Com­prendre sa carte son pour bien en ti­rer par­ti

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Dès lors que l’on dé­sire construire ou amé­lio­rer une confi­gu­ra­tion home-stu­dio, l’une des pre­mières et prin­ci­pales pré­oc­cu­pa­tions consiste à choi­sir sa carte son. Coeur du sys­tème de capture, elle joue le rôle d’in­ter­face entre les ins­tru­ments et l’or­di­na­teur. Voyons, à tra­vers l’offre ac­tuelle, quelles tech­no­lo­gies animent ces pé­ri­phé­riques, ce que l’on peut en at­tendre, et s’ils ré­pondent aux ob­jec­tifs que l’on s’est fixé.

S/PDIF, USB, MI­DI, com­bo, XLR, au­tant de termes usi­tés dès lors que l’on s’in­té­resse au son et aux in­ter­faces au­dio, en par­ti­cu­lier. À l’heure d’op­ter pour l’une d’elles, il est im­por­tant de com­prendre ce qu’il y a sous le ca­pot de ces cartes son. Pas pour les dé­pan­ner au cas où, mais plu­tôt pour bien com­prendre si des ca­rac­té­ris­tiques aus­si al­lé­chantes que nom­breuses sont bien né­ces­saires à votre uti­li­sa­tion par­ti­cu­lière. Si l’on ose un comparatif à l’au­to­mo­bile, un cé­li­ba­taire ur­bain n’op­te­ra cer­tai­ne­ment pas pour le même vé­hi­cule qu’une fa­mille vi­vant en province. Ce­pen­dant, dans les deux cas, ils ont be­soin de se dé­pla­cer. La carte son, c’est pa­reil ! Le gui­ta­riste/chan­teur qui sou­haite ma­quet­ter une idée n’a pas les mêmes né­ces­si­tés qu’un in­gé son tra­vaillant dans un pro­ject stu­dio. Pour au­tant, le vo­ca­bu­laire em­ployé pour dé­crire le ma­té­riel, les in­ter­faces d’en­trées/sor­ties, les ca­rac­té­ris­tiques tech­niques est le même. Comme pour une voi­ture au fi­nal, mo­teur, cy­lin­drée, puis­sance, coffre, portes, etc. Dès lors que le lan­gage est com­pris, choi­sir son in­ter­face au­dio de­vien­dra, si­non simple, ac­té se­lon une lo­gique, une di­rec­tion mu­si­cale, des ob­jec­tifs de créa­tion. Peut-être, cer­tains d’entre vous sont de­puis long­temps au fait des dé­fi­ni­tions et ex­pli­ca­tions qui vont suivre. Reste les autres, pour qui la tâche se com­plique an­née après an­née de­vant l’offre crois­sante, et qui se doivent d’éplu­cher sites in­ter­net dé­diés, ex­pli­ca­tions contra­dic­toires fournies par les amis et heu­reu­se­ment KR pour mettre tout le monde d’ac­cord ! En route.

Gé­né­ra­li­tés

Même si c’est un lieu com­mun, la carte son en­vi­sa­gée pour sa confi­gu­ra­tion

home-stu­dio doit se choi­sir se­lon des cri­tères simples ré­pon­dant à des be­soins pré­cis : quel type d’ins­tru­ment sou­hai­te­raisje en­re­gis­trer, com­bien ai-je be­soin d’en cap­tu­rer si­mul­ta­né­ment et de quelle fa­çon je dé­sire m’en­tendre lors de l’en­re­gis­tre­ment ? En ré­pon­dant à ces ques­tions, il de­vient pos­sible de dé­tailler la plu­part des dif­fé­rentes com­mandes et in­ter­faces pré­sentes (ou pas) sur les cartes son. La pre­mière ques­tion in­tro­duit les dif­fé­rents types d’en­trées que l’on peut trou­ver sur les boî­tiers.

Les prises d’en­trées/sor­ties ana­lo­giques

Si l’on sou­haite en­re­gis­trer une voix, il faut pas­ser par un mi­cro sta­tique plu­tôt qu’un dy­na­mique. Ces der­niers sont plus uti­li­sés sur scène, ca­pables d’en­cais­ser à la fois des chocs et des pres­sions acous­tiques fortes. En home-stu­dio, ce n’est gé­né­ra­le­ment pas le cas. Les mi­cros sta­tiques, à conden­sa­teur, à ru­ban ou autres se­lon leur mode de fonc­tion­ne­ment et leurs ca­rac­té­ris­tiques offrent plus de fi­nesse et de pré­ci­sion pour la capture du son en mi­lieu pro­té­gé. Leur liai­son vis-àvis de la carte son s’ef­fec­tue via un cor­don à prises XLR. Ces connec­teurs existent de trois à sept points, mais dans le cas spé­ci­fique de l’au­dio, c’est à par­tir de l’XLR à trois broches que l’on tra­vaille. In­té­rêt prin­ci­pal de cette liai­son, le trans­port de l’au­dio sur trois fils, deux conduc­teurs et un blin­dage. On parle alors de liai­son sy­mé­trique.

Sy­mé­trique ou pas ?

L’idée, ré­sis­ter aux bruits pa­ra­sites. En pra­tique et pour que ce­la fonc­tionne tout au long de la chaîne au­dio, il faut que toutes les liai­sons d’en­trées/sor­ties soient sy­mé­triques, d’ap­pa­reil en ap­pa­reil

Trois types de connec­teurs jack et XLR, sy­mé­trique et asy­mé­trique. (fi­gure 1). Un trans­for­ma­teur à chaque ex­tré­mi­té du sys­tème ren­force ce re­jet des si­gnaux in­dé­si­rables. Ce qui si­gni­fie que les sor­ties de la carte son doivent être éga­le­ment sy­mé­triques et que celles-ci soient connec­tées à des en­trées sy­mé­triques sur des mo­ni­teurs am­pli­fiés, par exemple. À l’op­po­sé, une liai­son asy­mé­trique est consti­tuée d’un seul conduc­teur et de son blin­dage, un câble de gui­tare en est un exemple. Son ex­po­si­tion aux pa­ra­sites est plus im­por­tante, les gui­ta­ristes connaissent bien le phé­no­mène ! À sa­voir, on em­ploie éga­le­ment le terme « ba­lan­cé » pour dire sy­mé­trique, « ba­lan­ced » en an­glais, « un­ba­lan­ced » pour asy­mé­trique. Alors, sy­mé­triques oui, même si l’on ne peut res­pec­ter la sy­mé­tri­sa­tion tout au long de la chaîne, c’est tou­jours mieux que pas !

Les prises XLR

Les prises XLR (fi­gure 2) conviennent donc uni­que­ment pour le bran­che­ment d’un mi­cro, sta­tique ou dy­na­mique. Elles sont de plus en plus aban­don­nées sur les cartes son, en tant qu’en­trées ana­lo­giques, pour être rem­pla­cées par les prises com­bos, plus pra­tiques car mul­ti-usages.

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