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Plu­tôt bien, Rush Hour a ven­du tous les CD et vi­nyles du pre­mier pres­sage, se­lon Pho­no­file, notre dis­tri­bu­teur di­gi­tal, l’al­bum at­teint des chiffres in­té­res­sants, au glo­bal on va dire que c’est po­si­tif ! Bon retour de la presse aus­si. Sa­vant mé­lange de house, tech­no, élec­tro, bass mu­sic, qu’est‐ce qui t’a ins­pi­ré pour cet al­bum ?

Je suis un amou­reux de mu­sique, en tout genre, du coup quand j’ai com­men­cé à tra­vailler sur Di­gi­tal So­lu­tions, je n’ai pas eu en­vie de me li­mi­ter à un style en par­ti­cu­lier, j’avais en­vie de faire quelque chose de dif­fé­rent. Est‐ce que ton en­vi­ron­ne­ment t’ins­pire, tu fais du field re­cor­ding ?

Non ja­mais, ce n’est pas mon truc d’al­ler cap­tu­rer les sons, je de­vrais peut-être mais je pré­fère créer les miens par la syn­thèse. Je ne me suis ja­mais dit « Tiens, ce son-là j’ai en­vie de le mettre dans un track ». Quels sont tes ou­tils de créa­tion en stu­dio ?

J’ai un iMac et un max de plug-ins, je suis fé­ru de tech­no­lo­gie, je tra­vaille avec Rea­son, Able­ton, Pro Tools, MPC Re­nais­sance, ce genre de pa­lette. En live tu bosses avec les gars de Un­der­ground Resistance, en stu­dio aus­si ?

Pour la com­po c’est juste avec Mike, on a fait trois tracks en­semble. Pour le live c’est dif­fé­rent, j’ai tou­jours vou­lu avoir un groupe, c’est plus dy­na­mique sur scène qu’un mec avec son or­di­na­teur.

Tout est joué live, cha­cun sa par­tie, en gé­né­ral on sé­quence juste les drums, par­fois la basse pour quelques mor­ceaux. Après la cé­lé­bra­tion au Mo­ve­ment à De­troit, vous com­men­cez la tour­née en Eu­rope ?

On a des dates ici et là… Tu as des pro­jets en cours ?

Je viens de ter­mi­ner un single de Bor­der­land avec Mo­ritz von Os­wald qui va sor­tir chez Tresor pro­chai­ne­ment, j’ai­me­rais que Mike le sorte chez Me­tro­plex aus­si. Si­non, je relance la ra­dio Deep Space, pour le mo­ment sur in­ter­net, deeps­pa­ce­ra­dio.com, le temps de mettre en place la pro­gram­ma­tion et en­suite on se­ra sur la bande FM. Quelle va être la pro­gram­ma­tion ? On reste sur de la pure tech­no ?

Non pas du tout, on va ba­lan­cer toute la mu­sique que j’aime. Pour le mo­ment il y a du jazz, du B52, juste un tas de mor­ceaux qui me touchent, mais c’est pour le lan­ce­ment, en­suite on pas­se­ra à une pro­gram­ma­tion plus « dance ». Là on pose les fon­da­tions. Sorte de mis­sion d’édu­ca­tion mu­si­cale de ta part pour la jeune gé­né­ra­tion ?

Exac­te­ment ! L’un de mes ob­jec­tifs prin­ci­paux est de faire écou­ter au pu­blic la mu­sique que j’écou­tais quand j’étais jeune. J’ado­rais le jazz, c’est mon père qui m’a ini­tié, du coup il y en au­ra beau­coup dans la pro­gram­ma­tion et je sais que ça va en cho­quer plus d’un, mais ils fi­ni­ront par com­prendre que ce que je leur pré­sente, ce sont mes in­fluences mu­si­cales, mes ra­cines. Qu’est‐ce qui t’in­fluence de nos jours ? Kraftwerk a eu un im­pact cer­tain dans le pas­sé, tou­jours au­jourd’hui ? Est‐ce qu’il y a des groupes qui te marquent ?

Non, per­sonne qui m’ex­cite vrai­ment, je ne sais pas si c’est parce que j’ai gran­di ou que je ne vois plus les choses sous le même angle, mais je ne vois vrai­ment per­sonne qui me fasse res­sen­tir, di­sons, la même pas­sion. Les der­niers ar­tistes qui ont eu un ef­fet sur moi, ce sont les gars de 4 He­ro avec l’al­bum Pa­ral­lel Uni­verse, mais c’était il y a dix ans. Tu par­lais de ton tra­vail avec Mo­ritz von Os­wald tout à l’heure, est‐ce qu’il y a d’autres col­la­bo­ra­tions en cours ?

Non, on a juste fait une ses­sion, la suite à Berlin cet été pour tout fi­nir. Mais je ne cherche pas par­ti­cu­liè­re­ment à col­la­bo­rer avec d’autres ar­tistes. En ce mo­ment au Mi­dem on nous parle du lien entre la ville, la mu­sique, les ar­tistes. Est‐ce que De­troit se rend compte à quel point la tech­no la met sur la carte mon­diale ?

Je ne pense pas, il n’y a per­sonne qui tra­vaille ac­ti­ve­ment à ce lien pour nous. Et c’est notre pro­blème en tant qu’ar­tistes au­tant que c’est le pro­blème de la ville. Cha­cun fait ce qu’il a à faire de son cô­té et on n’a pas le temps d’al­ler ren­con­trer le maire de De­troit pour qué­man­der un peu d’amour. Sandrine Gry­son www.fa­ce­book.com/

Ma­gicJuanAt­kins

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