A

KR Home-Studio - - DÉCOUVRIR -

pple Mu­sic, c'est trois choses : l’écoute au­dio de titres à la carte (ser­vice de strea­ming), une ra­dio (en l’oc­cur­rence Beats 1 – fi­gure 1) et un ré­seau so­cial, Con­nect (fi­gure 2), qui per­met aux fans de ren­trer en contact avec leurs ar­tistes pré­fé­rés. De leur cô­té, les ar­tistes, via leur page pro­fil, peuvent par­ta­ger tout ce qu’ils veulent avec leurs fans. Ici, on parle de conte­nu au­dio et d’image (vi­déo-clips, in­ter­views, ma­king-of, backs­tage, etc.) dans le cadre de la pro­mo­tion d’un al­bum. À ce jour, l’offre Con­nect n’est pas plé­tho­rique en termes de conte­nu. Le ser­vice coûte 9,99 € par mois pour un uti­li­sa­teur seul et 14,99 €, offre fa­mi­liale jus­qu’à six uti­li­sa­teurs (moins cher que Spo­ti­fy, son concur­rent di­rect, qui pro­pose jus­qu’à deux per­sonnes au sein de la fa­mille dans cette tranche de prix). En re­vanche, pas de ré­duc­tions étu­diants pour Apple Mu­sic con­trai­re­ment à Spo­ti­fy.

La Sacem en chiffres et en prin­cipe

La Sacem (fi­gure 3) compte 153 000 membres (au­teurs, com­po­si­teurs et édi­teurs) et re­pré­sente un ré­per­toire de plus de 90 mil­lions d’oeuvres mon­diales. Elle a conclu 716 000 contrats avec 500 000 uti­li­sa­teurs de mu­sique, dont les plates-formes de strea­ming. En 2014, la Sacem a col­lec­té 829,7 M € de droits d’au­teur, dont 30,6 M € dans le do­maine nu­mé­rique. Elle a ré­par­ti 686,5 M € à 276 000 au­teurs, com­po­si­teurs et édi­teurs en France et dans le monde. 80 % des droits sont ré­par­tis d’après l’uti­li­sa­tion réelle des oeuvres, au pro­gramme et à la se­conde, 11 % par la mé­thode de sondage et les 9 % res­tants sont des droits ré­par­tis aux pro­grammes et de ma­nière ana­lo­gique en fonc­tion des ha­bi­tudes de consom­ma­tion mu­si­cale des Fran­çais, c’est le cas no­tam­ment des so­cié­tés qui four­nissent des bandes de so­no­ri­sa­tion d’am­biance et des ra­dios lo­cales pri­vées (RLP).

Le contrat entre les deux ac­teurs

D’après Cé­cile Rap-Ve­ber (fi­gure 4), le contrat est si­mi­laire à ce­lui que la Sacem signe avec les autres par­te­naires dans le do­maine du strea­ming. Quel est le but re­cher­ché ? Pou­voir conti­nuer à pré­ser­ver ses ré­per­toires à tra­vers les ex­ploi­ta­tions du ser­vice de strea­ming.

Contrat si­mi­laire, mais quel est son conte­nu alors ? Sou­ve­nons-nous, lors de notre in­ter­view ef­fec­tuée au­près de Ca­ro­line Cham­par­naud (Di­rec­trice du Dé­par­te­ment des Droits Pho­no­gra­phiques et Nu­mé­riques à la Sacem) (fi­gure 5). Elle nous ex­pli­quait que les contrats de la Sacem en ma­tière de strea­ming sont tou­jours ar­ti­cu­lés de la même fa­çon : un taux ap­pli­cable sur les re­ve­nus gé­né­rés par la plate-forme (abonnement ou pu­bli­ci­taire) as­sor­ti, se­lon le type de ser­vice, d'un mi­ni­mum par stream ou par abon­né.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.