Moe's The Up­shot Is That…

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Ar­mez donc l'ami­tié d'ins­tru­ments de mu­sique, au­tant pré­sen­ter un gros fé­lin poi­lu à une puce ! La dé­man­geai­son mu­si­cale qui grif­fait les murs du sa­lon de l'ap­part' co-loué s'est in­ten­si­fiée jus­qu'à de­ve­nir com­po­si­tion, et voi­là qu'Ar­naud à la bat­te­rie, Al­ban à la basse et Yann à la gui­tare nous mettent la puce à l'oreille. Ça gratte et ça ca­dence comme il faut dans ce « post-rock » qui dé­ploie ses am­pleurs élec­triques, ça pul­vé­rise du mas­sif sou­le­vant des élans aé­riens, ça dompte la com­pli­ci­té de­ve­nue son. Ou­tillez donc cette conni­vence pour une capture de ces séances, au­tant pré­sen­ter un mets 3 étoiles à un af­fa­mé ! Trip­tyque pour un fa­meux trois Mac fin comme trois stu­dios, trois Lo­gic Pro 9, cartes son M-Au­dio 2626 et 1814, deux tranches de Sound­craft Série 4, mi­cros di­vers, cla­viers Ale­sis QX49, ef­fets ex­ternes TC M-One, dbx 120A, écoutes Ya­ma­ha HS50M et HS8S… Ça parle notes, ça cause consé­quences, en ef­fet, avec l'ami­tié faite mu­sique, « le ré­sul­tat c'est ça » !

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KR : Vous avez sor­ti votre EP éga­le­ment en vi­nyle, ce sup­port pro­met­tait-il l'ou­ver­ture de portes qui res­te­raient fer­mées sans lui ?

Le CD est ar­ri­vé lors­qu’on était ado­les­cents, nos pre­miers disques étaient des vi­nyles, on a tou­jours écou­té les deux sup­ports. Pour nous c’était im­por­tant, tous nos groupes pré­fé­rés l’ont tou­jours fait, sans suivre au­cun ef­fet de mode. On adore l’ob­jet, les po­chettes et leurs art­works, le mettre sur sa pla­tine, pas de play­list ou de lec­ture aléa­toire, l’al­bum est joué tel qu’il a été créé. En termes de son éga­le­ment, le vi­nyle est un disque ana­lo­gique, sans échan­tillon­nage, et même s’il a moins de dy­na­mique que le CD, cette dy­na­mique est plus cha­leu­reuse. Vous choi­sis­sez par­fois de com­po­ser « à dis­tance », un ac­cès à un autre « état », une autre at­mo­sphère... Pour les com­pos concer­nées, pen­sez-vous que vous au­riez trou­vé et dé­ve­lop­pé les mêmes idées qu'en jouant en­semble ?

C’est le ma­riage des deux qui nous convient. Seul on peut tout ten­ter, même les choses les plus im­pro­bables, tout ce qui nous passe par la tête, se­lon nos hu­meurs, nos émo­tions, prendre son temps, es­sayer de nou­velles choses, de nou­veaux sons. Alors qu’en jouant tous les trois, c’est plus ra­di­cal, cer­taines choses nous pa­raissent si évi­dentes, la sen­sa­tion de sa­voir en même temps, sans se par­ler, ce qui est bon, ce qui ne l’est pas, et ce qui nous fait vi­brer. On peut ten­ter toutes sortes de choses seul pen­dant des se­maines et trou­ver la so­lu­tion tous les trois en un ins­tant. O.C.

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