ma­no­mètre. Si le manque de pres­sion rend l’aile in­fâme à pi­lo­ter et très dif­fi­cile à re­dé­col­ler, l’ex­cès de pres­sion n’est pas bon non plus. D’une part, les cou­tures sont trop sol­li­ci­tées, et en cas de crash sur la plage, le risque d’ex­plo­sion du bord d’at­taque est plus grand. De plus, avec un bord d’at­taque noir, la pres­sion aug­mente au fur et à me­sure de la ses­sion sous l’ef­fet de la cha­leur du so­leil. >Les ef­fets d’un mau­vais gon­flage • Dans un pre­mier temps, l’aile va mal réagir aux ac­tions de la barre. On dit que l’aile « poulpe ». Elle va créer des à-coups dans le pi­lo­tage, mais aus­si dans la trac­tion. Il de­vient alors dif­fi­cile d’an­ti­ci­per ses réactions, sur­tout dans un vent ir­ré­gu­lier. Cette confi­gu­ra­tion de na­vi­ga­tion est une réelle mise en dan­ger pour soi ain­si que pour les autres usa­gers de la plage. • En­fin, si l’aile, mal gon­flée, tombe dans l’eau, son re­dé­col­lage peut de­ve­nir une vraie pro­blé­ma­tique dans la me­sure où elle se re­plie sur elle-même et aug­mente le dan­ger et la si­tua­tion de « non-contrôle ».

2/ SÉ­CU­RI­SER L’AILE Étape 1

>Par me­sure de sé­cu­ri­té, clip­sez vos lattes et pre­nez le temps de bien vé­ri­fier (avec les vel­cros) les bou­chons in­flate et de­flate. >Re­tour­nez votre aile avec le bord d’at­taque au sol et l’ex­tra­do de l’aile ap­pa­rent. >Sé­cu­ri­sez votre aile en met­tant du sable sur le spi proche du bord d’at­taque et de la latte cen­trale. Votre re­père est d’en mettre suf­fi­sam­ment pour que le spi soit au contact du sol. Que vous ayez 10 ou 30 noeuds, cette étape doit de­ve­nir un au­to­ma­tisme. Éga­le­ment, si vous po­sez l’aile d’un pra­ti­quant qui sort de na­vi­ga­tion, pla­cez du sable sur son kite pour le sé­cu­ri­ser lui et au­trui.

Étape 2

>Avant de par­tir vous chan­ger ou de dé­rou­ler vos lignes, as­su­rez-vous du bon pla­ce­ment de votre aile. Pre­nez comme re­père votre latte cen­trale qui doit être po­si­tion­née face au vent.

3/ DÉ­ROU­LER SES LIGNES Deux choix s’offrent à vous:

soit on dé­roule ses lignes pour que la barre se si­tue au vent du kite ou bien sous le vent du kite. Nous vous conseillons d’op­ter pour la barre sous le vent du kite. Pour­quoi? >Si votre kite est ame­né, pour x rai­sons, à tour­ner et glis­ser sur la plage, cette confi­gu­ra­tion vous laisse plus de temps pour réagir et at­tra­per votre barre et ci­bler votre ac­tion sur la ligne de sé­cu­ri­té. >Lors de votre pla­ce­ment pour le dé­col­lage, si l’as­sis­tant qui tient votre aile com­met l’er­reur de lâ­cher prise, votre kite se si­tue dans la zone de puis­sance. Ce cas de fi­gure peut se ré­vé­ler pro­blé­ma­tique puisque vous n’y se­rez pas pré­pa­ré.

Choix 1 La barre sous le vent de l’aile

(pho­to 01 & 02) >Si votre aile pos­sède des bri­dages, cla­ri­fiez-les et as­su­rez-vous qu’il n’y a pas de tour et que le sys­tème cou­lisse cor­rec­te­ment. >Dé­rou­lez vos lignes en vous dé­pla­çant sous la di­rec­tion du vent. >Po­si­tion­nez votre barre, au sol, avec le cô­té rouge (ou cou­leur do­mi­nante sui­vant la marque) à droite lorsque vous êtes face au vent et face à votre aile. Il s’agit tout sim­ple­ment d’avoir la barre à l’en­vers par rap­port au pi­lo­tage. >Bien évi­dem­ment, avant même de vous dé­pla­cer pour le dé­col­lage, pen­sez à re­tour­ner la barre dans le bon sens et à connec­ter votre leash sur la ligne de sé­cu­ri­té.

Choix 2 La barre au vent de l’aile

(pho­to 03 & 04) >Si votre aile est équi­pée de bri­dages, as­su­rez-vous de leur clar­té, qu’il n’y a pas de tour et que tout cou­lisse cor­rec­te­ment. >Dé­rou­lez vos lignes en vous dé­pla­çant vers la di­rec­tion du vent. >Positionner votre barre, au sol, avec le cô­té rouge (ou cou­leur do­mi­nante sui­vant la marque) à gauche lorsque vous êtes dos au vent et face à votre aile. Il s’agit tout sim­ple­ment d’avoir la barre dans le bon sens pour le pi­lo­tage.

CONSEILS PRA­TIQUES POUR DÉ­MÊ­LER SES LIGNES Ex­ci­tés, mo­ti­vés, morts de faim… On est tous un poil ten­dus lors­qu’on se re­trouve avec des lignes em­mê­lées entre elles ! >La mau­vaise mé­thode Mar­cher en écar­tant les lignes avec vos deux mains ne fe­ra qu’ac­cen­tuer le pro­blème. L’em­mê­le­ment des lignes risque de se concen­trer au fur et à me­sure de votre dé­pla­ce­ment et ce­la risque de créer des noeuds. >La bonne mé­thode

Pre­nez la to­ta­li­té des lignes et com­men­cez par dé­mê­ler vos lignes ar­rière en uti­li­sant vos jambes pour les sé­pa­rer des lignes avant. En vous dé­pla­çant, vous al­lez donc dis­so­cier vos deux lignes ar­rière en lais­sant les lignes avant à l’in­té­rieur de vos jambes. Une fois que les lignes ar­rière se­ront clai­re­ment po­sées au sol, il vous suf­fi­ra de réa­li­ser la même pro­cé­dure avec vos lignes avant.

Sé­cu­ri­té :

Votre leash d’aile doit être ma­ni­pu­lé à plu­sieurs re­prises afin que son fonc­tion­ne­ment soit ins­tinc­tif et donc bien clair dans votre tête. L’une des ex­tré­mi­tés du leash est équi­pée d’un mous­que­ton qui se fixe sur l’an­neau de votre ligne de sé­cu­ri­té. L’autre ex­tré­mi­té est le sys­tème de lar­gage per­met­tant de se dé­so­li­da­ri­ser com­plè­te­ment de votre aile. Il est donc conseillé de fixer ce sys­tème de lar­gage de­vant ou sur le cô­té du har­nais (à droite pour les droi­tiers et à gauche pour les gau­chers). At­ten­tion, une fixa­tion sur l’ar­rière du har­nais n’est pas une confi­gu­ra­tion ano­dine ! En ef­fet, dans le cas où le pra­ti­quant de­vrait sol­li­ci­ter le lar­gage de l’aile, ce­lui-ci se­ra trac­té sur le dos avec le risque d’avoir la tête dans l’eau et il de­vient donc très dif­fi­cile d’ac­tion­ner le sys­tème en se re­trou­vant dos à la trac­tion !

CONNEC­TER SES LIGNES AVEC LE NOEUD « TÊTE D’ALOUETTE »

Simple et fa­cile à réa­li­ser, le noeud tête d’alouette a pour but de fixer une ligne à une autre se ter­mi­nant par un noeud d’ar­rêt. En ti­rant sur la ligne qui dis­pose de la tête d’alouette, l’en­semble cou­lisse pour se ser­rer et se re­trou­ver en re­te­nue contre le noeud d’ar­rêt. Ce noeud trouve son in­té­rêt, car il est fa­cile à ma­ni­pu­ler et à dé­faire même après avoir su­bi une forte ten­sion.

(pho­to 06 & 07)

(pho­to 08)

L’aile est dif­fi­cile à plier = bonne pres­sion (pho­to 05)

Du­rant votre dé­pla­ce­ment, une de vos mains suf­fit à créer une ten­sion dans les lignes pour réus­sir à les mettre au clair.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.