Les 3 Fro­mages

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Mé­lange de rock puis­sant à la Green Day et d’hu­mour

fren­chy à la sauce Fa­tals Pi­cards, El­mer Food Beat ou

Les In­con­nus, les Bre­tons vou­laient au dé­part s’ap­pe­ler AC/DC mais c’était dé­jà pris…

« On vou­lait un truc qui fouette, on a choi­si Les 3 Fro­mages… » Ren­contre pour un show­case pri­vé aux

stu­dios Lu­na Ros­sa à l’oc­ca­sion de la sor­tie du troi­sième al­bum

du groupe : Ma­tures & Dé­cou­vertes.

KR:Quelle est la for­mule : 3 Fro­mages ? Les 3 Fro­mages : Nous sommes quatre Bre­tons qui ha­bi­tons à Rennes et même si ça ne se voit pas tout de suite, nous met­tons par­fois de la cor­ne­muse, de l’ac­cor­déon ou de la flûte dans nos chan­sons. Le groupe s’est créé en 2006 à Qui­be­ron dans « la Ca­li­for­nie bre­tonne ». Il y a deux chan­teurs prin­ci­paux, Éric et Thi­bault, qui font en plus de la basse et de la gui­tare, Willy à la bat­te­rie et Mi­ckaël au cla­vier sur scène font aus­si des har­mo­nies ou des choeurs. On est des purs au­to­di­dactes et, donc, on a dû beau­coup tra­vailler en re­gar­dant des tu­tos de La­ra Fa­bian et de Cé­line Dion sur in­ter­net… En gé­né­ral, vous par­tez de quoi pour com­men­cer une chan­son ?

Sou­vent d’une mé­lo­die ou d’un thème, mais on peut aus­si écrire un texte sans rien avoir der­rière, comme sur « Et À La Fin » qu’on a mis en mu­sique seule­ment après. On écrit tous et on co-signe les titres en­semble, c’est un tra­vail d’équipe. Le groupe s’est plu­tôt for­mé à par­tir des sketchs ou de la mu­sique ?

De la mu­sique avant tout, on est fans des groupes de rock amé­ri­cains comme The Off­spring, Green Day ou Blink 182. Comme on se connaît de­puis qu’on est pe­tits et qu’on se re­trou­vait tout le temps en se ra­con­tant plein de conne­ries, on s’est dit un jour qu’il fal­lait qu’on les mette dans nos chan­sons. En fait, le groupe s’est mon­té sur une grosse blague ! Les sketchs, on les fait sur­tout dans la vie de tous les jours, mais c’est vrai que, pour nos pa­roles, on s’ins­pire des choses qu’on aime chez El­mer Food Beat, Les Wam­pas, Les Nuls, Les In­con­nus ou Kad & Oli­vier. À la dif­fé­rence des gens de Char­lie par exemple, on n’a pas de mes­sage à dé­li­vrer ni de re­ven­di­ca­tions par­ti­cu­lières, ce n’est que de la franche dé­con­nade ou par­fois de la pa­ro­die comme « Trou­vez-vous Ça Bien ? » qui se moque des chan­sons en­ga­gées. Vous êtes en struc­ture d’au­to­prod ?

C’est exact, on a mon­té notre propre la­bel, mais on est quand même dis­tri­bués phy­si­que­ment et nu­mé­ri­que­ment. On a tout fait de Aà Z, mais avec une pe­tite équipe, dont Jean qui a fait les photos et réa­li­sé la po­chette avec qui on bosse de­puis le pre­mier al­bum. Il y a aus­si Seb (Sé­bas­tien Langles) qui est notre in­gé-son stu­dio et qui a mixé et réa­li­sé l’al­bum, ain­si que d’autres potes qui font de la vi­déo. On reste bien sûr ou­verts à toute pro­po­si­tion, mal­gré le fait qu’on soit dé­jà struc­tu­rés comme une mai­son de disques avec notre at­ta­chée de presse et notre tour­neur. Com­ment se sont pas­sés les en­re­gis­tre­ments ?

On a d’abord fait les prises des bat­te­ries, puis les gui­tares et les voix dans un deuxième temps. Notre son est as­sez mo­derne et on avait be­soin de re­cul pour édi­ter les per­cus­sions, net­toyer les pistes afin que le ré­sul­tat soit par­fait. Quand on est ar­ri­vés en stu­dio, on avait dé­jà pré-pro­duit tous les titres en home-stu­dio, on sa­vait donc dé­jà ce qu’on al­lait en­re­gis­trer pour mi­ni­mi­ser les coûts au maxi­mum. Et les cla­viers ?

Sur l’al­bum, il y a es­sen­tiel­le­ment des plug-ins de Rhodes, B3, etc. Pour le live, on uti­lise un an­cien ar­ran­geur Ya­ma­ha, le DGX-300, qui fait tous les sons ad­di­tion­nels, mais en stu­dio on a en­re­gis­tré les vrais ins­tru­ments acous­tiques comme le vio­lon et le ban­jo. Il y a aus­si un gros tra­vail sur les voix ?

On a pris beau­coup de temps pour les voix étant don­né qu’on est tous chan­teurs et qu’on vou­lait faire un vrai bou­lot sur les in­ter­valles, les ac­cords et l’éga­li­sa­tion. La mise en place se fait avant, es­sen­tiel­le­ment en ré­pét’.

Quelle dif­fé­rence trou­vez-vous entre vos pré­cé­dents al­bums et Ma­tures & Dé­cou­vertes ?

L’al­bum est plus abou­ti, et avec un plus gros son, il y a aus­si les fea­tu­rings de Ma­nu des El­mer Food Beat (« Al­lons Chez Toi ») et le titre/clip avec les Fa­tals Pi­cards (« BB Ro­ckers »). Le groupe est donc en voie de pro­fes­sion­na­li­sa­tion… es­sen­tiel­le­ment parce que Thi­bault adore l’ar­gent de­puis des an­nées ! Fran­çois Bou­che­ry Ma­tures & Dé­cou­vertes

[Les 3 Fro­mages] http://les3­fro­mages.com

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