Prix Cho­rus 2015 le temps des pads…

Consé­cra­tion pour le live band Cot­ton Claw qui rem­porte, le 2 avril, le 6e Prix Cho­rus des Hauts-de-Seine par­mi la sé­lec­tion ha­bi­tuelle des six finalistes. La per­for­mance scé­nique ori­gi­nale de ce col­lec­tif de beat­ma­kers of­fi­ciant aux ma­chines sans sé­quenc

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Ce 27e Fes­ti­val Cho­rus a en­core pro­po­sé une pro­gram­ma­tion va­riée entre les week-ends du 27 mars et du 5 avril où, pen­dant dix jours, en­vi­ron 120 ar­tistes se sont suc­cé­dés sur les deux scènes du Dôme (2 000 places) et du Ma­gic Mir­ror (1 500 places) au coeur du vil­lage de La Dé­fense et dans 27 villes des Hauts-de-Seine. Sur le par­vis, les deux soi­rées, orien­tées rock et hip hop le pre­mier week-end, élec­tro et reggae-dub le se­cond, ont été en­tre­cou­pées le jeu­di, après un concert d'EZ3­kiel et avant le DJ set des 2Ma­nyDJ, par la re­mise du Prix Cho­rus, vé­ri­table trem­plin de car­rière avec ses 15 000 € d’at­tri­bu­tion, dont ont dé­jà pu pro­fi­ter Feu ! Chat­ter­ton l’an­née der­nière, Schlau­berg_LF en 2013, Crane An­gels en 2012 ou en­core Concrete Knives en 2011.

Le groupe vain­queur : Cot­ton Claw

Sur scène, les quatre beat­ma­kers Li­lea Nar­ra­tive, Zo, Yog­gyOne et Ze­ro­lex ef­fec­tuent une vé­ri­table cho­ré­gra­phie, tant la syn­chro­ni­sa­tion de leurs gestes est pré­cise. Les Cot­ton Claw ont choi­si leur nom à la suite

d’une bonne soi­rée de ré­flexion. « Il existe une an­ti­no­mie en rap­port avec notre mu­sique, entre les termes Claw qui veut dire la griffe et Cot­ton qui évoque quelque chose de beau­coup plus doux. À la base, cha­cun avait dé­jà son projet so­lo au­to­nome et on est donc ca­pables de faire tous la même chose. On se­rait une sorte de Bir­dy Nam Nam mais sans les pla­tines car on ne vient pas du monde des DJ mais de ce­lui des ma­chines. On a pris l’op­tion de la bat­te­rie élec­tro­nique… sauf qu’on la joue au doigt ! » Le par­ti pris des Cot­ton Claw sur scène est de ne rien sé­quen­cer. « On a tous des MPC, y com­pris une an­cienne 2000XL sur la­quelle la mé­moire est ul­tra li­mi­tée, on ne peut pas faire un set en­tier avec, même si on fonc­tionne avec des samples as­sez courts. Le prin­cipe du groupe est qu’il n’y a pas de DJ, rien de sé­quen­cé et que, si on lève les mains, il n’y a plus rien ! » Quelle est alors la ré­par­ti­tion des ins­tru­ments entre eux ? « L’un d’entre nous se charge de jouer la bat­te­rie, comme dans un vrai groupe, c’est pour ça qu’on ré­pète beau­coup, s’il y en a un qui est fa­ti­gué ou trop bour­ré, il ne se­ra plus de­dans et il va jouer trop tard ou plus vite. Plus on ré­pète et plus le tem­po fi­nit par ren­trer et de­ve­nir ins­tinc­tif. C’est Li­lea qui nous a réunis,

quatre est un mi­ni­mum pour cette for­mule où on au­rait pu être plus nom­breux. » D’où viennent les samples uti­li­sés ? « On crée toute la ma­tière so­nore à par­tir de syn­thés et cer­tains mor­ceaux sont même uni­que­ment réa­li­sés avec de la syn­thèse. Par­fois, on uti­lise des samples du com­merce mais très re­tra­vaillés, fa­çon sound de­si­gn en mode laye­ring. On a une vi­sion as­sez pré­cise du grain de son qui doit être très dif­fé­rent des pro­jets hip hop que l’on fait ha­bi­tuel­le­ment. On a éli­mi­né tous les sons ty­pés acous­tiques pour s’orien­ter vers une ma­tière plus plas­tique/élec­tro­nique. En­suite, cha­cun amène ses idées comme dans un vrai groupe de rock et ça passe à quatre ou ça casse ! » Fran­çois Bou­che­ry

http://cot­ton­claw.com

Cot­ton Claw

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