Ale­sis Gui­tarLink Wi­re­less & MicLink Wi­re­less

le jeu en li­ber­té

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Ale­sis s’in­té­resse à la tech­no­lo­gie sans fil et le fait sa­voir, en pro­po­sant toute une gamme de nou­veaux pro­duits. Nous nous in­té­res­sons ici aux sys­tèmes consa­crés à la gui­tare/basse et au mi­cro. Voyons com­ment la marque

amé­ri­caine ap­pré­hende la bande des 2,4 GHz !

C’est lors du NAMM 2014 que les pre­miers pro­to­types de pro­duits sans fil Ale­sis étaient pré­sen­tés. Au­jourd’hui, la gamme est ma­ture et prête à être dis­tri­buée dans notre contrée. Avant d’en­trer dans le vif du su­jet avec nos deux sys­tèmes, sa­chez qu’Ale­sis pro­pose quatre autres pro­duits es­tam­pillés sans fil. Ain­si, le Vor­tex Wi­re­less est un cla­vier-gui­tare por­table, équi­pé d’un ac­cé­lé­ro­mètre et qui éta­blit une liai­son sans fil grâce à un dongle USB avec tout Mac/PC. Le TransAc­tive Drum­mer Wi­re­less est un am­pli au for­mat retour de scène, dé­dié au bat­teur (mais peut-être pas que, à tes­ter !), hé­ber­geant un am­pli de 100 W et ca­pable de strea­mer de la mu­sique à par­tir de n’im­porte quel dis­po­si­tif Blue­tooth. Le TransAc­tive Wi­re­less est un am­pli com­bo 50 W gui­tare/basse/mi­cro, lui aus­si ca­pable de strea­mer de l’au­dio d’un dis­po­si­tif Blue­tooth (Mac/PC/iOS/An­droid), mais équi­pé d’une bat­te­rie in­terne pour lui pro­cu­rer une réelle au­to­no­mie sans fil. Enfin, le Mul­tiMix 10 Wi­re­less est un mixeur ra­ckable 3U, dont les deux der­nières voies savent strea­mer de l’au­dio en Blue­tooth. Voyons main­te­nant nos deux autres pro­ta­go­nistes, les Gui­tarLink Wi­re­less et MicLink Wi­re­less.

D’abord, la gui­tare… ou la basse

La so­lu­tion Gui­tarLink Wi­re­less est com­po­sée d’un émet­teur sous forme de boî­tier à conser­ver près de l’ins­tru­ment et d’un ré­cep­teur à po­si­tion­ner soit vers l’en­trée de l’am­pli gui­tare/basse, soit dans le pé­da­lier type floor­board du mu­si­cien. En ef­fet, ses faibles di­men­sions (120 x 80 x 37 mm, 104 g) per­mettent de l’in­sé­rer comme une stomp­box de plus au sein de la chaîne d’ef­fets. La face avant de ce ré­cep­teur ac­cueille la sor­tie jack 6,35 à des­ti­na­tion de l’am­pli, un po­ten­tio­mètre de vo­lume de sor­tie et un jeu de deux leds. La pre­mière est liée au bou­ton Pair d’ap­pai­rage avec l’émet­teur, l’autre in­di­quant la mise sous ten­sion. Son ali­men­ta­tion peut être confiée à deux piles AAA pour une to­tale au­to­no­mie ou au bloc sec­teur 5 V / 1 A, li­vré dans le pa­cka­ging. Ce­lui-ci se rac­corde en face ar­rière du ré­cep­teur, à cô­té de la trappe pour les deux piles op­tion­nelles et de l’in­ter­rup­teur de mise sous ten­sion (fi­gure 1). Éga­le­ment pré­sente, l’an­tenne orien­table 3 axes, nor­ma­le­ment po­si­tion­née verticalement et orien­tée uni­que­ment si pro­blème de ré­cep­tion ou mau­vaise qua­li­té de si­gnal. L’émet­teur est plus com­pact (95 x 66 x 19 mm), une chose nor­male puisque por­té par l’ins­tru­men­tiste. Deux points po­si­tifs ap­pa­raissent d’em­blée : d’abord un jack 6,35 de 50 cm de long plug­gé di­rec­te­ment dans le boî­tier en face ar­rière. La lon­gueur est suf­fi­sante pour se rac­cor­der à l’ins­tru­ment et ne l’est pas trop pour gê­ner le mu­si­cien.

En­suite, le clip de cein­ture ou de sangle. Il est consti­tué d’un ar­ceau mé­tal­lique fai­sant res­sort, ca­pable de main­te­nir le boî­tier sans risque de dé­cro­chage (fi­gure 2). Une en­coche per­met de pas­ser la hau­teur com­plète d’une sangle de gui­tare tout en la main­te­nant. À cô­té du jack, l’in­ter­rup­teur d’ali­men­ta­tion et la trappe de lo­ge­ment pour les deux piles AAA, fournies. En face avant, la led té­moin d’ali­men­ta­tion et celle liée au bou­ton d’ap­pai­rage si­tué dans l’ali­gne­ment. Une fois les ali­men­ta­tions en place, il convient d’ap­puyer sur les deux bou­tons de ju­me­lage des émet­teur et ré­cep­teur. Dès que les voyants bleus sont fixes sur cha­cun des mo­dules, la liai­son est éta­blie, le jeu peut com­men­cer. Le po­ten­tio­mètre de vo­lume semble de­voir être tour­né au maxi­mum pour dé­li­vrer le ni­veau cor­rect d’at­taque de l’am­pli. Rien n’est pré­vu pour dé­ter­mi­ner une éven­tuelle sa­tu­ra­tion de l’en­trée, seules les oreilles peuvent gui­der… Même re­marque con­cer­nant la pré­sence d’un si­gnal en­trant sur le ré­cep­teur ou une baisse de ten­sion des piles, afin de pré­ve­nir leur rem­pla­ce­ment. Pour au­tant, le fonc­tion­ne­ment du sys­tème est im­pec­cable, le Gui­tarLink rem­plis­sant to­ta­le­ment son rôle en toute trans­pa­rence. La dis­tance de cou­ver­ture d’en­vi­ron 20 m est éga­le­ment res­pec­tée, au­cun dé­cro­chage ne se fai­sant sen­tir. Cô­té au­to­no­mie, on reste dans la norme, d’en­vi­ron trois heures avant de sen­tir les pré­mices de pertes au­dio. Ce phé­no­mène se res­sent sou­vent sur les sons sa­tu­rés ou crunch, qui semblent alors man­quer de mor­dant. Bref, comme avec tous les sys­tèmes sans fil, il de­meure pru­dent d’uti­li­ser des piles neuves avant tout concert ! Au fi­nal, on au­rait ap­pré­cié de dis­po­ser de plus d’in­for­ma­tions quant à la vi­sua­li­sa­tion du tra­fic au­dio entre émet­teur et ré­cep­teur ain­si que sur l’au­to­no­mie élec­trique res­tante. Reste aus­si à sa­voir com­ment vieilli­ra le sys­tème, la lé­gè­re­té des boî­tiers n’ins­pi­rant guère confiance pour une uti­li­sa­tion « sur la route », où nombre d’ac­ci­dents peuvent sur­ve­nir ! Il n’en de­meure pas moins que le bi­lan du Gui­tarLink Wi­re­less est plus que po­si­tif, ne se­rait-ce qu’avec son ta­rif très « pla­cé ». De plus, en tra­vaillant sur la bande des 2,4 GHz, il a l’as­su­rance d’être beau­coup moins sen­sible aux in­ter­fé­rences.

… puis la voix

Le MicLink Wi­re­less inau­gure un con­cept plus par­ti­cu­lier dans le monde des trans­met­teurs sans fil. Si les mi­cros HF, dans le jar­gon de l’au­dio, sont dé­sor­mais très usi­tés et de­ve­nus com­muns, uti­li­ser son propre mi­cro dy­na­mique comme source est plus rare. Le sys­tème pro­po­sé par Ale­sis est consti­tué d’un ré­cep­teur ab­so­lu­ment iden­tique ex­té­rieu­re­ment à ce­lui du Gui­tarLink vu pré­cé­dem­ment. Il en dif­fère par sa ges­tion de 14 ca­naux sur la bande 2,4 GHz, sa pos­si­bi­li­té de fonc­tion­ner avec cinq autres sys­tèmes sans fil si­mul­ta­né­ment et le fait que l’on connec­te­ra sa sor­tie jack à une console de mixage ou une en­ceinte am­pli­fiée. La sur­prise pro­vient de son émet­teur qui adopte une forme cy­lin­drique et dont l’ex­tré­mi­té se ter­mine par une em­base XLR fe­melle sé­cu­ri­sée, des­ti­née à la connexion de tout type de mi­cro dy­na­mique (fi­gure 3). Le boî­tier n’amène qu’une faible charge au mi­cro, son poids n’at­tei­gnant pas 45 g, sa lon­gueur étant de 95 mm pour un dia­mètre de 32. Son ali­men­ta­tion est confiée à une bat­te­rie li­thium-ion in­terne dont la re­charge s’ef­fec­tue via USB et qui lui confère une au­to­no­mie de près de six heures. En des­sous de la prise mi­ni-USB de re­charge (cor­don four­ni) se tiennent la led et le bou­ton d’ap­pai­rage. L’autre face du cy­lindre ac­cueille l’in­ter­rup­teur de mise en marche et son voyant té­moin. La ma­noeuvre de ju­me­lage né­ces­site un ap­pui de 3 se­condes sur cha­cun des deux mo­dules. Un cli­gno­te­ment lent sur l’émet­teur si­gnale la re­cherche du ré­cep­teur, de­vient ra­pide lors­qu’il l’a trou­vé, puis fixe quand l’ap­pai­rage est réa­li­sé. Même si­gna­lé­tique de la led cô­té ré­cep­teur. Le test avec plu­sieurs mi­cros ty­pés très différemment (Be­ta 58, SM57, D12) dé­montre la fia­bi­li­té au­dio du pro­cé­dé, le ca­rac­tère de cha­cun de ces mi­cros res­tant par­fai­te­ment res­pec­té. Là en­core, la ving­taine de mètres an­non­cée en dis­tance entre émet­teur et ré­cep­teur est confir­mée. Reste qu’une cer­taine ha­bi­tude à prendre est peut-être né­ces­saire se­lon le chan­teur, afin de te­nir cor­rec­te­ment en main ce mi­cro, un peu ral­lon­gé par la pré­sence de l’émet­teur. Le ta­rif de cette so­lu­tion MicLink est iden­tique à ce­lui du Gui­tarLink, en fai­sant un chal­len­ger de poids lors du choix. Les re­marques liées à l’éven­tuelle so­li­di­té des deux mo­dules se re­nou­vellent ici avec le MicLink. Il fau­dra en te­nir compte si l’ac­qué­reur n’est pas un mu­si­cien, sou­vent très pré­cau­tion­neux de son ma­té­riel et donc moins « à risque » que d’autres ca­té­go­ries de pro­fes­sion­nels (ven­deurs sur les mar­chés, clients de ka­rao­ké, in­vi­tés de ma­riage, etc.) ! Quoi qu’il en soit, Ale­sis nous livre deux pro­duits que l’on de­vrait ra­pi­de­ment voir sur les scènes es­ti­vales, simples à mettre en oeuvre et à uti­li­ser, pra­tiques, peu en­com­brants, peu oné­reux et as­su­rant d’hon­nêtes per­for­mances. Alors… Éric Chau­trand

Gui­tarLink Wi­re­less.

MicLink Wi­re­less.

fi­gure 1

Faces ar­rière du Gui­tarLink Wi­re­less.

fi­gure 3 Connexion de l’émet­teur MicLink au mi­cro.

fi­gure 2 Le clip de cein­ture du Gui­tarLink Wi­re­less.

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