L’

KR Home-Studio - - PRISE EN MAIN -

autre grande qua­li­té du pia­no d’au­jourd’hui tient au fait qu’il au­to­rise un nombre in­fi­ni de nuances dans l’in­ter­pré­ta­tion. Il tire d’ailleurs son nom de son pré­dé­ces­seur, le « pia­no-forte », qui évo­quait pré­ci­sé­ment les pre­miers pas de cette ca­rac­té­ris­tique alors in­édite sur un cla­vier puisque, jusque-là, ni l’orgue ni le cla­ve­cin n’étaient sen­sibles à la vé­lo­ci­té du jeu ! La chose a son im­por­tance, car, grâce à elle, il de­vient pos­sible de faire res­sor­tir une mé­lo­die au mi­lieu d’un ac­com­pa­gne­ment en mo­du­lant sim­ple­ment l’in­ten­si­té de jeu, sans au­cun ef­fet ex­té­rieur de re­gis­tra­tion, comme il est né­ces­saire de le faire sur l’orgue ou le cla­ve­cin ! Un pas de plus vers la pos­si­bi­li­té de com­po­ser et d’ar­ran­ger de « l’or­ches­tral » au cla­vier ! Je garde en mé­moire les ré­duc­tions d’or­chestre « pé­da­go­giques » de Glenn Gould qui, afin de mieux éclai­rer son in­ter­pré­ta­tion du con­cer­to L’Em­pe­reur (N°5) de Bee­tho­ven, im­pro­vi­sait, au pia­no bien sûr, une si­mu­la­tion du dia­logue entre ce fa­meux pia­no et l’or­chestre. Quel que soit le gé­nie de ce pia­niste, sa fa­cul­té de faire son­ner l’ins­tru­ment tour à tour comme le so­liste ou comme l’or­chestre est in­croyable et… on com­prend en quelques minutes pour­quoi cet ins­tru­ment fut si pré­cieux pour les com­po­si­teurs !

Per­cus­sions avant tout

Har­mo­nique et mé­lo­dique donc, mais n’ou­blions pas que le pia­no est avant tout un ins­tru­ment de per­cus­sions. Il est donc aus­si ryth­mique ! Les cordes étant frap­pées par des mar­teaux, les tran­si­toires et la no­tion d’en­ve­loppe de­meurent pri­mor­diaux ! Un exemple ? Une fois de­vant votre sta­tion au­dio­nu­mé­rique pré­fé­rée, faites tout d’abord l’ex­pé­rience d’iso­ler une note ou un ac­cord de pia­no et d’en cou­per l’at­taque. Li­sez le sample une bonne se­conde après son dé­but : dif­fi­cile de le re­con­naître, non ? Ten­tez en­suite d’in­ver­ser le sens de lec­ture de l’échan­tillon avec at­taque. Il de­vient… mé­con­nais­sable ! Au­jourd’hui cet ef­fet « re­verse » est très iden­ti­fié puis­qu’il a dé­sor­mais été uti­li­sé à maintes re­prises, mais avouez qu’il se­rait dif­fi­cile de mettre un nom sur ce type de son lors d’une toute pre­mière écoute. Ajou­tez à ce­la que dans cet ins­tru­ment, en de­hors des notes les plus graves, les cordes sont dou­blées

Le « vais­seau ami­ral » de Ya­ma­ha : le CFIII de De­nis Le­vaillant !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.