Her­cules Uni­ver­sal DJ

le contrô­leur DJ col­la­bo­ra­tif !

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Her­cules in­vente la soi­rée 3.0 et le DJ qui va avec ! Le contrô­leur Uni­ver­sal DJ sus­cite l’in­ter­ac­tion entre pu­blic et ani­ma­teur en pas­sant par les ta­blettes, les smart­phones, les ré­seaux so­ciaux et tou­jours… la mu­sique, bien en­ten­du !

Pré­sen­té lors du NAMM 2015, Uni­ver­sal DJ semble, de prime abord, être une nou­velle dé­cli­nai­son du contrô­leur mai­son. Ce­pen­dant, c’est son ban­deau su­pé­rieur qui in­ter­pelle, une sec­tion ca­pable d’ap­pe­ler trois modes de fonc­tion­ne­ment et un énig­ma­tique état Blue­tooth. Cô­té en­com­bre­ment, son boî­tier oc­cupe 40 cm de large pour une pro­fon­deur de 23, hau­teur de 4,5 et un poids to­tal de 1,5 kg. Quatre larges pa­tins si­tués sous la face in­fé­rieure as­surent la sta­bi­li­té tout en l’em­pê­chant de glis­ser sur le plan de tra­vail. On re­trouve les com­mandes ha­bi­tuelles de deux pla­tines, sy­mé­tri­sées en leur centre par le mixeur. Les jog wheels ca­pa­ci­tifs de 11 cm de dia­mètre sont im­po­sants, pra­tiques pour scrat­cher ou se dé­pla­cer au sein des titres. Ce­pen­dant, ils se heurtent fa­ci­le­ment lorsque le DJ cherche à at­teindre les pa­vés tac­tiles si­tués im­mé­dia­te­ment au-des­sus. S’ils ne sont que peu uti­li­sés lors de la soi­rée, il peut être pré­fé­rable de les désac­ti­ver via le ta­bleau de bord dé­dié. Dans le cas contraire, il convient d’ajus­ter leur sen­si­bi­li­té et/ou de faire at­ten­tion ! (fi­gure 1). Leur mode de fonc­tion­ne­ment est dé­ter­mi­né par la touche Scratch, si­tuée à cô­té de l’en­co­deur cen­tral uti­li­sé pour la na­vi­ga­tion au sein de la bi­blio­thèque mu­si­cale. Il est éga­le­ment as­so­cié aux deux bou­tons de char­ge­ment et à ceux de cue, des­ti­nés à en­clen­cher la pré-écoute. Le casque se branche sur la tranche avant à l’aide d’un jack 6,35 sté­réo, deux bou­tons d’in­cré­men­ta­tion/ dé­cré­men­ta­tion du vo­lume étant si­tués à ses cô­tés (fi­gure 2). No­tons éga­le­ment la pré­sence du bou­ton d’en­re­gis­tre­ment du mix et de Ma­gic, qui, lorsque ac­ti­vé, ac­tionne un filtre pa­ra­mé­trable via le cross­fa­der. Sym­pa ! Chaque pla­tine dis­pose d’un éga­li­seur trois bandes, d’un fa­der de pitch, d’un en­co­deur dé­dié au gain ou, se­lon la fonc­tion as­si­gnée aux pads, à l’ajus­te­ment de du­rée des boucles ou du taux d’ef­fet ap­pli­qué. C’est la touche Shift, si­tuée au bas du jog, qui per­met la bas­cule vers le ré­glage de gain, dans ce cas de fi­gure. À cô­té de celle-ci, on re­trouve les tra­di­tion­nels bou­tons de syn­chro, cue et lec­ture/pause. Cô­té pads, le DJ dis­pose de quatre modes de fonc­tion­ne­ment, avec un es­thé­tique ré­tro-éclai­rage bleu.

En cue, huit points sont li­bre­ment af­fec­tables au titre en cours, shift + n° de cue per­met­tant de le sup­pri­mer à la vo­lée. Le mode FX est par­ti­cu­liè­re­ment ori­gi­nal. Les trois pre­miers pads dé­clenchent les trois ef­fets as­si­gnés dans Dju­ced 40. L’en­co­deur de la pla­tine ac­tive ajuste alors le taux d’ef­fet ap­pli­qué. Les taux d’ef­fet in­di­vi­duels s’ajustent à par­tir des pads 5 à 7. Le pad 4 dé­clenche le mode Ma­croFX, unique à Dju­ced 40. Le DJ doit d’abord dé­li­mi­ter des zones d’ac­tion du ré­glage d’ef­fet pour cha­cun des trois pré­sents, une ma­ni­pu­la­tion qui se fait en trois clics. Une fois le mode Ma­croFX en­clen­ché, il lui suf­fit d’en­fon­cer le pad 8 puis d’uti­li­ser l’en­co­deur pour ajus­ter en temps réel les trois ef­fets, dans la plage de ré­glage in­di­quée. Très fun à uti­li­ser ! Tout comme l’échan­tillon­neur, ca­pable de lan­cer des samples pla­cés dans les slots de Dju­ced 40, à par­tir de l’in­ter­face du lo­gi­ciel. Loop com­plète la donne avec l’ajus­te­ment to­tal des boucles, de 1/16e à 16 temps avec pos­si­bi­li­té de dé­ter­mi­ner ma­nuel­le­ment les points d’en­trée/sor­tie, la mul­ti­pli­ca­tion/ di­vi­sion par deux, etc. On en ou­blie­rait presque la face ar­rière et sa connectique (fi­gure 3). On y re­trouve la sor­tie mas­ter (Mix Out) dé­li­vrée sur RCA et mi­ni-jack sté­réo. L’en­trée ex­terne est éga­le­ment en RCA, l’USB au for­mat standard. Le plus de l’Uni­ver­sal DJ se trouve juste à cô­té, par le biais du sé­lec­teur de mode et du bou­ton Pai­ring (ap­pai­rage) Blue­tooth.

His­toire de modes

Her­cules a dé­ci­dé de per­mettre au DJ de choi­sir le type d’ani­ma­tion qu’il peut exer­cer lors d’une soi­rée,

de ma­nière pré­mé­di­tée… ou pas ! Ain­si, le sé­lec­teur pla­cé sur le point bleu en face ar­rière cor­res­pond à une uti­li­sa­tion ba­sique du contrô­leur, à sa­voir un pi­lo­tage clas­sique de Dju­ced 40, l’ap­pli­ca­tion mai­son, avec une ges­tion de la bi­blio­thèque mu­si­cale, comme dé­crit plus avant, avec un or­di­na­teur, Mac ou PC. Ce qui est dé­jà pas mal, d’au­tant qu’Her­cules four­nit des fi­chiers de map­pings com­pa­tibles avec Trak­tor, Djay Pro et Vir­tual DJ. Le tra­vail est sé­rieux, les ex­pli­ca­tions d’af­fec­ta­tion des di­vers contrôles sont com­plètes, un sans-faute. Pas­sons au mode Ta­blet, sym­bo­li­sé par la cou­leur verte en face ar­rière. L’idée est ici de té­lé­com­man­der Dju­ced App, l’app com­pa­tible iOS/An­droid, à par­tir de l’Uni­ver­sal DJ. Payante et com­pa­tible iPad 3 au mi­ni­mum, gra­tuite sous An­droid, elle per­met d’in­ter­agir avec le contrô­leur, après avoir pris soin de le rac­cor­der à un bloc de re­charge USB, puis de le connec­ter en Blue­tooth via le bou­ton d’ap­pai­rage. Toutes les fonc­tions de mix sont alors ac­ces­sibles, des ef­fets au choix des titres à lan­cer, au lan­ce­ment de boucles, d’ef­fets, à par­tir de la ta­blette connec­tée, et vice ver­sa. Pour au­tant, rien de ré­vo­lu­tion­naire ici, Her­cules ayant dé­jà éprou­vé cette so­lu­tion avec d’autres contrô­leurs de la marque. La vi­sion d’une in­ter­ac­tion avec le dan­ce­floor est dans l’air. Mais ce­la ne suf­fi­sait pas à Her­cules, bien dé­ci­dé à mar­quer les es­prits ! C’est le rôle de la fonc­tion cen­trale du sé­lec­teur, le Mul­tis­creen Mode ou mul­ti-écran, chez nous. L’in­ter­ac­tion est pous­sée bien plus loin, puisque le contrô­leur reste connec­té via USB à l’or­di­na­teur. Ce der­nier, Mac ou PC, fait tour­ner Dju­ced 40, l’app de mix ha­bi­tuelle. Les don­nées de pi­lo­tage peuvent dé­sor­mais s’ef­fec­tuer di­rec­te­ment sans fil à par­tir de n’im­porte quel smart­phone/ta­blette fai­sant tour­ner l’app Dju­ced Mas­ter et connec­té/ap­pai­ré en Blue­tooth avec l’Uni­ver­sal DJ. Dans un pre­mier temps, le DJ sait se mê­ler au dan­ce­floor pour ani­mer à dis­tance sa soi­rée. Si, dans le feu de l’ac­tion, un pro­blème tech­nique, une fausse ma­nip’ ou un ou­bli sur­vient, un ap­pui sur la touche Pa­nic du de­vice connec­té suf­fit à en­chaî­ner le titre sui­vant de la play­list (fi­gure 4). Là en­core, toutes les pos­si­bi­li­tés d’in­ter­ven­tion sont per­mises, en pas­sant par l’on­glet My Ex­ten­der de l’app. Dé­clen­che­ment d’ef­fets et mo­du­la­tion de ceux-ci via un pad X/Y, mise en place de boucles, lan­ce­ment de samples, etc. (fi­gure 5). Her­cules a ima­gi­né al­ler plus loin, non pas dans l’idée de mixer à la place du DJ, mais plu­tôt de l’ai­der à orien­ter ses choix mu­si­caux se­lon l’am­biance, de­man­der un mor­ceau spé­ci­fique, an­non­cer un évé­ne­ment im­pré­vu (un an­ni­ver­saire à sou­hai­ter, par exemple), no­ter l’am­biance, etc. Le DJ doit sim­ple­ment pré­pa­rer sa soi­rée en amont, en la créant à par­tir de Dju­ced 40 sur son or­di­na­teur. Une icône spé­ci­fique ran­gée à cô­té de la bi­blio­thèque mu­si­cale au­to­rise la créa­tion d’une soi­rée, nom­mée se­lon son gré. Celle-ci de­vient une play­list à part en­tière dans la­quelle le DJ place et or­donne ses mor­ceaux. Il peut alors an­non­cer l’évé­ne­ment en de­man­dant les in­fos de sa soi­rée, tou­jours via le me­nu dé­rou­lant pla­cé sous l’icône ad hoc. Un lien in­ter­net, un iden­ti­fiant / mot de passe as­so­cié et un QR code sont pro­duits, de ma­nière à dif­fu­ser l’information aux par­ti­ci­pants (fi­gure 6). Ceux-ci, d’un simple fla­sh­code, joignent la soi­rée et peuvent « li­ker » le titre en cours de dif­fu­sion (ou pas) et en­voyer des mes­sages di­rects au DJ. Rien ne les em­pêche de pas­ser par Fa­ce­book ou Twit­ter, après les au­to­ri­sa­tions d’usage. En pra­tique, col­la­bo­rer à la soi­rée ne pose au­cun pro­blème dès lors que l’on dis­pose d’une connexion 3G de base, et ce avec n’im­porte quel smart­phone. Dju­ced Mas­ter ne s’ins­talle que sur un iDe­vice dis­po­sant de Blue­tooth 3.0, à sa­voir à par­tir de l’iP­hone 4S et de l’iPad 3. Sous An­droid, il fau­dra tes­ter son smart­phone pour avoir la cer­ti­tude de com­pa­ti­bi­li­té, même s’il tourne avec une ver­sion su­pé­rieure à la 4.0. Lors du test, échec pour un Ar­chos 40c, réus­site pour un Wi­ko Ig­gy, tous deux sous An­droid 4.4. Pour le reste, Her­cules s’est en­core sur­pas­sé pour pro­po­ser réel­le­ment du nou­veau dans un monde plu­tôt fi­gé, de­puis quelque temps. Juste bra­vo ! Éric Chau­trand

Ta­bleau de bord de l’Uni­ver­sal DJ.

fi­gure 1

La tranche avant.

fi­gure 2

fi­gure 3

La face ar­rière.

fi­gure 5 Le pad X/Y de la sec­tion FX de Dju­ced Mas­ter.

fi­gure 4

Dju­ced Mas­ter en ac­tion, en mode té­lé­com­mande. fi­gure 6 In­fos de la soi­rée créée par le DJ.

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