Djan­go Djan­go

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Born Un­der Sa­turn [Be­cause]

De son pre­mier al­bum sor­ti en 2012, le qua­tuor écos­sais en a ven­du près de 250 000 exem­plaires. Un jo­li score pour des ex-étu­diants d’art ver­sés dans le psy­ché­dé­lisme mo­derne. Conçu avec plus de moyens et l’ex­pé­rience du live, Born Un­der Sa­turn re­prend plus ou moins les mêmes re­cettes que son pré­dé­ces­seur. Les voix an­gé­liques, dignes de Beach Boys per­chés, éclairent des com­po­si­tions pop en­jouées où les gui­tares claires (par­fois ro­ckab’ comme sur « Shake And Tremble ») et les syn­thés s’agitent se­lon des ryth­miques élas­tiques. Djan­go Djan­go a tou­jours des four­mis dans les jambes, s’ap­pro­priant cer­tains gim­micks de la dance sans pour au­tant com­pro­mettre son song­wri­ting rê­veur. La mon­tée de « First Light » s’ac­com­plit en dou­ceur, ac­com­pa­gnée par un at­ta­chant re­frain. Pa­reil pour « Shot Down » ou « Pause Re­peat » qui s’anime au rythme d’ar­pèges qua­si house sans sa­cri­fier sa mé­lo­die. Pro­duit avec jus­tesse par Dave, par ailleurs bat­teur du groupe, ce deuxième al­bum est un at­trayant et lu­mi­neux ta­pis vo­lant. At­ten­tion : le dé­col­lage a lieu sans que l’on y prête garde. On peut juste re­gret­ter la consan­gui­ni­té de l’en­semble – cer­taines chan­sons se ressemblent trop pour qu’on les dis­tingue vrai­ment. Mais c’est la ran­çon de la co­hé­rence af­fi­chée par Djan­go Djan­go.

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